I. - TRAVAUX SUR LES TUMEURS CONGÉNITALES DU COU
La structure histologique et l’origine embryonnaire des tumeurs mixtes des glandes salivaires. — Revue de Chirurgie, octobre 1907, avec 12 figures.
Ce travail est basé sur l’étude anatomique détaillée de six tumeurs mixtes salivaires (quatre de la glande parotide, une de la glande sous-maxillaire, une du voile du palais), que nous donnons en tête de notre travail.
Après avoir rappelé quelles sont les trois théories principales qui essayent d’expliquer la genèse de ces tumeurs, théorie épithélioglandulaire, théorie conjonctive endothéliale, théorie branchiale, nous donnons les résultats de nos recherches qui sont très concordants pour les diverses variétés que nous avons étudiées :
1“ Nous montrons après Hinsberg et Wilms que les travées cellulaires fondamentales de ces tumeurs sont bien formées par des cellules épithéliales : celles-ci présentent en certains points le type malpighien précis ; elles peuvent aboutir à la formation de globes épodermiques (fig. 1) et
2" Le tissu épithélial peut se présenter encore dans ces tumeurs sous
o) De tubes glandulaires véritables, constituant de véritables petits groupements acineux salivaires en forme de lobules, au sein de la tumeur, ou bien aboutissant b la formation de proliférations de type adénomateux (fig. 5 et 6) ;
b) De canaux revêtus d’épithélium cylindrique qui ont la structure exacte des canaux excréteurs des glandes salivaires (fig. 7);
3° Les deux ordres de productions épithéliales, épithéliums plats
d’une part, épithéliums glandulaires de l’autre, présentent dans toutes ces tumeurs des relations intimes et étroites.
Il existe des points où elles s’intriquent et se confondent, où elles semblent dériver les unes des autres, où il semble que l’on surprenne par exemple le point de départ d’une prolifération de type malpighien aux dépens d’un tube glandulaire normal ou adénomateux (fig. 8);
4" Quand on examine les rapports du stroma conjonctif polymorphe avec les travées ou les amas d’épithélium plat, on constate qu’il n’y a pas de continuité entre les deux ordres de formations comme le soutiennent l'es partisans de la théorie conjonctive, mais simple contiguïté par pénétration réciproque, et que l’on peut suivre souvent
Kônig, Sultan, P. Broea, Wetzel, Pupovac, Bogolynboff, Mac Gregor, Augier et Ficheux.
Ces tumeurs présentait la structure générale suivante :
A) Dans la plupart d'entre elles, le revêtement épithélial des cavités kystiques est polymorphe.
iogènes?
de la disparition complète des arcs branchiaux observées les grandes cavités cervicales repré-
3° Les formations néoplasiques situées dans les régions soushyoïdiennes médiane et latérales, ne peuvent.se développer aux dépens de reste de l’évolution du sinus précervical.
Tourneux a montré que les arcs.et les fentes branchiales ne7se
Il - TRAVAUX SUR QUELQUES AFFECTIONS DES GLANDES GÉNITALES : OVAIRE ET TESTICULE
Le cancer épithélial primitii de l’ovaire (considérations anatomiques et thérapeutiques). — Thèse de doctorat, Montpellier, 1900, 199 p.
Ce travail est : basé sur l’étude anatomique et clinique de 20 observations, de cancer de l’ovaire, toutes recueillies , dans’le service de M. le professeur Forgue.
L’étude histologique des. tumeurs, et surtout celle de l’ovaire dû côté opposé, qui présente souvent des figures de début , des proliférations néoplasiques, nous, a conduit à penser que le stade initial de toutes les proliférations épithéliales de l’ovaire est le stade d 'adénome. ,,
r Cet adénome peut,.dans certains cas, évoluer vers la transformation kystique mucoïde, et on peut, trouver toutes les formes.de transition entre les kysto-adénomes simples, les épithéliomes kystiques pauci ou multiloculaires et les kystes en. dégénérescence çarcinoma-
D’après nos relevés, la malignité histologique existerait dans 56 p. 100 des cas,.tandis que la malignité clinique n’existerait que dans 26 p. 100 environ.
2° L’adénome peut aboutir à la formation d’une tumeur papillaire; les tumeurs papillaires peuvent subir la dégénérescence maligne et devenir des adéno-carcinomes ou des carcinomes papillaires.
On trouve de. très grandes divergences dans les auteurs, quand il s’agit d’apprécier la malignité vraie des tumeurs papillaires de l’ovaire.
C’est qu’en effet, les formes histologiques ne sont ici nullement superposables aux formes - cliniques : telle tumeur histologiquement bénigne fera de la récidive, telle autre histologiquement maligne ne
dernière serait pour certains auteurs (Fraikin) le compagnon indispensable de tout ovaire scléro-kystique.
P) H'en est dans lesquels la lésion associée est surtout représentée par des altérations de paramétrite, pelvi-péritonite et cellulite pelvienne chroniques. Dans les cas les plus intéressants ces lésions sont minimes et réduites à quelques adhérences entourant un ovaire prolabé dans le Douglas, accompagné d’un utérus infecté et rétrofléchi, au col gros et ulcéré. Bôuilly a nettement décrit cette forme, mais il en a exagéré l’importance en voulant résumer on elle toute l’histoire dè l’ovairé scléro-kystique.
3" Il y a des ovaires kystiques qui ne sont accompagnés d’aucune lésion inflammatoire du pelvis ou de l’intestin.
Los malades qui les portent sont des jeunes femmes qui n’ont pas eu
par l’envahissement des parois et de la cavité folliculaire par le tissu conjonctif de la thêque externe proliféré (voir pour les divers stades de révolution les pl. X,fig. 1 et 2; pl. XI, fig. 1 et 2; pl. XIII, fig. 1), tantôt une cicatrice hyaline, comparable à un corpus atbicans , formée par la dégénérescence spéciale des parois de l’ovisac (pl. VII, fig. 1, et pl. XII, i).
Dans les grands kystes lutéiniques, la même régression ne peut aboutir au comblement de la cavité trop volumineuse ; elle se borne à transformer la paroi lutéiniquedu kyste en une bande de tissu conjonctif riche en cellules ; parmi ces cellules, il en est qui proviennent du tissu conjonctif envahisseur, d’autres qui résultent de la transformation de cellules claires elles-mêmes en cellules conjonctives (pl. IX, fig. 2, et pl. VIII, fig. 2).
Ainsi se constituent, à côté de kystes lutéiniques, des kystes à paroi conjonctive qui dérivent des premiers et qui seuls avaient attiré l'at-
An point- do vue de la pathogénie des douleurs, nous divisons' en deux groupes les ovaires à petits kystes :
1° Il y a des ovaires kystiques qui jou eut certainement un rôle' dans la genèse des douleuïs. Ce sont les ovaires kystiques inflammatoires qili
D’après une statistique de 313 observations que nous .avons soigneusement dépouillées, plus de la moitié des malades ont encore Souffert après l’opération. Et si quelques-unes ont été guéries ou améliorées, il ne faut pas'voir dans ce résultat thérapeutique la preuve du-rôle joué par les ovaires dans la genèse de douleurs. Poucet n’a-t-il pas Obtenu
Tumeur mixte du testicule : proliférations malignes du type wollfien. —
Société des Sciences médicales et Montpellier médical , 1909, t. I.
Il s’agit d’une tumeur à tissus multiples intéressante par ce fait que la plus grande parlie du néoplasme est constituée par une prolifération épithéliale qui présente le type décrit par Pillet et Coste sous le nom d’épithélioma wollfien du testicule.
Elle est constituée par la dissémination dans le stroma conjonctif de tubes de petit calibre, revêtus d’un épithélium cylindrique haut qui n’a pas le caractère de l’épithélium cylindrique de l’intestin, ni le caractère atypique de l’épithélium des épithéliomas à cellules cylindriques proprement dit.
L’existence de cet épithélioma wollfien du testicule est très discutée. Chevassu dans son récent travail ne lui accorde qu’une importance minime et résume toute l’histoire du cancer du testicule dans le séminome.
L’épithélioma wollfien existe cependant, et notre observation doit se joindre à celles de Pillet et Coste/Decouvelaere, Jeanbrau et Massabuau, Potel et Bryant.
Il fait habituellement partie d’une tumeur mixte; il en est. de même quelquefois de Pépithélioma séminal, comme l’a indiqué récemment Lecène.
Epithélioma séminal du testicule. —, Société des Sciences médicales, 26 avril 1907, et Montpellier médical, 1907.
La genèse des séminomes du testicule est assez mal fixée, et sur la foi des travaux de Pillet et Coste on admet que ces tumeurs se développent aux dépens des restes de l’évolution embryonnaire des tubes de Pflüger.
Or, dans notre observation, le début de la prolifération néoplasique se tait aux dépens des cellules qui revêtent les tubes séminaux adultes; en tout cas, il y a continuité histologique entre les cellules des alvéoles néoplasiques et l’épithélium des tubes séminaux qui prolifère.
Ceci est un fait nouveau en faveur de la théorie qui veut que les séminomes se développent aux dépens de l’épithélium séminal adulte (Birsh-Hirschfeld, Tizzoni, Talavera, Langhans, Lecène).