‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 31 sur 58 · Alimentation par des régimes variés (lapin · texte numérisé non relu

Alimentation par des régimes variés (lapin

Inanition. — Lorsqu'on prive l’animal de nourriture pendant cinq à six jours, on retrouve après ce temps les granulations hépatiques. ‘

Albumine. — Ou sait que l’ingestion d’albumine produit des lésions du foie chez les herbivores. Pour atténuer cel effet, nous avons fait ingérer au lapin de la sérumalbumine de lapin. Nous avons obtenu cependant des lésions de cylolyse. Mais les granulations avaient peu varié.

Sucres. —Nous avons montré qu’en pratiquant soit la surcharge glycogénique du foie (méthode de Gatin-Gruzewska), soit la dimi nution considérable du glycogène (jeûne absolu ou adrénaline en injections intra-péritonéales ou strychnine en injections sous-cutanées ou pilocarpine dans les veines mésentériques après des périodes de jeûne) nous n’obtenions jamais de variations dans les mitochondries. On ne peut donc dire que l'état clair d'une cellule fixée par nos procédés corresponde à une surcharge glgcogénique de la cellule hépatique.

Graisses neutres. — Après l’ingestion forcée de triglycérides, dans les cellules hépatiques naissent des vacuoles plus ou moins volumineuses, isolées ou confluentes, mais lès granulations demeurent normales.

Lécithine. — Les granulations ne se modifient pas après l’ingestion forcée de lécithine de l’œuf.

3 . Régénération. — Nous nous sommes demandé, si, au niveau des points de régénération, on ne pourrait déceler des variations des mitochondries. A des lapins nous avons enlevé asepliquement

RATHERY

LË FOIE

des fragments de foie; nous avons, après des durées variables, examiné l'état de leurs cellules hépatiques. Jusqu’ici, nos expériences que nous continuons, ne nous ont donné que des résultats négatifs.

Conclusion. — Les granulations ou mitochondries de la cellule hépatique ne paraissent subir aucune variation appréciable d aspect ou de nombre au cours des différents régimes. Elles ne se comportent donc pas comme des matières de réserve.

Altérations cadavériques (88, 99).

Nous avons étudié ces altérations chez l’animal et l’homme.

Chez l’animal. — Nous avons prélevé des cubes de foie de quart d’heure en quart d’heure, puis d’heure en heure. Les altérations débutent assez précocement , cependant il existe d’assez grandes variations individuelles tenant sans doute à des facteurs diflérents (température, infection, etc.) ; nous avons vu débuter les altérations un quart d’heure après la mort et nous avons pu les suivre dans leurs différentes étapes. Il existe trois types d’altérations : type de condensation (aspect grenu du protoplasma dû à la fusion des granulations fuchsinophilcs, coloration violet pâle de la cellule), aspect clair avec disparition des granulations, aspect vesiculeux : la cellule apparaît trouée comme un écumoir. Le premier type est le plus fréquemment rencontré.

Chez l’homme. — On doit admettre qu’un cube de foie prélevé à l'autopsie faite dans le temps légal (vingt-quatre heures) est impropre à l’étude des lésions cellulaires fines du foie. Les cellules se présentent sous deux aspects :

i“' Type. Condensation du protoplasma. — La cellule apparaît comme uniformément grenue; c’est l’aspect sous lequel on décrit la cellule hépatique dans les coupes de foie dit normal. Or, cet aspect n’est pas celui de la cellule normale; nous pouvons l’affirmer pour deux raisons : Ja première c’est qu’en prélevant par ponction du foie (méthode Tulïer-Mauté) chez l’homme pendant la vie un cylindre hépatique, on constate une structure très différente; la seconde, c’est qu’on voit, chez l’animal, se constituer cet aspect particulier du protoplasma, au cours de la cadavérisation.

LE FOIE

2 e Type. Vésiculation. — Beaucoup plus rare.

Nous tenons cependant à faire ici deux remarques :

La première, c’est que le processus de cadavérisation peut amener la formation de graisse dans un foie qui, au moment de la mort, en contenait beaucoup moins; ces faits avaient du reste été signalés par Launqy au cours de ses études sur l’autolyse aseptique du foie. Nous avons pu les retrouver sur le cadavre. On ne pourra donc pas, en présence d’une certaine quantité de graisse dans le foie recueilli à l’autopsie, certifier que celte graisse existait en aussi grande abondance au moment même de la mort.

La seconde remarque consiste dans ce fait qu’une cellule hépatique profondément altérée pathologiquement (type d’homogénération du 3 e degré) résiste beaucoup mieux à la cadavérisation. C’est ce qui nous explique que seul ce type de lésion cellulaire n'avait pas passé inaperçu des anciens anatomo-pathologistes.

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