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VI. - REINS ET VOIES URINAIRES

I, — Contribution expérimentale à la pathogénie de l’albuminurie prétuberouleuse. (En coliaboralion avec M. le professeur J. Teissibb.)

Congrès de l’Association Française pour l'Avancement des Sciences, Clermont- Ferrand, août .908.

des néphrites d’origine tuberculeuse. Etude expérimentale, urologique et anatomique. (En collaboration avec M. le professeur J. Tbissieb.)

Bapport à la Caisse des Becherches scientifiques, igi i et igiS.

Dans les travaux ci-dessous résumés, nous avons examiné successivement l’action sur le rein des cultures complètes du bacille de la tuberculose, du poison total (tuberculine brute) et des diverses toxines que l’on peut isoler des cultures bacillaires, et enfin les lésions histo-pathologiques que créent dans le rein ces procédés de tuberculisation de l’organisme.

Ces recherches ont été entreprises sous la direction de M. le professeur Teissier en vue d’étudier la pathogénie des néphrites et des albuminuries d’origine tuberculeuse.

A. — Le professeur J. Teissier a décrit, en 1894, une nouvelle entité morbide, l’albuminurie prétuberculeuse. Celte albuminurie se présente à côté de l’albuminurie intermittente, dans des conditions un peu différentes, et évolue, non plus vers la goutte, mais vers la tuberculose. Elle est intermittente, avec cycle irrégulier ; alterne avec des poussées de bronchite catarrhale ou des phénomènes congestifs divers ; enfin, point capital, disparaît au moment où s’établit une localisation pulmonaire.

Il s’agissait expérimentalement, non de produire de l’albuminurie tuber-

Ces expériences démontrent que l’albuminurie dans les cas d’infection bacillaire peut apparaître, disparaître ou réapparaître avant l’établissement des lésions tuberculeuses folliculaires rénales ou pulmonaires.

Ainsi se trouverait justifiée, au sens anatomique et clinique du mot,

2“ Les réactions de fixation avec les urines ont toujours été positives chez les sujets àtleinls de tuberculose viscérale, pulmonaire en particulier, à condition de ne pas se limiter à la recherche des antigènes seuls, mais de faire celles des antigènes et anticorps ;

3“ Dans un certain nombre de cas, les réactions de fixation urinaires coïncident avec des altérations ou des troubles rénaux d'origine tuberculeuse, et peuvent, par conséquent, être invoquées pour éclairer la pathogénie de ces manifestations. Mais on les rencontre aussi en, de/iors de toute lésion rénale.

On est amené à conclure que la fixation témoigne plus souvent d’une

■Nicolich, au Congrès dé Paris de 1900, ne contenaient aucune indication le point particulier que nous signalons.

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