I. — Oxyde de carbone
l'expérience la plus défavorable, les temps nécessaires pour amener la mort chez les grenouilles ont été moindre de deux heures dans l’oxyde de carbone, et supérieur à huit heures dans l’hydrogène.
11 est nécessaire de faire quelques réserves sur 1 interprétation de ces expériences. On pourrait supposer que, dans l’hydrogène, les grenouilles ont pu vivre quelque temps aux dépens de la réserve d’oxygène contenu dans leur sang à l'état d’oxyhémoglobine, tandis que, dans l’oxyde de carbone, cette réserve même est éliminée. Mais il ne faut pas croire que le sang puisse conserver longtemps, dans une atmosphère d'hydrogène, son oxygène combiné. L’oxybémoglobine se dissocie dans
lesquelles furent combinées les deux actions, c'est-à-dire que l’acide carbonique fut simplement ajouté à l’air, sans addition simultanée d’oxygène, destinée à rétablir dans l’atmosphère artificielle la proportion normale de ce gaz. On constata que, dans de telles conditions, l’influence retardatrice de l’acide carbonique sur la germination s’accentue, mais ne devient pourtant pas suffisante pour expliquer l’absence absolue de germination dans l’expérience de Claude Bernard.
L’erreur du grand physiologiste reste donc momentanément inex¬
il. — Baryum
Neumann conclut d’une série d'expériences faites sur des lapins et des chiens, que, après une intoxication chronique par les sels de baryum,
J’ai obtenu, en opérant sur le lapin, des résultats tout opposés : après trente jours, pendant lesquels l’animal recevait, avec sa nourriture, des
que fous les organes et tissus de l’animal renfermaient du baryum, mais
Le foie en contient une proportion plus sensible.
Les^ reins, le cerveau et la moelle en renferment encore davantage.
teurs, sont le tissu où le baryum s’accumule le plus. La proportion la plus forte qui ait été trouvée est de 0,56 de baryum pour 1000 parties de cendre d’os (vertèbres|.
Ces recherches établissent nettement que, contrairement à l'opinion de Neumann, dans les intoxications chroniques par les sels de baryum,
— MorphlnB
Un cas de démorphinisation au cours de la fièvre typhoïde. IBulletin de le
M. Joffroy venait d’insister, à la Société médicale des hôpitaux, sur l'origine parfois exclusivement psychique des accidents de la démorphi-
vation d’un malade, que je fus amené à démorphiniser au cours d'une fièvre typhoïde exceptionnellement grave.
La démorphinisation fut poursuivie à l’insu du sujet, qui ne cessa pas un jour, même dans le délire, de réclamer à heure fixe ses piqûres. J’eus l’impression très nette que la privation de morphine n’aggrava pas les symptômes. Un jour, où le collapsus cardiaque devenait effrayant, je redoutai que ia démorphinisation n'en fût un peu la cause, et je fis une assez forte injection de morphine. Ce fut sans aucun succès, et, comme j’avais annoncé au malade une injection de caféine, il n’en éprouva aucun bien-être. Ce bien-être se produisait au contraire toujours après l’injeojection d’eau pure étiquetée morphine.
Les accidents n'apparurent que quand le malade, entièrement guéri de sa fièvre typhoïde, apprit que, depuis quinze jours, il ne s’injectait plus
Il revint à la morphine quelque temps après, fut gravement malade, et entra dans une maison de santé pour subir une cure de démorphinisation. Deux ou trois fois avant sa fièvre typhoïde il avait fait la même tentative, et avait dû y renoncer à cause de l’intensité des accidents cardiaques. Cette fois, sûr qu’il n’aurait pas d’accidents (n’en ayant pas eu pendant sa fièvre typhoïde) il n’en éprouva aucun.
Je suis très persuadé que les accidents de la démorphinisation seraient moins fréquents et moins graves, si, dans le grand public, on ignorait davantage que la suppression de la morphine peut être dangereuse. On l’a dit beaucoup dans le but d’effrayer les débutants en morphinomanie. Ce faisant, peut-être a-t-on rendu quelques services, mais à coup
les expériences que je résume 3 poisson n'est pas douteuse, il faut tenir compte de différ
ici. La possibilité de la mais les résultats sont ■ences individuelles très
accentuées.
On peut obtenir l'accoutumance soit par une action ménagée du même alcool que celui dont on étudie l'action toxique, soit — ce qui est plus intéressant — par l'action d'un alcool moins actif, ^augmentation
déterminé, mais générale à tous les alcools de la même série.