DARMATOSES PARASITAIRES D’ORIGINE ANIMALE
Sur la fréquence actuelle de la gale. Bulletin de l'Académie de médecine,
20 novembre 1917^. 601.
Cette note est destinée à montrer que la guerre actuelle a produit, comme toutes les guerres, une augmentation considérable des cas de gale, et cela non seulement aux armées, mais encore dans la population civile.
Le nombre des femmes traitées pour la gale dans les hôpitaux de Paris est monté de 1.428 pendant le 3 e trimestre 1914, à 6.694 pendant le 3 e trimestre 1917.
La transmission de la gale a lieu pendant les rapports sexuels; actuellement, elle se fait, très fréquemment, par l’intermédiaire des draps dans lesquels ont couché des galeux et qui, tant dans les cantonnements de l’avant que dans les hôtels et les garnis de l’arrière, ne sont pas lavés après le départ du premier occupant.
Elle se fait surtout par l’intermédiaire des soldats venus en permission : une augmentation très brusque de la fréquence de la gale dans le cours du 4 e trimestre de 1915 est la conséquence des permissions de détente qui ont commencé à être accordées en juillet 1915.
Elle est favorisée par la méconnaissance fréquente de la maladie le prurit étant attribué faussement à des troubles digestifs, et par l’insuffisance et l’incorrection des traitements institués.
Sur l’éruption provoquée chez l’homme par la gale du chat
Gazette des hôpitaux, 3 1 janvier 1911,
Les manifestations provoquées chez l’homme par la gale des animaux sont généralement peu connues et incomplètement décrites.
Ayant eu l’occasion d’observer en quelques mois 8 cas d’éruptions provoquées par le contact de chats atteints de gale sarcoptique, cas répartis sur 3 familles, j’ai cherché à en préciser les caractères.
Il s’agit de lésions papuleuses, à vésicules centrales, bientôt transformées en papules de prurigo, évoluant rapidement, disposées parfois sur une nappe rouge diffuse, et affectant parfois le type ortié ; nulle part on ne voit de sillons, ni de traînées de grattage, ni d’eczématisation, Le prurit est d’intensité variable, parfois excessive.
L’éruption peut être localisée aux points où se sont produits des contacts peu prolongés ou peu étendus avec l’animal infecté (par exemple chez des sujets ayant pris leur chat dans leur lit), ou généralisée, avec prédominance sur les régions recouvertes par les vêtements, allant en se dégradant sur le cou et la face, ainsi que sur les différents segments des membres pour laisser intacts les poignets, les mains, les cous-depied et les pieds.
ote sur une éruption prurigineuse, différente de la gale, observée chez des hommes ayant soigné des chevaux galeux. Bulletins et mémoires de la Société médicale des hôpitaux, 27 juillet 1917, p. 9' 13 .
La transmission de la gale du cheval à l’homme a été niée et les observations connues, souvent incomplètes, ne font pas mention de la dermatose prurigineuse très spéciale dont j’ai eu l’occasion d’observer un assez grand nombre de cas chez des soldats affectés à des infirmeries de chevaux galeux.
Cette éruption, qui occupe les avant-bras surtout à leur partie antérieure, la paroi antérieure du thorax et surtout la paroi abdominale antérieure et les flancs, les fesses et la région rétro-axillaire, affecte'le type érythémato-ortié à petits éléments, avec vésicule acuminée à leur centre, et se transforme rapidement en papule de prurigo. Elle débute brusquement, s’accompagne d’un prurit violent.
Elle s’observe très souvent dans les jours qui suivent l’arrivée à
l'infirmerie de gros lots de chevaux galeux et uniquement chez les hommes qui sont en contact avec ces chevaux.
Les études que je poursuis actuellement ne m’ont pas encore permis de déterminer quel est des divers parasites, de la gale équine, celui ^qui la produit.
Deux cas de mélanodermie avec pigmentation de la muqueuse buccale chez des sujets atteints de phthiriase et ne présentant pas les signes généraux de la maladie d’AddiSOn. Bulletins et mémoires de la Société médicale des hôpitaux, 18 décembre 189 ï, p. 69a.
Signalée par Greenhow et Ernest Besnier, la pigmentation de la muqueuse buccale accompagnant la mélanodermie phthiriasique avait peu attiré l'attention.
Les deux observations que j’ai rapportées dans cette note ont fixé ses caractères et, appuyées par les remarques faites à leur propos par M. Chauffard, établi qu’il peut se développer, chez les phthiriasiques, en dehors de tout soupçon de maladie d’Addison, des taches pigmentaires de la muqueuse buccale : ces taches d’un brun jaune, ou brunâtres, occupent le voile du palais et la face interne des joues.
La simple constatation de taches pigmentées de la muqueuse buccale ne peut donc suffire à baser le diagnostic de la maladie d’Addison et à la différencier de la phthiriase des vêtements avec mélanodermie, constituant le complexus décrit par Greenhow sous le nom de maladie des vagabonds.
Note sur un cas de ladrerie humaine oligocystique. Bulletins et mémoires de la Société médicale des hôpitaux, a6 février 1897, P* a 9 ^-