‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 21 sur 58 · RAT II ER Y · texte numérisé non relu

RAT II ER Y

ÉTUDES SUR LE

empêchant absolument de les reconnaître (Voir schéma, flg. 11,12, i3, i4, i5).

Le premier degré. — La cellule a conservé son aspect, son volume et sa forme normale. Elle semble saine en tous les points, sauf sur une zone spéciale; autour du noyau, on constate une véritable auréole claire, libre de toute granulation.

Fig. 16. — Néphrite suraiguë expérimentale (Castaigne et Rathery). — Les lésions portent particulièrement sur les tubes contournés, mais quelquesuns sont encore à peine altérés. Il y a aussi une congestion très intense en certains points (voir fig. 1, pl. V).

Le deuxième degré. — Les granulations ont presque entièrement disparu dans toute l’étendue de la cellule qui a pris un aspect clair, tout à fait spécial. Toute la zone périnucléaire et celle située entre le noyau et la bordure en brosse apparaissent transparentes

NÉPHRITES EXPÉRIMENTALES

sans granulation; on peut y distinguer parfois un fin réticulum. La portion protoplasmique, au contraire, touchant la membrane basale où siègent normalement les bâtonnets de Heidenhain, a conservé ses granulations.

La bordure en brosse persiste constamment, le revêtement qu’elle forme est continu, mais prend souvent un aspect arborescent du fait du gonflement extrême delà cellule.

I? IG i7. Tubes contournés de la coupe précédente vus à un plus fort grossissement (Castaigne et Rathery). — On constate des lésions typiques de la néphrite suraiguë : cytolyse protoplasmique du troisième degré (voir fig. 4, pl. IV).

Les limites intercellulaires qui, normalement, sont invisibles deviennent alors parfois assez nettes. On peut ainsi schématiser l’aspect de la cellule : une bande claire contenant le noyau, limitée, en haut, par une zone rouge formée par les brosses, en bas, par une ligne rouge homogène bordée par une frange à granulations violet noir.

Le troisième stade. — La lésion peut revêtir deux types.

1 er tgpe. — La brosse et la membrane basale seules ont persisté ; l’intervalle entre ces deux lignes rouges est rempli par un espace

ÉTUDES SUR LE REIN

clair avec de très rares granulations et un noyau déformé, mal coloré.

2 e type. — Plus fréquemment noté. La bordure en brosse, dilacérée par l’éclatement de la cellule, n’est plus guère représentée que par des débris, reconnaissables , d’une part, à leur couleur rouge intense, d’autre part, à leur situation. Il n’existe plus qu’une membrane basale très nette; tout le reste du tube n’est plus qu’un magma, soit amorphe, soit réticulaire, se colorant intensément en violet noir par l’hématéine (fig. 16 et 17; fig. 4 i pl- H).

Lésions chroniques. — Nous décrirons deux types de lésions chroniques :

jer lype . Il concerne les tubes compris dans les larges îlots de sclérose. Nous décrivons cinq stades dans lesquels nous montrons comment le tube s’atrophie et se déforme, la bordure en brosse persistant pendant très longtemps (fig. 3 , pl. III).

2 e type. — On constate alors une dilatation avec transformation complète de l’épithélium des cellules du tube contourné, le corps protoplasmique est réduit à une mince bande complètement transformée, la bordure disparaît. Il s’agit là de lésions déjà décrites par le professeur Corail, Gombault.

Étude in vilro de l'action du toxique en solution sur le tube contourné (33, 34, 70).

Nous avons étudié :

i° L’action in vilro de certaines substances chimiques.

On peut facilement constater in vilro l’altération du tube corn tourné par une solution toxique. Une série de substances chimiques employées couramment pour la fixation du rein sont des agents nocifs pour l’organe. Le pouvoir lésionnel provient, d’une part, de l’osmonocivité, d'autre part, d’une action directe inhérente à l’agent chimique lui-même.

2 0 L’action in vitro de certaines toxines microbiennes (toxine diphtérique).

Cette toxine in vitro ne lèse pas le rein. Il est donc permis de conclure que la toxine n'agit pas directement sur le rein dans l'éco-

NÉPHRITES EXPÉRIMENTALES

nomie, elle provoque peut-être dans l'organisme la sécrétion de-certains corps, qui , eux , sont capables de léser le rein.

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