‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 27 sur 30 · BLENNORRHAGIE · texte numérisé non relu

BLENNORRHAGIE

Contribution à l’étude du rhumatisme blennorrhagique.

(Journal des connaissances médicales 1878 et Brochure. Ollier Henry, éditeurs, Paris 1878).

Ce travail, appuyé sur quatorze observations de rhumatisme blennorrhagique (forme subaigüe et chronique), et sur sept observations de rhumatisme subaigu franc, recueillies par moi pour la plupart dans le service de M. Vulpian à la Charité, m’a conduit aux conclusions suivantes :

Le rhumatisme blennorrhagique subaigu et le rhumatisme subaigu vulgaire, présentent la plus grande analogie clinique dans leur siège, leurs symptômes, leur marche, leur durée, leur terminaison. Seul, l’état de l’urèthre peut, dans nombre de cas, permettre de poser le diagnostic : rhumatisme blennorrhagique.

Le traitement par le salicylate de soude n’a sur le rhumatisme blennorrhagique et sur le rhumatisme subaigu ordinaire qu’une action des plus minimes, et de durée toujours très courte.

On voit parfois des sujets atteints de rhumatisme blennorrhagique, à la suite d’une chaude-pisse, être pris plus tard d'accidents simulant absolument le rhumatisme blennorrhagique, bien que leur urèthre soit absolument sain depuis longtemps.

Ce travail renferme en outre une observation unique (je pense) d’arthrite cervicale avec pacliyméningite Consécutive, secondaire au rhumatisme blennor-

rhagique ; et deux observations d’érythème survenu dans le blennorrhagique.

du rhumatisme

Leçons sur l’infection générale blennorrhagique.

(Ces leçons ont été professées en 1888-1886, à l’hôpital Saint-Sauveur, à propos de malades de ma clinique.)

Le sujet atteint d’une blennorrhagie est un malade porteur d’un foyer d’infection. , Dans nombre de cas l’infection demeurant localisée se bornera à déterminer une simple inflamation de l’urèthre et des organes voisins. Mais souvent, les produits ' infectieux se résorbent, et leur résorbtion pourra produire des phénomènes généraux ou locaux plus ou moins intenses. — Ceux-ci pourront n’être caractérisés que par une fièvre très légère avec un peu d’embarras gastrique et d’anémie parfois accompagnée d’engorgements ganglionnaires multiples (fréquents'surtout chez les jeunes sujets). — A un degré moyen de l’infection générale, on verra survenir une fièvre plus forte avec état gastrique plus prononcé, rhumatisme blennorrhagique, érythèmes, ophthaimie du rhumatisme blennorrhagique, sciatique ' blennorrhagique, etc. — Enfin, cette infection générale pourra se manifester par des phénomènes beaucoup plus graves : rhumatisme blennorrhagique intense, complications viscérales, phénomènes nerveux, fièvre intense, etc.

Dans d’autres cas l’infection se fait d’une façon plus lente, plus torpide, plus chronique, et détermine des phénomènes variant depuis l’état anémique avec douleurs rhumatoïdes vagues et adénopathies multiples jusqu’au rhumatisme subaigu ou chronique, plus ou moins localisé ou généralisé, pouvant durer des mois et des années même.

L’infection blennorrhagique détermine souvent, chez les jeunes sujets, l’apparK tion d’adénopathies multiples, plus ou moins indolentes, non-seulement inguinales, mais souvent cervicales, lesquelles avec l’état que présentent souvent ces sujets: donnent aux malades l’apparence de sujets lymphatiques. —L’ophthalmie blennorrhagique s’accompagne souvent d’un engorgement douloureux du ganglion lymphatique préaùriculaire ; elle peut amener (par infection générale) l’apparition d’un rhumatisme blennorrhagique comme l’a montré M. A. Testelin.

CHANCRE SIMPLE (CHANCRELLE)

Du diagnostic du chancre simple avec le chancre infectant et avec l’herpès.

Cette clinique a été professée en 1885 et reproduite en partie dans mon livre : Leçons sur la syphilis, Paris 1886, pages 142 à 154.

Du chancre simple, de ses variétés anormales, et en particulier du chancre simple papuleux.

Cette clinique professée en 1885 a été reproduite en partie dans mon livre : Leçons sur la syphilis, pages 145 à 147, et dans la thèse qui.a été faite, sous ma direction,sur ce sujet, par l'un de mes élèves, M. Baude : Contribution à l’étude du chancre simple. — Du chancre simple papuleux. (Thèse de Lille, 1886.)

Voici d’ailleurs l’analyse de cette thèse telle qu’elle est parue dans le Journal des connaissances médicales, en 1886.

« Cette variété très-rare a été' étudiée par M. Baude dans la clinique des » maladies cutanées et syphilitiques du professeur Leloir, sous la direction de ce » maître qui a traité cette question dans ses leçons sur la syphilis. (Paris 1886, » A..Delahaye.)

» Dans cette variété, le chancre simple, au lieu de débuter par une pustule » rapidement suivie de l’ulcération caractéristique, se montre sous l’aspèct d’une » ou de plusieurs petites papules légèrement acuminées et à base molle. — Remar- » quables par la lenteur de leur évolution, elles peuvent diminuer et disparaître

» minuscule qui d’abord n'est visible qu'à la loupe, augmente progressivement » et est constituée histologiquement par l’altération des cellules épidermiques, » décrite par Leloir sous le nom « i’altération cavitaire ». Finalement il se produit » une ulcération chancrelleuse classique, ne dépassant guère l’étendue de la » papule primitive.

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