‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 4 sur 7 · II. — Cette pseudo-appendicite nerveuse est engendrée, dans · texte numérisé non relu

II. — Cette pseudo-appendicite nerveuse est engendrée, dans

DIAGNOSTIC

un grand nombre de cas, par l’ovaralgie ou par une névralgie du XII* nerf intercostal, survenant chez un hystérique à réactions exagérées. C’est le point perforant antérieur de la névralgie du XIP nerf intercostal qui simule le point de Mac Burney. Les deux autres points vertébral et latéral servent à rectifier le diagnostic, que confirment les stigmates hystériques relevés chez un malade.

III. — La pseudo-appendicite nerveuse est guérissable par suggestion thérapeutique, petit moyen médical peut-être préférable à la laparotomie, même aseptique.

Tuberculose et fièvre typhoïde, Presse médicale, 6 novembre 1900.

Les congestions broncho-pulmonaires qu’on observe si fréquemment au sommet dans la fièvre typhoïde, la courbe de la température à grandes oscillations surtout au stade amphibole, les foyers de broncho-pneumonie répétés qui prolongent indéfiniment la maladie sont capables d’en imposer pour une tuberculose pulmonaire commune. C’est le séro-diagnostic et la recherche des bacilles dans les crachats qui seront les principaux éléments du diagnostic différentiel. Nous pouvons ajouter aujourd’hui l’examen du sang.

M. Huriez, externe des hôpitaux de Lille, dont l’attention avait été attirée par notre article, fait sa thèse sur ce sujet ; nous lui avons communiqué trois observations.

Les documents relatifs à ces faits pourtant fréquents et intéressants sont très peu nombreux. A peine peut-on trouver quelques lignes sur la question.

Cyto-diagnostic des hydrocèles (Col. Tuffier),

Société de biologie, 5 janvier 1901.

Nous pouvons affirmer que conformément aux résultats obtenus par MM. Widal et Ravaut pour la séreuse pleurale, et aussi pour la vaginale, les éléments cellulaires que l’on trouve dans ces liquides sont différents et peuvent servir au diagnostic dans les cas douteux.

DIAGNOSTIC

C’est ainsi que dans le liquide d’hydrocèle ordinaire, on trouve de grandes cellules ovalaires volumineuses, vraisemblablement endothéliales, témoignant de l’origine « mécanique » possible de l’épanchement.

Le liquide du kyste du cordon renferme un grand nombre de spermatozoïdes vivants et pas d’autres éléments cellulaires.

L’hydrocèle symptomatique de tuberculose testiculaire est caractérisée par la présence d’une quantité considérable de lymphocytes.

Nous croyons de plus qu’outre l’examen qualitatif, il faut aussi pratiquer dans ces différentes recherches l’examen quantitatif des éléments cellulaires. Cette notion peut donner des renseignements intéressants.

Hémodiagnostic des tuberculoses ganglionnaires

pseudo-lymphadéniques, Société de biologie, 26 janvier 1900.

De l’étude de quatre cas d’adénopathies tuberculeuses multiples, répondant à ces formes qui simulent cliniquement de tous points les tumeurs lymphadéniques, nous croyons pouvoir tirer une formule hématologique capable d’être utilisée pour le diagnostic ; hyperglobulie avec hypo ou hyperleucocytose.

Cette hyperglobulie est à rapprocher de celle qui a été observée à propos de la tuberculose de la rate. La pathogénie s’en explique assez facilement puisque les recherches de Roger et de Josué nous ont montré que la tuberculose provoquait à distance une réaction de la moelle osseuse et en particulier une production d’hématies nucléês.

Les variations leucocytaires nous ont paru sous la dépendance de l’infection secondaire : quand il n’y a pas d’infection surajoutée, il y a hypoleucocytose ; dans le cas contraire, il y a hyperleucocytose.

Il va sans dire que d’autres observations sont nécessaires pour confirmer définitivement ou infirmer ce fait.

Page 1