ARTICLES D’ENSEIGNEMENT
Leucémies (31, 69).
Nous exposons avec le docteur Castaigne l’histoire des leucémies d’une façon quelque peu différente de celle qui existait jusqu’ici dans les traités classiques, ces articles ayant été écrits en 1902. Nous appuyant sur les travaux de Ehrlich et de ses élèves, de Gilbert, Dominici, Jolly, nous classons les leucémies en deux grands groupes : la leucémie lymphatique, comprenant elle-même la leucémie aigue et la leucémie chronique, et d’autre part la leucémie myélogène ; nous donnons de chacun de ces trois grands syndromes une description clinique et anatomo-pathologique aussi complète que possible. Cette classification, aujourd’hui admise
article fut écrit. Nous avons été des premiers à la proposer, en même temps que nous faisions une étude complète de la leucémie myélogène, qui n’avait été qu’ébauchée jusqu’alors.
Nous rapportons, au cours de cet article, différentes observations personnelles de leucémie lymphatique aiguë, de leucémie lympha-
Lymphomes et pseudo-lymphomes (31, 69).
Nous montrons avec le docteur Castaigne qu’il s’agit là d’un groupe de faits très disparates, dont on a pu isoler le lymphome tuberculeux (Sabrazès et Duclion, Berger et Bezançon, etc.}, la lymphadénie infectieuse (Bard, Combemale), le lymphosarcome, enfin la lymphadénie pure (adénie de Trousseau).
Nous insistons sur ce fait, que cette classe des pseudo-lymphomes tend à être de plus en plus démembrée.
Tulcération pneumococcique intestinale, au contraire, quelques rares faits cliniques en ont seuls pu être rapportés ; mais les lésions
C’est ce qui fait l'intérêt de notre observation recueillie dans
lées, profuses, ayant amené la mort. L’examen macroscopique et histologique des lésions a permis de constater la présence d’ulcé-
professeur Dieulafoy dans la gastrite pneumococcique. La nature
être mise en doule. Le pneumocoque fut retrouvé par frottis au niveau du cerveau qui était recouvert d’un enduit un peu louche, par culture dans le sang, dans les coupes du poumon. Au niveau de l’intestin l’examen histologique permit, au milieu de la flore microbienne, de constater, surtout au niveau des ulcérations, la
Quant aux hémorragies, elles ne peuvent être mises sur le compte
Chanlemesse et Widal. Nous avons donc eu affaire ici à un cas de dysenterie aiguë bacillaire compliquée d’abcès du foie, ce qui est exceptionnel, la localisation hépatique se rencontranl presque exclusivement en cas de dysenterie, amibienne.
Kyste hydatique double du foie. Mort subite par rupture dans le canal hépatique (4).
L’ouverture des kystes hydatiques dans les voies biliaires n’est pas très rare. On considère même cette éventualité comme relativement favorable, la bile devant exercer son pouvoir antiseptique sur les hydatides. A ce point de vue, notre observation s’écarte absolument des cas connus. La mort est due évidemment à la résorption rapide du liquide hydatique au niveau de la muqueuse intestinale et à l’intoxication qui en a été la conséquence.
Au point de vue de l’histologie pure, le cas que nous rappor-
est pas ainsi, et les faits d'aphasie tels que ceux que viennent de nous communiquer MM. Chauffard et Rathery se font de plus en
Il s’agit d’une malade âgée de 6i ans chez laquelle on porte le diagnostic d’aphasie motrice sans surdité verbale (la cécité verbale etl'agraphic ne pouvant être admises avec certitude) due à un ramollissement siégeant au niveau du pied de la troisième circonvolution frontale gauche.
L’autopsie vint entièrement confirmer le diagnostic de localisation posé.
On constatait à la surface de l’hémisphère gauche, au niveau de l’opercule rolandique, surtout dans la portion de ce dernier, située enavant de la scissure de Rolando etauniveau du pied de la troisième
couleur sur toute la surface de l’organe. Les circonvolutions au
Pour éviter la douleur provoquée par la ponction lombaire, nous préconisons avec le professeur Brissaud et le docteur Grenet une technique spéciale basée sur l’anesthésie localeau lieu d’élec' tion de la ponction ; c’est surtout l'insensibilisation des plaies profondes qui est importante, la perforation du ligament jaune étant souvent très douloureuse. Nous injectons dans les tissus une solution de cocaïne ou de stovaïne à i p. loo.
Polynévrite lépreuse unilatérale (28).
Le malade que nous présentons avec le professeur Brissaud est âgé de 42 ans, il a fait de nombreux séjours aux colonies. Son affection remonte à l’année 1908 alors qu’il était au Tonkin; piqué par une mouche à la main gauche, il présenta très rapidement des phénomènes inflammatoires et douloureux à ce niveau.
L’intensité des crises névralgiques, la dissociation incomplète de la sensibilité, la forme même du territoire anesthésié, l’hypertrophie du cubital, le caractère des troubles trophiques, l’absence de reflexe nous semblent plus en faveur d’une polynévrite lépreuse que d'une syringomiélie unilatérale. Le fait d’une polynévrite lépreuse unilatérale est cependant exceptionnel.
Arthropathie trophique de la hanche (29).