B. — ÉTUDE EXPÉRIMENTALE ET CLINIQUE
Lésions expérimentales de la cellule hépatique (99-100).
Nous avons décrit deux grands types d’altération cellulaire laissant de côté la dégénérescence amyloïde, pigmentaire. Quant au glycogène, nous sommes persuadés, contrairement à beaucoup d’histologistes, que les diverses techniques que nous possédons, sont toutes à l’heure actuelle incapables de nous révéler la totalité du glycogène renfermé dans la cellule, et que les méthodes plus ou moins compliquées qui ont été jusqu’ici proposées ne nous donnent qu’une minime partie du glycogène intracellulaire.
Le premier type est le type de cytolyse protoplasmique comprenant trois stades caractérisés par la disparition progressive des granulations et l’augmentation de volume également progressive des cellules (Voir fîg. 3, 4, 5, pl. XI).
Le deuxième type est le type à'homogénéisation du protoplasma, il est caractérisé par la fusion progressive des granulations en une
Le foie
masse amorphe et une atrophie également progressive de la cellule (Voir fig. 6, y; 8, pi. XI).
- Dans aucun de ces deux typés, il ne semble exister de localisation élective au niveau du lobule (région portale, sus-hépatique, partie moyenne du lobule).
Jamais dans les nombreuses expériences que nous avons faites, nous n’.avons pu noter de lésions spécifiques de tel ou tel agent, de tel ou tel toxique.
Réaction du foie à diverses substances organiques (99) pouvant se produire dans l’organisme au cours du métabolisme normal ou pathologique.
Le rôle que joue le foie dans les processus du métabolisme et de résistance aux intoxications étant considérable, nous avons recherché l’influence que pouvaient avoir sur cet organe des corps chimiques organiques se produisant au cours du métabolisme normal ou pathologique. Nous insistons sur ce point, car les lésions hépatiques retrouvées constitueront des données précieuses pour la physiologie pathologique des syndromes hépatiques.
Nos expériences au- nombre de plus de 3oo, ont été faites sur le lapin; elles ont été poursuivies, grâce à la collaboration de Mayer et de Schaeffer, pour chaque animal pendant un mois et demi à trois mois. Toutes les substances essayées ont été injectées dans le péritoine, soit en suspension dans l’eau, soit en solution dans l’huile ou l’alcool. Les résultats que nous donnons ont toujours été vérifiés sur 3 ou 5 animaux, et quelquefois sur un plus grand nombre (jusqu’à îo).
j. — Action des acides organiques. — Les acides gras saturés dont nous avons signalé l’action provoquent toujours un certain degré de cytolyse, les acides acétique et propionique à dose faible, les acides butyrique, valérianique, caproïque, caprylique, à dosé plus forte. Cette cytolyse dépasse rarement le deuxième degré; elle se répare vite. Par contre, on rencontre toujours, après les injections des acides supérieurs (à partir de l’acide caproïque), des lésions de sclérose bien marquées.
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