AFFECTIONS CUTANÉES D’ORIGINE MICROBIENNE
A) Tuberculose cutanée. (Lupus. Ulcérations tuberculeuses.
Érythème induré. Tuberculides).
La tuberculose cutanée. Revue des sciences médicales, avril 1891.
Etude d’ensemble sur la tuberculose cutanée, mettant au point les travaux alors récents et peu connus sur l’inoculation des lésions tuberculeuses chez l’homme et sur la nature tuberculeuse du « tubercule anatomique » et du lupus.
Lupus et grossesse, à propos d’un cas de lupus récidivant au cours dé treize grossesses. Bulletin de la Société française de dermatologie et de syphilis graphie, 14 décembre 189'i, p. 568 . (En collaboration avec M. Paul Bar.)
Le fait qui a servi de base à cette étude est intéressant en raison de la régularité et de la netteté quasi expérimentales avec lesquelles les récidives du lupus vulgaire se sont reproduites au cours de grossesses multiples, pour se continuer pendant l’allaitement et céder spontanément au moment de la réapparition des'règles; dans ce cas, les lésions cutanées n’ont jamais été influencées par les époques menstruelles.
A son occasion, nous avons recherché chez 24 femmes lupiques l’influence, non étudiée jusque-là, de la grossesse sur le lupus. Cette influence est variable; parfois, elle est nulle et l’accouchement est suivi d’une recrudescence des lésions cutanées, d’autres fois celles-ci s’aggravent pendant la grossesse ou reviennent à l’activité pour continuer leur évolution ou, au contraire, s’amender après l’accouchement ou après la fin de l’allaitement.
Dans un cas de lupus érythémateux, les grossesses se sont accompagnées d’une atténuation très nette des lésions cutanées qui ont subi une recrudescence intense après l’accouchement.
Note sur les résultats actuels du traitement du lupus par la méthode de Koch.
Bulletins et mémoires de la Société médicale des hôpitaux, décembre 1890, p. 9'}8.
Le traitement du lupus à Berlin par la méthode de Koch. Bulletin de la Société
française de dermatologie et de syphiligraphie, 11 décembre 1890, p. 257.
Le traitement du lupus vulgaire par les injections de lymphe de Koch. Annales
de dermatologie , décembre 1890, p. 941.
La méthode de Koch au point de vue dermatologique. Annales de dermatologie , janvier 1891, p. 53 .
Koch avait avancé que les injections de tuberculine guérissaient rapidement les lésions tuberculeuses les plus diverses et en particulier le lupus : l’examen que j’ai pu faire à Berlin, à la fin de novembre 1890, de la plupart des malades même sur lesquels il basait ses conclusions, m’a permis de constater qu’il ne pouvait ê tre question de guérison définitive du lupus. Le résultat à peu près constant de la méthode de Koch était la cicatrisation des ulcérations lupiques, ce qui est loin de constituer une guérison, et cette cicatrisation n’était obtenue qu’en risquant une
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réaction fébrile intense, des phénomènes généraux graves et des généralisations tuberculeuses.
Les travaux des dermatologistes de tous les pays n’ont pas tardé à confirmer l’exactitude de cette remarque. Si, ultérieurement, la tuberculine a rendu des services pour le traitement des affections cutanées tuberculeuses, c’est seulement lorsque la méthode de Koch a été modifiée, rendue moins brutale, et encore les résultats sont-ils rarement tout à fait satisfaisants.
Intradermo-réaction à la tuberculine dans le lupus vulgaire. Ses applications au contrôle de la guérison du lupus. Annales de dermatologie et de syphiligraphie, décembre 1909, p. 684. (En collaboration avec M. pierre Gastinel.)
Nous avons montré dans cette note que l'injection intradermique de tuberculine au niveau ou au voisinage de foyers lupiques met en évidence des lésions lupiques latentes, ne se révélant par aucune altération microscopique. Par ce moyen, qui — en raison de faibles doses de tuberculine injectées — ne comporte aucun dommage, on peut apprécier les résultats du traitement et préciser les points sur lesquels doivent encore porter les interventions locales.
Ulcère tuberculeux de l’orifice narinaire droit. Annales de dermatologie et de syphiligraphie, 7 février 191 1, p. 85 . (En collaboration avec M. Weissenbach.)
Observation d’une localisation rare de l’ulcère tuberculeux de la peau; l’ulcère offrait les caractères typiques, bien connus à la lèvre et à l’anus, moins les grains de Trélat qui faisaient défaut. La nature tuberculeuse a été démontrée par l’examen bactériologique et l’inoculation au cobaye.
Tuberculose miliaire en nappe de la muqueuse de la joue et des lèvres.
Bulletin de la Société française de dermatologie et de syp/iiligrap/iie, 11 mars 1897 et 26 avril 1897, P- io 4 et I, i 9 >
Il s’agit dans cette note d’une tuberculose de la muqueuse buccale de forme spéciale, observée chez un tuberculeux pulmonaire cachectique, forme en nappe, avec tubercules miliaires cohérents par places, extraordinairement abondants dans tous les points. Cette forme, déjà décrite à la langue, n’avait pas encore été signalée sur la muqueuse des joues et des lèvres.
L’examen histologique de la lésion, fait par M. Bezançon, a permis de constater la présence des follicules tuberculeux.
Un cas d’atrophodermie érythémateuse en plaques à progression excentrique. Bulletin de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie, io décembre 1891, p. 45 a.
Le lupus érythémateux à forme d’atrophodermie en plaques. Annales de
dermatologie et de syphiligrap/iie, 1905, p. 91 3 .
Sous le nom d’atrophodermie érythémateuse en plaques, j’ai publié le premier exemple d’une forme morbide rare, caractérisée par le développement de plaques rouges, symétriques, infiltrées, aboutissant à la production de plaques atrophiques à évolution très lente. Je faisais remarquer que la dénomination proposée était purement symptomatique et ne préjugeait pas la nature de la maladie.
Le groupe des atrophies cutanées est un groupe d’attente que l’étude complète des types cliniques dissocie chaque jour (voir page 55 ).
Le développement ultérieur, chez la malade de cette première observation, de plaques typiques de lupus érythémateux du cuir chevelu, joint a la disposition symétrique des lésions, à leur siège en des points d’élection du lupus érythémateux m’a permis ultérieurement de rattacher ce cas à cette dernière maladie. En le rapprochant de plusieurs cas rapportés depuis sa publication sous des dénominations diverses, j’ai pu fixer la description d’une forme spéciale de lupus érythémateux, à évolution lente et torpide, à extension centrifuge, avec lésions épidermiques nulles ou infimes et prédominance des altérations du tissu élastique du derme et contribuer ainsi au déclassement d’un type d’atrophie cutanée.
L’érythème induré des jeunes filles. La Semaine médicale, 25 décembre 1895,
Étude sur la nature et les lésions de l’érythème induré. Annales de dermatologie et de syphiligraphie , juin 1899, p. 5 i 3 . (En collaboration avec M. Paul Ravaut.)
Érythème induré de Bazin; réaction cutanée positive et disparition des éléments primitifs à la suite d’injections intradermiques de tuberculine,
Annales de dermatologie et de syphiligraphie , mai 1909, p. 3 10. (En collaboration avec M. Pierre Gastinel.)
Traitement de l’érythème induré de Bazin par les tuberculines. Bulletins et mémoires delà Société médicale des hôpitaux, i y mars 1911, p. 26'|. (En collaboration avec M. Weissenbach.)
Action curative des injections de tuberculine dans l’érythème induré de
Bazin. Volume pubblicato nel XXV anno d'insegnamenlo del Prof. Barduzzi, Livourne, 1911.
Deux cas d’érythème induré de Bazin : 1° Érythème induré très étendu chez une myxœdémateuse ; 2° Érythème induré à forme pseudo-purpurique. Bulletin de la Société française de dermatologie et de syp/iitigraphie, 6 mai igi'J, p. air. (En collaboration avec M. E. Marcorelles.)
Cette série de publications embrasse à peu près toute l’histoire de l’intéressante dermatose décrite par Bazin, sous le nom d’érythème induré et rangée par lui dans les scrofulides, dermatose que les derma. tologistes anglais ont appelée la maladie de Bazin.
La première comprend la description clinique et précise les rapports de la maladie avec les diverses manifestations dermo-hypodermiques de la tuberculose. Elle pose, autant que la clinique le permet, la question de sa nature tuberculeuse, que les suivantes viennent, pour la première fois, établir d’une façon scientifique et définitive.
Nous avons eu l’occasion d’étudier avec M. P. Ravaut, en 1897, trois cas d’érythème induré de Bazin dont l’étude anatomique et expérimentale a servi de base au deuxième mémoire.
Au point de vue clinique, nos trois malades étaient des jeunes filles de quinze à vingt quatre ans dont les lésions représentaient le type parfait de la maladie décrite par Bazin.
Au point de vue anatomique, les lésions étaient caractérisées par des nodules inflammatoires pour lesquels les lésions vasculaires, la présence de cellules géantes, l’infiltration spéciale du tissu cellulo-graisseux imposaient le diagnostic de lésions tuberculoïdes.
Au point de vue expérimental, l’inoculation au cobaye a donné dans l’un de ces cas une tuberculose typique, bien que dans les tissus l’examen bactériologique n’ait pas permis de découvrir le bacille de Koch.
Au moment où nous faisions ces recherches, les lésions histologiques auraient pu suffire à elles seules à faire supposer la nature tuberculeuse de l’érythème induré ; nous n’aurions cependant pas osé l’affirmer si le résultat des inoculations n’était venu confirmer cette hypothèse.
Enfin, devons-nous considérer comme un argument contre notre hypothèse l’absence de bacille de Koch sur les coupes que nous avons examinées ?
Nous ne le pensons pas, car, avec de la patience, peut-être aurionsnous pu en trouver, et d’autre part, on sait combien en matière de tuberculose cutanée, cette recherche est décevante.
L’érythème induré et les gommes tuberculeuses ont de grandes analogies, mais avec quelques nuances symptomatiques ; ainsi dans l’érythème induré, la rougeur est plus franche que dans les gommes; dans ces dernières, elle est souvent livide et elle précède de peu l’ulcération, tandis qu’elle fait partie intégrante de l’érythème induré ; les nodosités de l’érythème se terminent le plus ordinairement par résorption, tandis que la gomme tend à suppurer.
Ces caractères différentiels sont en somme peu accusés; à vrai diçe ils traduisent plutôt des caractères évolutifs différents que des caractères anatomo-cliniques distincts, à telle enseigne qu’on voit parfois coïncider avec des lésions typiques d’érythème induré, des nodules dermo-hypodermiques que, hors de cetle coexistence, on n’hésiterait guère à qualifier de gommes.
Ces recherches ont été vérifiées et confirmées de tous côtés, tout particulièrement au Congrès .international de dermatologie de 1900, et plusieurs observateurs ont pu reproduire par l’inoculation de l’érythème induré au cobaye des lésions tuberculeuses typiques.
Le traitement de l’érythème induré restait un traitement empirique et décevant, basé sur des présomptions cliniques, sur le soupçon du rôle de la gêne circulatoire dans sa production. Quelques auteurs avaient cependant observé des régressions à la suite de l’emploi de la tuberculine.
Au cours de recherches sur l’intradermo-réaction à la tuberculine dans les affections cutanées (voir p. 47), nous avons, avec M. Gastinel, constaté la résorption rapide, presque foudroyante, de nodosités d’érythème induré après des injections intradermiques de doses extrêmement faibles de tuberculine (1 goutte d’une solution au 5 .ooo ,ne ). Celte constatation nous a amenés à renouveler dans un but thérapeutique l’essai de la tuberculine dans une série de cas de maladie de Bazin.
Nous avons, de façon constante, obtenu la disparition très rapide des éléments érythémateux à tous les degrés, aussi bien avec la tuberculine
de Koch qu’avec les Immun-Kôrper, et cela à des doses insuffisantes pour provoquer une réaction générale appréciable. Il s’agit donc là, malgré le haut degré d’organisation des lésions de l’érythème induré, d’une action à la fois spécifique et très rapide, d’un mode de traitement applicable à cette lésion cutanée rebelle.
Avec un petit nombre d’injections de tuberculine, on obtient la disparition complète des nodosités. Malheureusement, quelle que soit la dose injectée, il ne s’agit que d’une guérison apparente et passagère et les lésions ne tardent pas à se reproduire sur place ou à quelque distance. Ces récidives sont presque indéfinies; mais, chacune d’elles réagissant rapidement à l’action thérapeutique, les injections de tuberculine constituent un moyen de traitement des poussées d’érythème induré, moyen auquel on peut recourir sans inconvénients à chaque poussée, et qui donne des résultats dont aucun autre mode de traitement n’approche.
Un nouveau cas de folliculites disséminées prédominant aux mains et aux oreilles chez un sujet atteint de polyadénopathies tuberculeuses.
Bulletin delà Société française de dermatologie et de syphi/igraphie, 14 janvier 1897, P- I2 -
Follicullites miliaires rappelant le lichen s’crofulosorum chez un tuberculeux. Bulletin de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie, 10 février 1898, p. 65 .
Trois cas de tuberculides. Bulletins et mémoires de la Société médicale des hôpitaux , 6 juillet 1906, p. 739.
Note sur deux cas de sarco'ides sous-cutanées. Annales de dermatologie et de syphiligraphie, février 1917, p. 11 3 . (En collaboration avec M. Bord.)
Dans ces diverses notes, dont les premières ont été publiées au moment où les travaux de M. Darier venaient de faire connaître les tuberculides, j’ai rapporté une série de faits qui, sous des noms divers (tuberculides, lichen scrofulosorum, sarcoïdes, érythème induré) rentrent dans un même groupe morbide, auquel convient le nom générique de tuberculides.
Insistant sur la diversité d’aspect de ces affections, j’ai particulièrement noté la multiplicité des formes objectives qu’on peut trouver
réunies chez un même malade. Certains sujets forment de véritables cartes d’échantillon des tuberculides, et, résumant sur eux-mêmes la nosographie tout entière de ce groupe morbide, donnent la démonstration de son unité et des affinités des divers types qui le constituent.
Ces notes complètent mes études sur l’érythème induré.
Angio-kèratome des mains, télangiectasies du nez chez un sujet atteint d’asphyxie locale des extrémités. Bulletin de la Société française de dermatologie et de syp/iiligraphie, io novembre 1892, p. 414.
Cette observation est une des premières publiées après le mémoire où Mibelli a fait connaître le type clinique constitué parle développement sur les doigts des taches vasculaires surmontées d’une production cornée de forme conique. Par le peu de développement des lésions épidermiques, elle vient à l’appui de l’opinion de Mibelli, à savoir que l’altération vasculaire est la première en date, l'occasion et la cause de la production papillomateuse. L’asphyxie locale des extrémités a joué un rôle prédisposant dans le développement du syndrome angio-kératome.
Lupus éléphantiasique du membre supérieur, consécutif à une tuberculose des os de la main compliquée d’érysipèle récidivant. Bulletins et mémoires de la Société médicale des hôpitaux , i 5 mai 1896, p. 449 -
Gommes tuberculeuses lymphangitiques consécutives à une dactylite tuberculeuse. Le Musée de l’hôpital Saint-Louis. Livraison n" 36 , parue en mars 1897.
Traitement du lupus érythémateux. Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie , 19 mai 1894, p. 23o.
B) Lèpre.
La prophylaxie de la lèpre dans les pays où elle n’est pas endémique. Conférence internationale de la lèpre. Berlin. 1897, et Annales de dermatologie , octobre 1897, p. 1001.
Étude faite à l’occasion de la première conférence internationale de la lèpre.
La fréquence croissante des cas de lèpre dans un grand nombre de
pays, notamment en France, résulte de l’importation des cas exotiques et non du développement autochtone de nouveaux cas; l’histoire, démontre cependant que la lèpre peut devenir, .pour un temps pins ou moins long, endémique dans des pays où elle ne l’était pas.
11 y a donc lieu de prendre des précautions pour prévenir son développement dans des- régions où elle n’est pas actuellement endémique.
Ces mesures, pour ne pas entraver les relations internationales et ne pas établir inutilement des rigueurs excessives, doivent être les suivantes :
Examen minutieux des militaires, marins, fonctionnaires rentrant dans la métropole après séjour dans les paj r s où règne la lèpre, examen qui doit être répété à intervalles plus ou moins réguliers;
Signalement, par les autorités dont dépendent ces militaires et fonctionnaires, au service des épidémies de leur résidence, des sujets reconnus lépreux, auxquels ce service doit donner les instructions nécessaires et faciliter l’admission dans les hôpitaux;
Mise en traitement dans les hôpitaux de tous les lépreux ne pouvant recevoir à domicile les soins nécessaires;
Facilités données à tous les lépreux pour la désinfection par les services publics de leurs linges et vêtements.
Un cas de lèpre systématisée nerveuse avec troubles sensitifs se rapprochant de ceux de la syringomyélie. Bulletins et mémoires de la Société médicale des hôpitaux, i 3 mars 1891, p. 121.
Un cas de lèpre tégumentaire d’origine espagnole, poussée éruptive
actuelle. Bulletins et mémoires de la Société médicale des hôpitaux, 12 mars 1897, P- 37^
C) Pyodermites.
Rôle du streptocoque dans la pathogénie de l’ecthyma. Comptes rendus des séances de la Société de biologie, 11 juillet 1896, p. 772. (En collaboration avec M. F. Bezançon.)
Contrairement à l’opinion généralement adoptée à cette époque où 1 ecthyma était attribué au staphylocoque, les recherches rapportées ici ont montré que le staphylocoque ne s’observe qu’en très petite quantité, et à 1 état de microbe d’infection secondaire. Au contraire, le streptocoque
a été rencontré 5 fois sur 6 cas étudiés et toujours en grande abondance, souvent en cultures presque pures. Dans les pustules petites et non ouvertes, il est particulièrement abondant et pur. Dans un seul cas, le streptocoque existait seul, et il s’agissait d’une pustule ouverte et desséchée.
Le streptocoque constaté dans les cultures a tous les caractères du streptocoque de l’érysipèle.
De l’impetigO. Union médicale , 3 1 août 1893, p. 289.
Dermatoses produites par des champignons parasites.
Sporotrichose.
Trois cas de sporotrichose dermo-hypodermique, dont un avec lésions du pharynx, du larynx et du tibia. Bulletins et mémoires de la Société médicale des hôpitaux, 19 mars 1909, p. 537. (En collaboration avec M. P. Gastinel, )
Sporotrichose du dos de la main [simulant objectivement le kérion tri-
chophytique. Bulletin de la Société française de dermatologie et de sypkiligraphie , 7 juillet 1910, p. 186. (En collaboration avec M. R.-J. Weissenbach.)
Nous avons fait connaître dans ces deux notes des formes non encore décrites ou mal connues de la curieuse et polymorphe mycose qu’est la sporotrichose.
Dans la première, nous avons spécialement attiré l’attention sur les lésions sporotrichosiques du pharynx dont il n’avait encore été publié que deux* observations.
Dans le second cas, remarquable par l’aspect des lésions, qui, objectivement, simulaient à s’y méprendre le kérion de Gelse, la marche lente de la maladie était incompatible avec la trichophytie et, dès le premier examen, nous avons émis l’hypothèse qu’il devait s’agir d’une autre mycose. La culture permit de reconnaître qu’il s’agissait de sporotrichose et le traitement par l’iodure de potassium amena une guérison rapide.
Malgré l’ancienneté de la maladie (2 ans 1/2) le foyer de la main était resté la seule localisation sporôtrichosique.
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