‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 13 sur 30 · SYPHILIS · texte numérisé non relu

SYPHILIS

CHANCRE (S YPHILOME PRIMAIRE). - SYPHILIDES.

- SYPHILOMES. - SYMPTOMATOLOGIE, ANATOMIE, PATHOLOGIE GÉNÉRALES DE LA SYPHILIS.

Anatomie pathologique du chancre syphilitique et des syphilides secondaires de la peau et des muqueuses.

Le résultat de mes recherches sur ce sujet, entreprises d’abord en 1878 à Lourcine, dans le service de mon maître, M. V. Gornil, et poursuivies depuis cette époque dans le service de mes maîtres, MM. Vulpian et Lailler, à La Charité et à l’hôpital Saint-Louis, se trouve relaté dans les travaux suivants, dont l’analyse a été donnée plus haut (voir pages 20 à 30) :

« Altération spéciale des cellules épidermiques. (Archives de physiologie, 1878.) — ” Avec deux planches en chromo-lithographie ;

» Contribution A C élude de la formation des pustules et des vésicules sur la peau et les » muqueuses. (Archives de physiologie, 1880.) — Avec deux planches en chromo- » lithographie;

» Contribution à l'étude de la structure et du développement des productions pseudo- » membraneuses sur les muqueuses et sur la peau. (Archives de physiologie, 1880.) —

J’étudie dans ces différents travaux les lésions du chancre infectant, des syphilides papuleuses de la peau et des muqueuses, des papules opalines, vésiculeuses

et diphthéroïdes des muqueuses, des syphilides pustuleuses et en particulier des syphiüdes ecthymateuses et varioliformes ; et j’insiste surtout sur les lésions épidermiques observées à la surface de ces différentes lésions. — Je montre que ces lésions épidermiques ne présentent aucun caractère spécifique dans leur aspect, que ce sont des lésions de vésico-pustulation ou d’altérations épithéliales aboutissant à la formation de fausses membranes et dépendant du processus général que j’ai décrit sous le nom de : « Altération cavitaire des cellules épidermiques.» — Je décris l’histologie spéciale de ces différentes lésions de la syphilis, et explique

» Saint-Sauveur. — Progrès médical 1885 et vol. A. Delahaye et Lecrosnier , éditeurs,

» Paris, 1886) une étude très détaillée appuyée sur un grand nombre d’observations » recueillies à la clinique des maladies cutanées et syphiliques du professeur Leloir.

» Après avoir insisté après son maître sur le polymorphisme du syphilôme en » général, et proposé avec Leloir de diviser les syphilômes en syphilômes réso- >. lutifs et en syphilômes non résolutifs, il fait une étnde historique détaillée des » lésions désignées par Leloir sous le nom de : Syphilôme chancrifortne et qui » comprennent les indurations de récidive de Fournier et Hutchinson, le chancre » redux de Fournier, l’induration satellite, etc., — vient ensuite une excellente » étude clinique de ces syphilômes chancriformes. Il en fait cadrer l’évolution dans » celle qu’è décrite Leloir dans ses leçons sur la syphilis à propos du chancre » en général ; et montre que ces syphilômes chancriformes peuvent, comme le » chancre infectant, être résolutifs ( syphilôme irosifou ulcéreux) ; ou non résolutifs » (syphilômes chancriformes ulcéreux par nécrose partielle ou totale du néoplasme et . » même par nécrose totale du néoplasme avec nécrose légère des tissus ambiants). Ces » syphilômes chancriformes peuvent se montrer è n’importe quelle période de la » syphilis ; on les voit appaître avant l’apparition des accidents secondaires,*

» dans le cours de ceux-ci; ils peuvent se montrer dans les périodes les plus » tardives de la vérole. A quelque époque qu’ils se montrent ils simulent absolument » le chancre, d’où le nom de syphilôme chancriforme que leur donne Leloir. Ils » s’en distinguent ; par ce fait que chez eux l’induration, le néoplasme, précédent » l'ulcération contrairement à ce qui se passe pour le chancre infectant ; par » l’absence d'adénopathie en général. — Chose curieuse, et sur laquelle a beau- » coup insisté le professeur Leloir dans ses leçons sur la syphilis ; l’apparition du ». syphilôme chancriforme survenant au niveau ou immédiatement à côté du siège » de l’ancien chancre précède souvent l’explosion d’autres accidents syphilitiques ;

» ce réveil local du virus annonce souvent une poussée nouvelle d’autres manifes- » tâtions syphilitiques. On conçoit donc qu’il faille toujours se méfier des syphilômes » chancnformea dans les prétendues syphilis doublées ; et avoir toujours présente » à l’esprit leur possibilité dans certaines prétendues syphilis malignes précoces.

» La connaissance précise de l’aspect et de l’évolution des syphilômes chancri- » formes est de la plus hante importance au point de vue de la pathologie » générale de la syphilis, comme l’a montré Leloir.

Ces signes nouveaux, auxquels je propose de donner le nom de : Signes de râclage , consistent en ceci :

Dans le chancre infectant comme dans therpès on trouve en examinant les produits de ràclage de la surface du chancre, des cellules épithéliales altérées. Dans le chancre simple, au contraire, comme il y a ulcération et non exulcération, on. trouve simplement dans les produits de râclage de la surface de la lésion, des débris dissociés du tissu conjonctif du derme, mais pas de cellules épithéliales

Lorsque le chancre infectant devient ulcéreux par nécrose partielle ou totale du néoplasme, il est évident que l’on,trouvera alors, comme dans la chancrelle, du :: tissu conjonctif nécrosé, en examinant les produits de râclage.

Leçons sur la syphilis professées à l’hôpital Saint-Sauveur, (In-8" de 213 pages avec onze figures originales intercalées dans le texte. Paris, A. Delahayeet Lecrosnier, éditeurs, 1886.)

Voici en quels terme M. E. Vidal fend compte de ce livre, dans la présentation " qu'il en a faite en mon nom, le 27 juillet 1886, à l'Académip de médecine de Paris :

« J’ai l’honneur de faire hommage à l’Académie, de la part de M. le docteur » Henri Leloir, professeur de clinique des maladies cutanées et syphilitiques à la » Faculté de médecine de Lille, de ses leçons sur la syphilis, professées à l’hôpital » Saint-Sauveur. L’auteur a réuni en un volume les leçons cliniques dont il avait » publié une partie dans le Progrès médical (en 1888-86). C'est en quelque sorte, une » nouvelle édition revue, corrigée, augmentée, avec onze figures originales. :

» Très au courant des progrès de la science dont les plus récentes acquisitions » sont très clairement exposées et résumées dans ces leçons, M. Leloir a su joindre

ait connaître deux

» Dans la leçon sur le diagnostic du chancre, l'auteur » signes diagnostics nouveaux :

» 1“ Le signe de l expression du suc , dont l’exactitude a été vérifiée ultérieu- » rement par MM. Diday et Doyon, pour distinguer l’herpès avec œdème de » l’induration du chancre infectant ;

» 2° te signe du raclage , dont l’utilité a été vérifiée par le docteur Baiser.

» Dans l’inépuisable champ de l’étude de la syphilis, après les belles recherches » de son maître M. Coriiil, après les beaux travaux de M. Fournier, pour ne parler » que des plus récents, le savant professeur de la Faculté de Lille a trouvé des » faits anatomo-pathologiques et cliniques nouveaux et utiles à signaler. » —

Il m'est impossible de donner ici un résumé suffisamment succinct de ce volume. Je me bornerai à en reproduire la table des matière.

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