LE HEIN
3° Hérédité rénale.
La question de l’hérédité est entrée dans ces dernières années dans une voie toute nouvelle, « les éléments solubles inorganiques ou semblent jouer, dans le mécanisme des influences organiques des maladies des générateurs sur le développement des rejetons, un rôle de plus en plus important » (Gharrin).
Nous avons entrepris de rechercher si, en nous servant de notre technique, il nous serait possible de déceler,chez le foetus, des lésions fines du tube contourné et de les préciser ; et nous nous sommes efforcé de suivre l’évolution de ces lésions après la naissance. M. Charrin avait montré que le placenta était perméable aux cylolysines. Nous sommes arrivé, en nous servant de notre procédé in vitro, à démontrer l’existence effective dans le liquide amniotique de la substance néphrotoxique.
Étude « in vivo » des lésions transmises congénitalement.
Nos épreuves sont à ce sujet au nombre de i 3 nous avons opéré en injectant à la mère (lapine ou cobaye) du sérum néphrotocique ou du parenchyme rénal. Deux fois nous avons pratiqué soit une néphrectomie, soit une lésion unilatérale du rein ; nous avons examiné les rejetons. Nous avons opéré de la même façon pour un dernier cas où il s'agissait d’une lapine traitée un an et demi avant par des injections de ricine ; dans ce cas le toxique avait été, évidemment, complètement éliminé avant que la femelle ne fut couverte, et les lésions retrouvées chez le fœtus ne pouvaient tenir qu’à la néphrite chronique qui s’était développée chez la mère.
Symptômes observés .— Les animaux issus de femelles ainsi traitées sont malingres, ne grandissent pas et finissent par mourir de convulsions ; l’examen des urines des rejetons dénote de l’albumine.
Examen histologique. Nous avons étudié d’une part, le rein de fœtus ou de jeunes lapins de deux à trois jours; d’autre part le rein des jeunes lapins ayant vécu plus longtemps.
RËCHÈRCHES CLINIQUES
Reins des fœtus. — Il reste des lésions de cytolyse très nettes (voir fig. 5 , pl. II et fîg. 1, pl. VII).
Reins de jeunes lapins .— (25 à 35 jours), on constate à la fois des lésions aiguës de cytolyse proto-plasmiques par îlots et d’autre part, des lésions chroniques définitives parcellaires, tubulaires; on note également de la glomérulite, périglomérulite, de la périartérite (voir fig. î, 2, 3 , pl. VII).
Étude « in vitro » des liquides amniotiques.
Un liquide amniotique de lapin normal n’est pas doué in vitro de pouvoir lésionnel sur le rein de cobaye. Un liquide amniotique de lapine traitée par des injections de rein de cobaye, lèse in vitro le rein du cobaye (fig. i et 3 , pl. VIII).
Il existe donc dans le liquide amniotique du cobaye, à la suile d’injections intrapéritonéales de rein, une substance nocive pour le rein de l’embryon.