SANG
I. — Sur une combinaison rf« t'hématino aooc le bioxyde d'azote
On sait que l'hémoglobine possède la propriété de former des combinaisons cristallisées avec un certain nombre de gaz. Il était intéressant de savoir si ceux-ci peuvent se combiner à l'hématine, et si, par conséquent, la propriété de fixer les gaz appartient, dans l’hémoglobine, au
J’ai réussi à préparer, par trois procédés différents, la combinaison de l’hématine avec le bioxyde d’azote : 1” par l’action directe du bioxyde d’azote sur l’hématine ou l’oxyhématine en solution dans l’alcool ammoniacal ; 2” en décomposant par les alcalis l’hémoglobine oxyazotique ; 3' en traitant par un réducteur (sulfure alcalin ou sel ferreux) une solution ammoniacale d’oxyhématine additionnée d’une trace d’un azotite.
Le corps obtenu par un quelconque de ces procédés est moins soluble dans l’alcool ammoniacal que l’oxyhematme ; sa solution est rouge, non dichroïque, et présente, quand on l’examine au spectroscope, un spectre d’absorption constitué par deux bandes, situées entre les raies D et E de Prauenhofer. Ce spectre peut être confondu, à un examen superficiel, avec celui de l’hémoglobine oxyazotique, ce qui explique l’erreur commise par les chimistes, qui ont considéré l’hémoglobine oxyazotique comme résistant à l’action des alcalis.
Les réducteurs sont sans action sur l’hématine oxyazotique en solution ammoniacale ; l’oxygène libre la transforme en oxyhématine en
Ces exemples suffisent am précipitines n’est pas spécifique existe pas moins une spécificité
des solutions de sérine strictement débarrassées de globuline, et des solutions de globuline strictement exemptes de sérine, et les expériences faites avec ces solutions me conduisirent aux conclusions suivantes :
lo Si on injecte comparativement, dans le péritoine de deux lapins, des solutions de globuline et de sérine, on constate dans les deux cas le développement d’une précipitine, mais celui-ci est beaucoup plus actif dans le sang du lapin qui a reçu les injections de globuline.
2* Les précipitines obtenues ne semblent pas agir d’une manière spécifique sur la matière albuminoïde qui a provoqué leur développement. Toutes deux précipitent plus nettement la globuline, même celle qui s’est produite sous l’inûuence d’injections de sérine.
L’étude complète de la spécificité des précipitines relativement à l’espèce chimique des albumines d’un même animal exigerait des expériences multiples portant sur un grand nombre d’albumines diverses. Je n’ai pas cru devoir la poursuivre, et je puis dire que les recherches qui ont été publiées depuis les miennes n’ont pa^ élucidé définitivement la question. Ma conclusion de 1902, me semble persister toute entière ; a Les précipitines ne caractérisent d’une manière spécifique ni une forme chimique d’albumine, ni les albumines d’une espèce animale déterminée. Là où on a cru découvrir une action spécifique, un examen attentif ne permet de voir qu’une action particulièrement intense ».
Je résumerai plus loin ce qui concerne les applications des sérums précipitants à la recherche médico-légale du sang, et-à l’étude des albumines urinaires.
— Recfierches sur la transfusion Au sang