‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 21 sur 26 · VII. - DIABÈTE · texte numérisé non relu

VII. - DIABÈTE

Réflezions sur le mode d’action du régime gras dans le diabète.

Mémoire jubilaire de M. le professeur Raphaël I.épine, Reiiae de Médecine,

Ce travail contient l’exposé général des résultats cliniques obtenus dans l’application du traitement diététique du diabète par les substances grasses. Les observations détaillées que nous avons recueillies pendant trois ans sont publiées dans la thèse de notre élève Vallerix.

génique. On tend aujourd’hui à imputer ces troubles à l’action directe du bacille ou du poison typhique sur le muscle cardiaque lui-même (Chantemesse et Widal, Weill et Barjon), sur les nerfs intrinsèques du cœur (Bernheim et Willaume), sur son innervation centrale ou périphérique (bulbe, grand sympathique, pneumogastrique), ou enfin sur l’ensemble du système neuromyooardique (Huchard).

Parmi les hypothèses émises pour expliquer la fréquence insolite des troubles du cœur au cours de certaines épidémies typhiques, on s’est demandé si, dans ces cas, les bacilles ne sécrétaient pas un poison à action plus spécialement cardiaque, analogue à ceux dont M. le professeur Roger a montré l’existence ou si, d’après la conception de M. le professeur J. Teissier, des infections associées au typhus (staphylococcie, streptococcie, etc.) ne pourraient pas aider à la réalisation de cette forme myocardique de l’infection éberthienne.

Nous avons expérimentalement examiné ces hypothèses et recherché au moyen de la méthode graphique, les conséquences d’une infection mixte typho-staphylococcique. Les intoxications expérimentales ont été pratiquées

mais moins marquée qu’avec les produits solubles du staphylocoque.

La toxine typhique paraît donc avoir une action plus cardiaque que vasculaire.

La toxine staphylococcique amène une intoxication aiguë caractérisée par une accélération assez constante des battements cardiaques et surtout par une chute typique considérable de la pression sanguine, survenant même après des doses faibles de poison. A l’encontre de la toxine typhique, la toxine staphylococcique possède une action plus vasculaire que cardiaque.

Au cours de ces deux séries d’empoisonnements aigus, l'action inhibitrice, du pneumogastrique s’est montrée normale. Elle a paru augmentée et capable de produire l’arrêt définitif du cœur, avec un courant faible, chez un lapin ayant subi une imprégnation préalable chronique par la toxine typhique.

3° Nous ne nous sommes pas bornés à ces recherches. Nous avons envisagé, avec M. de Lagoanère, l’association de la toxine streptococcique, aux deux poisons étudiés jusqu’ici. Si chez le chien, les toxines d’Eberth provoquent surtout des troubles du rythme cardiaque (action cardiaque), celles du staphylocoque ont plutôt une action hypotensive (action vaso-motrice); et celles du streptocoque des effets respiratoires et tardivement cardio-frénateurs avec hypotension assez accusée.

A ce double titre, le poison du streptocoque mérite d’être placé entre la toxine typhique, à action presque uniquement cardiaque, et les produits solubles du staphylocoque, surtout vaso-dilatateurs et hypotensifs.

4' Restaient à étudier les effets de Vempoisonnement mixte par les toxines eberthienne, staphylococcique et streptococcique associées.

Lorsque, chez le même animal, on pratique des injections alternatives des deux toxines, chacune d’elles garde d’abord ses effets propres, puis

les myocardes immergés dans les toxines pures isotoniques et dans le sérum d’animaux empoisonnés par la toxine typhique. La méthode histologique que nous avons suivie est celle mise en pratique par Castaigne et Ralhery, dans

Voici le résumé des lésions constatées :

i” Expébiences in vivo. — L’altération la plus manifeste due à l’imprégnation du myocarde par la toxine typhique, est la congestion accompagnée, comme phénomène corrélatif, d’hyperleucocytose interstitielle et diffuse. Il y a peu de modifications de la fibre myocardique. Le noyau est presque toujours normal. L’aspect de la striation transversale et des faisceaux fibrillaires est un peu plus flou et tend à réaliser l’état homogène. Le cyto-

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