‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 51 sur 58 · V. MYCOSES · texte numérisé non relu

V. MYCOSES

Sporotrichose intra-musculaire chez l’homme et sporotrichoses expérimentales.

Nous avons été à même d’étudier en igo5 un cas de mycose humaine alors que l’affection était peu connue et que n avait paru sur la question que le travail de Beurmann et Ramond en 1903. Depuis ce temps, la question de la sporotrichose avec les Mémoires de de Beurmann et Gougerot a pris une extension considérable. Le cas étudié en 1905, ne fut du reste publié que beaucoup plus tard en 1907.

Ce travail comprend une partie clinique et une partie expérimental.

I. Partie clinique. — Ce cas est le premier qui ait paru, de tumeur sporotrichosique intra-musculaire ; il présente une autre particularité : c’est que les poussées qui ont suivi furent accompagnées de douleurs diffuses, de phénomènes fébriles et de troubles généraux.

Nous avons fait une étude histologique complète de la tumeur recueillie par biopsie et nous avons décrit dans cette tumeur deux zones : zone gommeuse centrale, zone de tissu conjonctif, en réaction inflammatoire, simple périphérique. La zone gommeuse se caractérise par une transformation épithélioïde des cellules fixes, un afflux de polynucléaires, de cellules lymphatiques ; çà et là, on constate des nodules épithélioïdes, purs, sans polynucléaires, avec au centre, une cellule géante, mais ces productions nodulaires sont peu nombreuses.

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II. Partie bactériologique et expérimentale. — Nous avons pendant une longue période de temps recherché les différents caractères du champignon, sa culture sur différents milieux et établi sa morphologie. Il nous a semblé que notre parasite devait être rangé dans le genre Sporotrichum à côté du Sp. Beurmanni étudié par Matruchot et Rainond en iç)o5.

Nous avons pratiqué des inoculations, nombreuses, soit avec le pus, soit avec des cultures d’âge différent. Les animaux d’expérience ont été: le lapin, le cobaye, la souris blanche, le rat blanc. L’injection a été soit intra-péritonéale, soit sous-cutanée, soit intra-musculaire. soit intra-oculaire, soit intra-vulvaire, soit intra-mammaire.

Les lésions les plus intéressantes que nous avons obtenues ont été la formation d’arthrites purulentes avec ulcérations volumineuses contenant le parasite à l’état pur, et des déterminations viscérales.

TABLE DES MATIÈRES

Titres.. 3

Enseignement. *

Liste chronologique des publications. 5

Exposé analytique. Introduction. 11

ÉTUDES SUR LE REIN

Mémoires originaux. 15

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