‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 4 sur 14 · ABSORPTION CUTANÉE · texte numérisé non relu

ABSORPTION CUTANÉE

J’ai consacré à cette question, de 1894 à 1897, toute une série do mémoires, qui ont abouti à la première démonstration irréfutable des fonctions absorbantes de la peau saine, et à l’introduction dans la thérapeutique d’une médication nouvelie, les badigeonnages de salicylate de méthyle.

C’est à propos de l’action antithermique, signalée par Sciolla, des badigeonnages de gaïacol, que je fis mes premières expériences. Une discussion s’étant engagée à la Société des sciences médicales de Lyon sur le mode d’action de ces badigeonnages, les uns admirent, avec Sciolla, que le gaïacol est absorbé, les autres qu’il n’exerce qu’une action superficielle sur la peau, et n’abaisse la température que.par un mécanisme réflexe.

Je démontrai, après Sciolla, qu’à la suite d’un badigeonnage de

décroissance, et je ne parvins pas à déterminer le corps médical à en utiliser le résultat dans la pratique.

Je cherchai alors à engager dans une combinaison de propriétés physiques analogues à celles du gaïacol, un médicament d’une valeur incontestable, de manière à faire la démonstration thérapeutique de l'absorption cutanée, après en avoir fait la démonstration chimique. Je pensai à l’acide salicylique et à son éther méthylique, substance bien connue des chimistes, puisqu’elle constitue les neuf dixièmes de l’essence de "Wintergreen commerciale, et avait même été, à cet état, l’objet de quelques applications thérapeutiques sans importance.

Je n’insisterai pas sur la démonstration de l’absorption cutanée du salicylate de méthyle, ni sur le mécanisme de cette absorption à l’état de

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