ENTÉRITE HYPERTROPHIANTE DU BŒUF
dans la rate et les ganglions, où ils s’accompagnaient d’une réaction du réticulum de l’organe et d’une prolifération des grandes cellules de ce réticulum.
L’agent pathogène que nous avons rencontré n’a vraisemblablement aucune relation avec l'entérite des bovidés. Nous n’avons pu l'identifier autrement; toutefois sa morphologie le rapproche de celle du cocoobacille décrit par M. P. Courmont, dans un cas de tuberculose strepto-bacillaire.
YI. — HÉMA.TURIE ENZOOTIQUE
Nous avons été amené à continuer les recherches entreprises par S. Arloing sur cette enzootie sévissant sur des bovidés de la région du Centre de la France. S. Arloing n’avait pu isoler de l’urine hématique aucun agent spécifique, et, chose curieuse, avait échoué dans ses tentatives de contamination de bovins jeunes ou adultes par l’ingestion d’urine sanglante ou de fourrage souillé par le produit.
Nous n’avons pu éclaircir davantage la question de l’origine parasitaire (microbe ou protozoaire) ou toxique de l’hématurie enzootique,malgré l’étude minutieuse des lésions des animaux infectés que nous avons faite en soumettant nos constatations aux avis spécialisés de MM. Marotel et Gauthier.
h’inCégrité des reins et des voies urinaires supérieures et inférieures est complète. Seule la vessie est le siège de lésions qu’on peut décrire à trots stades évolutifs.
A un premier stade se voit un piqueté hémorragique de la muqueuse.