‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 7 sur 10 · IS · texte numérisé non relu

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isopropylique en un carbure d'hydrogène qui d'après

ses expériences est identique avec celui qu’on obtient en traitant la mannite et la duloite par l’acide iodhydrique à la température de 270 degrés.

L’auteur a déterminé la constitution du sucre de lait en montrant que cette substance pure ou modifiée par les acides engendre en fixant de l’hydrogène à la fois de la duloite et de la mannite, tandis que la galactose ne reproduit que de la duloite ; il en résulte donc que le sucre de lait est une sorte d’éther mixte résultant de l’union de deux glucoses différents tous deux, cristallins et dextrogyres. Enfin il résulte de l’ensemble de ce travail que tous les glucoses sont à la fois des alcools pentatomiques et des aldéhydes monoatomiques.

Dans la seconde partie de ce mémoire l’auteur montre par la comparaison des résultats qu’il a obtenus que les éthers de la dulcite appartiennent à deux séries, les uns étant les éthers de la dulcite, les seconds les éthers de la dulcitane ; les premiers régénérant de la dulcite par la saponification, les seconds de la dulcitane. De plus, il est difficile en faisant agir le même réactif de transformer un éther d’une série en éther

ï)’popriétés voisines, elles s’en distinguent surtout parce qu’elles agissent toutes'énergiquement sur lalumière'polarisée.

XI'V. — Sur le pouvoir rotatoiré moléculaire de la quinine et de la cinchonine.

' (Bull.,Soc. chim., t. XX, p. 15, juillet 1873.)

L’auteur a repris avec le plus grand soin la détermination du pouvoir moléculaire de ces deux importants alcalis naturels, il a observé que la grandeur du pouvoir rotatoire de la cinchonine variait suivant que l’on combinait cette substance avec des acides difTérents. La dilution a une influence sensible; ainsi le pouvoir rotatoire de la cinchonine dans l’acide chlorhydrique, qui est de -|- 247’ pour une solution renfermant 10 p, 100 d’alcali, devient égal à -|-261’ dans les solutions renfermant 1/2 p. 100 d’alcali. Le pouvoir rotatoire varie peu dans les solutions de cinchonine dans l’acide sulfurique, il est constant pour les solutions de quinine dans le

L’auteur a de plus constaté que ces solutions salines ne changeaient pas de pouvoir rotatoire quand on les exposait à une vive lumière même pendant plusieurs mois,

X'V. — De la mannlte et de ses éthers.

(Thèse pour obtenir le titre de pharmacien. Paris, juin 1873).

L’auteur décrit dans ce mémoire un nombre considérable de dérivé nouveaux de la mannite, comparables à ceux de la dulcite, composés de même formule, de propriété voisines, mais cependant distinctes et appartenant comme eux à deux séries d’éthers. Il s’est principalement attaché à faire voir

que ces àhèrs possèdent tous le pouvôir rotatoirei tantôt à gauche, tantôt à droite. lia constaté pour l’un d’eux que en même temps que le pouvoir rrotatoire apparaissait ou constatait d’une autre part la dissimétrie moléculaire. Cette substance, la mannite dichlorhydrique, présente dès facettes hémiédriques plagièdres.

Enfin, en calculant le pouvoir rotatoire. de la mannite dans ses. combinaisons actives, on trouve les nombres les plus dissemblables variant de — 4, 5 à -t- 105°, tandis que le composé naturel à un pouvoir rotatoire sensiblement nul, soit qu'on l’extraye de la manne, soit qu’on le prépare avec le glucose do pouvoir rotatoire égal à -|- 57,0 ou le sucre de canne interverti .lévogyre, ou bien encore le sucre do lait dextrogyre.

XVI. — Sur les alcools contenus dans les eaux sûres des amidonniers et dans les produits de la fermentation butyrique des glucoses.

(Comptes-rendus, t. LXXVIII, p. 1145, avril 1874.)

J'ai examiné les produits qui se forment dans diverses fermentations des sucres s’accomplissant à l’aide d’organismes différents de la levure de bière. J’ai constaté que l’alcool de l’eau sûre des amidonniers est formé pour un quart d’alcool ordinaire, moitié d’un alcool propylique, normal inactif, le reste étant de l’alcool butylique ordinaire de fermenta-

' L’alcool qui se forme pendant la fermentation butyrique dos sucres, fermentation accompagnée d’un dégagement d’hydrogène, et qui forme d’après M. Berthelet une proportion notable des produits de la transformation du glucose présented’après mon analyse une oomposition analogue à la précédente.-

J’ai insisté sur deux points : le premier que l’alcool propylique normal formé dans les conditions précédentes n’a pas d’action sur la lumière polarisée, ce qui en fait un isomère de celui quel’on rencontre en petite quantité dans les résidus des eaux-de-vie de marc, ou ce qui tend plutôt à montrer que l’alcool propylique de fermentation ne doit son activité qu’à la présence de petites quantités d’alcool amylique actif.

En second lieu, j'ai fait remarquer que cet alcool propylique, produit le plus aiondant, est simplement isomérique avec l’alcool isopropylique, produit volatil également le plus abondant de l’hydrogénation des sucres ; les milieux dans lesquels les deux alcools prennent naissance étant des milieux réducteurs et où l’on constate un dégagement constant d’hydrogène libre.

XVJI. — Sur le pouvoir rotatoire de la mannite.

(Comptes-rendus, t. LXXX, p. 120.)

M. Vignon avait constaté que la mannite, dont les solutions aqueuses n’exercent pas d’action sensible sur la lumière polarisée prenait lorsqu’elle est dissoute en présence de borax ou d’acide borique un pouvoir rotatoire considérable, et en appliquant aux mélanges de borax et de mannite la formule donnée pour calculer le pouvoir rotatoire de l’acide tartrique dissout en présence d’acide borique, il en avait conclu pour la man ■ nite l’existence d’un faible pouvoir rotatoire, lévogyre.

J’ai alors constaté que non-seulement le borax, mais aussi les autres borates solubles donnent avec la mannite des solutions actives. Certains borates insolubles se dissolvent à la faveur de la mannite, mais toutes ces substances sont en réalité de véritables combinaisons de la mannite, et dont il

est très-difficile et même impossible d’extraire la mannite; elles rentrer.tdone dans le cas des éthers de la mannite qui ont tous le pouvoir rotatoire.

Enfin les alcalis caustiques ajoutés aux solutions de mannite leur communiquent le pouvoir rotatoire mais lévogyre.

Il restait donc à rechercher si la mannite avait réellement en solution aqueuse le pouvoir rotatoire. C’est ce que j’ai pu constater en me servant de solutions sursaturées et sous une épaisseur de 3 mètres. Ce pouvoir rotatoire ;est trèsfaible ainsi qu’on devait s’y attendre et dextrogyre, c’est-à dire de sens opposé à celui que M. Vignon avait déduit de l’examen des composés de mannite et de borax.

XVIIl. — Études sur la mannite.

(-4.nn. chim. et phys, 5" série, t. VI.)

Dans ce mémoire sont décrits un grand nombre d’éthers nouveaux de la mannite et de la mannitane. Un certain nombre cristallisent et leur forme cristalline a été déterminée. J’ai constaté que le produit de déshydration de la mannite ou mannitane n’était pas un corps unique, mais un mélange de plusieurs mannitanes de pouvoirsrotatoire différents dontl’une cristallise, parfaitement dans le système olino-rhombique. Enfin, on établit qu’il n’existe aucune relation simple entre le pouvoir rotatoire de la mannite et ceux de ses dérivés.

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