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LÉSIONS DU REIN CHEZ L’ANIMAL

A. — Procédés d’études.

Dans tout travail scientifique la rigueur de la technique employée est fonction directe des résultats que l’on veut obtenir. Aussi, avant de commencer l’étude du tube contourné, nous sommes-nous efforcé, tout d’abord, d’avoir entre les mains les méthodes expérimentales les plus nombreuses et les plus parfaites possible.

Nos procédés d’étude sont au nombre de deux :

i° Procédé d’études in vivo. — Il comprend l’étude histologique des tubes contournés du rein de l’animal en expérience, la recherche des troubles morbides inhérents à la lésion rénale durant la vie de l’animal en expérience. Nous avons fait une critique sévère des renseignements que peut fournir ce procédé in vivo. Après

ÉTUDES SUR LE REIN

avoir indiqué l'importance des altérations cadavériques pour l’étude histologique, nous reprenons l’étude des. différents troubles morbides qu’on peut constater chez l’animal et nous indiquons les nombreuses causés d’erreur auxquelles l’expérimentateur se heurte à tout instant. La recherche des pesées quotidiennes ne peut donner de résultats intéressants que lorsque celles-ci sont pratiquées pendant un long laps de temps. L étude quantitative des urines est absolument illusoire, et on ne saurait tabler sur des chiffres obtenus pendant quelques jours. L'examen chimique des urines pratiqué sur des animaux normaux, en s’entourant de toutes les précautions indispensables pour éviter que le liquide urinaire se perde, s’évapore -ou soit souillé, nous a bien démontré l'importance de notre affirmation précédente. La recherche de l’albumine donne des résultats très importants, mais il faut se prémunir ici contre une grave cause d’erreur, la fréquence extrême de l’albuminurie chez des animaux paraissant sains (lapin, chien). Aussi ne pourra-t-on donner quelque valeurà la constatation de l’albumine dans l’urine, qu’auLant que le liquide urinaire aura pu être examiné avant l’expérience. Nous avons insisté sur la nécessité de ne pas chloroformer les animaux d’expérience et nous avons montré les lésions rénales secondaires à l’intoxication chloroformique.

2° Procédé d’études in vitro .— Ce procédé d’études nous étant absolument personnel, nous l’avons étudié très longuement.

Procédé d'études in vitro (22, 23,24).

Il s’agit là d’un procédé d’exploration du rein absolument nouveau.

Nous avons pu arriver à conserver des cubes de rein intacts dans une soluLion de NaCl à un taux déterminé (12 gr. 5 de NaCl par litre). Ce liquide réno-conservateur a été obtenu à la suite de multiples tâtonnements; il correspond exactement à une solution dont le point de congélation A = — o°,78.

Nous avons pu ainsi étudier in vitro 1 action sur le rein d un sel soluble, du sérum, du liquide amniotique.

Il suffisait de ramener nos solutions à un point de congélation

NÉPHRITES EXPÉRIMENTALES

A = — 00,78 par addition de quelques gouttes seulement de NaCl.

Nous avons minutieusement établi la technique à suivre. Les manipulations sont malheureusement longues et délicates; mais elles nous ont donné des résultats très intéressants.

B. — Lésions expérimentales du tube contourné du rein. Action de diverses substances toxiques sur le tube contourné. — Étude in vivo (14, 19, 37, 34).

Nous avons expérimenté avec des toxiques chimiques (plomb, sublimé, phosphore chromique, canlharidate de soude, etc.), des toxiques végétaux (ricine, abrine), des toxines bactériennes (toxines diphtérique, tétanique, pyocyanique). Nous avons ainsi déterminé des lésions aiguës et des lésions chroniques.

Fig. 12. Fig. 13. Fig. 14. Fig. 15.

Schéma de la cytolyse protoplasmique du tube contourné du rein.

Fig. 11 — Schéma cellule normale.

Fig. 12. — Schéma cytolyse 1" degré.

Fig. 13. — Schéma cytolyse 2* degré.

Fig. 14. — Schéma cytolyse 3 e degré (1" type).

Fig. 15. — Schéma cytolyse 3‘ degré (2* type).

Lésions aiguës. — Grâce à nos procédés de technique nous avons pu décrire trois types d'altérations du rein qui n’avaient pas encore été vus jusqu’ici. Les lésions que nous avons dénommées lésions de cytolyse protoplasmique nous ont paru constantes au cours des multiples examens histologiques que nous avons faits. Certains auteurs ont du reste admis la réalité des types d'altérations cellulaires que nous décrivons dans les néphrites aiguës. Ces lésions avaient jusqu’ici passé inaperçues, faute dune technique suffisante, les altérations cadavériques et celles produites par les fixateurs

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