RECHERCHES ORIGINALES
1 • — De la présence du plomb dans le sous-nltrate de bismuth. (Comptes rendus de l'Académie des Sciences, 1878.) En collaboration avec M. A. Chapuis.
M. Ad. Carnot avait annoncé que le sous-nitrate de bismuth commercial renferme constamment du plomb, en quantité assez notable pour solliciter l’attention des hygiénistes. A la suite de ce travail, M. le Ministre du Commerce avait cru devoir attirer sur cette impureté l’attention des jurys médicaux.
J’ai repris les expériences de M. Carnot, démontré l’insuffisance de la méthode analytique employée par lui, et décrit un procédé qui permet de déceler aisément cinq dix millièmes de plomb dans trois grammes de sous-nitrate de bismuth. Il suffit, pour obtenir ce résultat, de faire bouillir le sous-nitrate suspect avec un mélange de soude
caustique et de chromate de potassium. La liqueur filtrée, saturée par l’acide acétique, laisse précipiter le plomb à l’état de chromate.
Ce procédé est aujourd’hui couramment utilisé, et sa description se trouve dans tous les traités de phar-
II nous a permis de constater :
1" Que le danger signalé par M. Carnot était notablement exagéré : sur douze échantillons de sous-nitrate de bismuth examinés par nous, neuf furent trouvés exempts de plomb, ou du moins ce métal s’y trouvait dans une proportion moindre que 1 /5000; deux en renfermaient près de 1/1000, un seul en contenait une quantité assez forte, voisine de 7/1000.
2“ Que la quantité de plomb contenue dans un sousnitrate de bismuth est en relation avec la teneur en sulfate de chaux de l’eau qui a servi à le préparer.
Ces résultats sont en parfaite concordance avec les conclusions d’un travail de M. Riche.