LE REIN
Alternance fonctionnelle (33, 44, 46).
Toutes ces modifications sécrétoires se font par îlots ; on constate à côté de tubes fermés des îlots de tubes ouverts et hypersécrétants. Ce phénomène est intéressant à rapprocher de la localisation insulaire des lésions que nous décrirons tout à l’heure.
Étude par la microphotographie sur le tissu rénal frais des
modifications histophysiologiques de la cellule rénale (80).
Nous avons pu, avec l’aide de Mlle Chevroton et de Mayer, obtenir des photographies de cellules prélevées sur des reins au repos ou en état de polyurie provoquée. Les tubes rénaux étaient coupés par congélation et ne subissaient l’influence d’aucun fixateur ou colorant. Nous avons obtenu ces photographies en éclairant latéralement sur fond noir la coupe histologique.
Cette technique nouvelle montrait très nettement les différences d'aspect dans les deux cas et éliminait toute cause d’erreur provenant de l'agent fixateur ou colorant.
Étude du rein au cours des polyuries répétées (83).
Les polyuries répétées, provoquées par injection intraveineuse de sucre, semblent amener dans les cellules rénales des modifications de deux sortes : d’une pari, des modifications temporaires corrélatives de la polyurie, et tout à fait semblables à celles que nous avons décrites au cours des sécrétions urinaires exagérées ; et, d’autre part, des modifications plus durables, consistant en une modification générale de la structure cellulaire (disparition des stries de Heidenhain, raréfaction des granulations) et en lésions de cytolyse protoplasmique de quelques tubes. Nous ne saurions affirmer si ces modifications sont définitives.
Nouvelle théorie sur la sécrétion rénale (46).
Les travaux histologiques précédents apportent un appui sérieux à la théorie de Lamy et Mayer sur la sécrélion rénale.
NÉPHRITES EXPÉRIMENTALES
La sécrétion se ferait exclusivement au niveau du tube contourné , en deux périodes. Dans la première, il y aurait transsudation de liquide du sang vers les espaces intertubulaires à travers les capillaires rénaux. Dans un second temps, le liquide transsudé, élaboré par les cellules deviendrait l'urine.
Le glomérule jouerait exclusivement le rôle d’un organe pulsatile, « permettant au liquide sécrété dans les tubes de cheminer vers le dehors, grâce aux mouvements de piston que font, à chaque pulsation, les glomérules placés à l’extrémité du tube » (Lamy et Mayer).
Nous avons apporté à l’appui de cette théorie les données que nous avons acquises de par l’examen histologique des reins prélevés au cours de ces polyuries.