Gangrène dans les fractures
(Thèse de Paris, as™, i« «eût.)
L’auteur, après avoir soigneusement étudié les gangrènes d’origine mécanique, s’attache surtout à la description des gangrènes d’ordre chimique ou infectieuses, par altération ou intoxication du sang. Le premier en date il décrit comme une lésion microbienne due au Bacterium termo (p. 48) la gangrène foudroyante. Sa thèse a été publiée trois mois avant le travail de M. Enrico Bottini, comme l’a fait remarquer M. Trélat à l’Académie de médecine.
Voici comment M. Forgue (dans sa thèse d’agrégation, 1886, Des septicémies gangreneuses) apprécie (p. 28) les idées de l’auteur sur ce point : « C’est dans ce travail que la théorie des germes fait sa première apparition (1870) dans la pathogénie des gangrènes septiques. C’est donc une phase nouvelle de la question qui s’ouvre. C’est désormais une direction nouvelle des recherches pathogéniques. »
Plus tard paraîtront les importants travaux de l’École lyonnaise (MM. D. Mollière, Tédenat (1879), Triffaud, Chauveau et Arloing, thèse de Courboulès, 1883, Lyon).