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B. - HISTOLOGIE ET PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUES DU REIN

i*» Les lésions du rein chez l’animal.

A. — Procédés d’étude.

Dans tout travail scienlilique la rigueur de la technique employée est fonction directe des résultats que l’on veulobtenir. Aussi, avant de commencer l'élude du tube contourné, nous sommes-nous efforcé, tout d'abord, d’avoir entre les nnains les méthodes expérimentales les plus nombreuses et les plus parfaites possible.

Nos procédés d’étude sont au nombre de deux :

1° PnocéDÉs d’étude in vivo. — Il comprend l’étude hislologique des tubes contournés du rein de l’animal en expérience, la recherche des troubles morbides inhérents à la lésion rénale durant la vie de l’animal en expérience. Nous avons fait une critique sévère

sublimi, phosphore, achromique, canth toxiquesvégétaux (ric,ine,ahrine),{des K diphtérique, tétanique, pyocyanique). 1

sistant pendant très longtemps (fig. 3, pl. II.

2 ® type. — On constate alors une dilatation avec transformation

contourné (22, 33, 34).

La question de la toxicité pour le rein du chlorure de sodium était intéressante à résoudre, étant donnés les travaux récents de Achard, Widal et leurs élèves au sujet de l’influence de la rétention des chlorures sur la pathogénie de Tœdèmc et la physiologie pathologique des néphrites. Au point do vue de Yhypochltruvaiion, nous avons pu constater qu'un lapin nourri pendant quelque temps avec un régime achloruré, présentait de l'albuminurie et des lésions nettes de l’épithélium des tubuli coniorti. Quant à l’^t/perchloruralion, nous avons pu noter que, lorsque le rein est sain,

si les quantités de NaCl injectées sont relativement faibles et si les injections sont prolongées durant peu de temps, il n’y a

leau distillée a pu être rigoureusement fixée; le liquide -convervateur présente un point de congélation A = — o®,78, les reins de lapin et de cobaye.

i). — Étude des néphrotoziaes (13,15, 17, 33, 34, 70).

lapin pendant le même laps de temps, trois quarts d’heure.

Or le sérum du lapin néphrectomisé laissait le rein intact.

Le sérum du lapin dont l’uretère avait été lié lésait profondément

Il nous semble que nous étions dès lors en droit de conclure d’une façon définitive que la ligature de l’uretère avait fait acquérir au sérum du lapin des propriétés néphrotoxiques qu’il ne possédait

c. — RECHERCHES CLINIQUES SUR LES MALADIES DU REIN

Les accidents que peuvent produire les traitements chlorurés chez les malades atteints de néphrite sont connus depuis la publication des travaux récents sur le rôle de la rétention des chlorures dans la production des œdèmes brightiques (Achard, Widal). Même on discute encore aujourd’hui sur le mécanisme intime de l’ac-

Nous avons rapporté deux séries de constatations cliniques :

i* L’existence d’albuminurie chez l’homme provoquée par une diminution dans l’apport des chlorures à l’organisme ;

2° La production d’albuminurie chez l’homme à la suite d’absorption de chlorure de sodium en quantité anormale.

Nous basant sur ce dernier fait, nous nous sommes demandé s’il n’y avait pas là un procédé pour faire apparaître l’albuminurie chez des sujets prédisposés et permettre d’apprécier ainsi la fragilité de l'épithélium rénal.

En pratiquant cette épreuve sur une série de 48 sujets non brightiques nous avons constaté chez 4 d’entre eux l’apparition d’une albuminurie qui disparut très rapidement. En dehors de l'étude de l’action du chlorure de sodium sur le rein, cette recherche constitue donc un procédé intéressant pour dépister non plus la perméabilité rénale, mais en quelque sorte un état d’infériorité du

Les données cliniques que nous avons recueillies nous ont donc

être la cause productrice d’albuminurie; le chlorure de sodium n’agit donc pas ici comme un toxique ordinaire ; son action est

Chaque fois que le liquide contenu dans les tubes contournés présente une tension osmotique en plus ou en moins de ce qu’elle

l’abord l'existence des néphrites aiguës

On sait que, lorsque le bacille de Koch agit par ses toxines, il détermine des lésions de néphrite qui sont toujours bilatérales. Au contraire, quand c’est le bacille lui-même qui se fixe sur le rein, il entraîne la production d’une tuberculose rénale qui esl très fréquemment unilatérale.

La physiologie pathologique nous explique, d’ailleurs, facilement cette différence entre l’action sur le rein des microbes ou de leurs

toxines : le processus lésionnel est loin d’être le même dans les deux cas. Les poisons et les toxines sont en dissolution dans le sang •, au contraire, les microbes, considérés en dehors de l’action toxinique qu’ils peuvent exercer, ne produisent des lésions qu’à titre d’embo-

Les lésions d’un seul rein entraînent-elles des troubles fonctionnels et des altérations de Vautre rein ?

du rein : lithiase, hydronéphrose, cancer, pyonéphrose, et nous montrons la fréquence des altérations du rein opposé se manifestant par des troubles morbides et des lésions histologiques. . Nous terminons, enfin, cette étude en recherchant comment les

nisme n’apporte pas une explication satisfaisante pour tous les cas.

Nous concluons sur la nécessité d’admettre alors le rôle des uéphrotoxmes sécrétées par le rein malade et allant agir secondairement sur son congénère primitivement sain.

Néphrite atrophique unilatérale (49).

Nous avons, avec M. Leenhardt, rapporté l’existence d’un cas de néphrite chronique unilatérale avec examen histologique complet- Le rein gauche atrophié pesait 25 grammes; le rein droit, u5 grammes. Il n’étail possible d’expliquer macroscopiquement la néphrite atrophique ni par embolie, ni par thrombose des vaisseaux

L’étude des néphrotoxines en pathologie humaine n’a pas encore

avons recueilli le plus grand nombre de faits cliniques accompagnés d’examens histologiques.

1 “ En cas de lésion unilatérale du rein ; ce sont assurément les cas de démonstration les plus favorables ;

2 ° En cas de lésion bilatérale. Nous ne pouvons alors qu’étudier in vitro l’action néphrotoxique du sérum de tels malades. Pareille

précédentes.

Lésions bilatérales du rein. Propriétés néphrotoxiques du sérum (24. 33, 70).

In vitro ; i“ Le sérum d’un homme normal n’est pas toxique pour le rein de lapin et de cobaye (fig. 22) ;

2“ Le sérum d’un homme atteint de néphrite est toxique pour le

Il n’est pas d’un médiocre intérêt, au point de vue de la physiologie pathologique de l’urémie et des néphrites, d’avoir constaté le pouvoirnocif in uiVrodusérumde malades atteints de ces accidents. Nous savions déjà que le sérum des urémiques a une toxicité en général très grande ; nous croyons qu’il a de plus une toxicité spéciale pour le rein. Au moment des poussées aiguës rénales d’origine infectieuse ou toxique, le sérum est néphrolytique, même alors que l’agent tiocif, cause première de la lésion rénale, a disparu de la circulation. On se demandait comment une lésion aiguë passagère, telle que celle déterminée par la scarlatine par exemple, était capable de causer à la longue des lésions chroniques des reins;

Enfin,i’atlaque d’asystolie qui a emporté notre malade ne se manifestait pas par des phénomènes jugulaires; le pouh veineux vrai faisait défaut. Cette absence a été signalée déjà depuis longtemps par M. Chauffard dans le rétrécissement tricuspidien arrivé à la

période asyslolique; il semble que l’orifice tricuspidien insuffisant mais rétréci ne permette plus un reflux sanguin suffisant du ventricule vers l’oreillette lors de la systole, pour produire le pouls veineux jugulaire. Ce reflux était cependant assez fort dans notre

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