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MALADIES DU SYSTEME NERVEUX

ment sains en arrière de la coupe pariétale ; et pourtant, dès le deuxième jour, se montrèrent des eschares précoces. Ce fait est donc en opposition avec l’opinion de M. Joffroy, pour lequel les eschares précoces coïncideraient toujours avec des lésions des parties postérieures du cerveau, des lobes occipitaux en particulier.

Examen histologique d’un nerf sciatique dans un cas de sciatique chronique.

Il s’agit d’un malade du service de M. Raynaud, atteint de sciatique chronique ancienne du côté gauche. L’examen histologique de tout le nerf sciatique ne m’a permis de constater aucune lésion du nerf, sauf un degré assez prononcé de dilatation des vaisseauxsanguins, et une légère tendance h la prolifération du tissu conjonctif du nerf, avec présence de nombreuses cellules migratrices au niveau de la partie supérieure du nerf. Cette note que j’ai communiquée à M. Raynaud a été lue par lui dans ses cliniques (inédites) de La Charité (1880.)

Hémiplégie droite et aphasie très légère. — Destruction presque complète de la troisième circonvolution frontale gauche. — (flulktins de la Société anatomique, février 1881.)

Cette observation recueillie par moi dans le service de M. Vulpian, à la Charité, pourrait sembler an premier abord, contraire ii la théorie des localisations cérébrales (le malade était droitier). — Comment expliquer en effet, une aphasie aussi légère chez un sujet dont la circonvolution de Broca était aussi profondément altérée? L’objection perdra beaucoup de sa valeur, si l’on se souvient que la partie supérieure et postérieure, en forme de coin, de la troisième circonvolution frontale gauche était intacte sur une surface grande comme une pièce de cinquante centimes.

Contribution à l’étude des atrophies musculaires d’origine spinale produites par des lésions nerveuses périphériques. — (Mémoire présenté ii l'appui de ma candidature de Membre titulaire delà Société anatomique.- — Bulletins de la Société anatomique , mars 1881, et Progrès médical, 1881.)

Ce travail, appuyé sur des observations que j’ai recueillies dans le service de M. Vulpian, à la Charité, constitue un appoint à l’étude des atrophies musculaires

du nerf irrité. Elle peut envahir plus ou moins rapidement tous les muscles du membre lésé (l’altération spinale secondaire envahissant les régions de la substance grise de la moelle en rapport avec tous les nerfs du membre.) Llatrophie peut ne pas se limiter aux muscles du membre lésé, mais envahir plus ou moins rapidement d’autres muscles, en général les muscles du membre symétrique. Elle peut même s’étendre, envahir d’autres muscles, les autres membres, en général d’une façon symétrique, et devenir le point de départ d’une véritable atrophie musculaire progressive.

Il faut admettre dans ces cas, que l’altération spinale produite par l’irritation périphérique, quelle que soit d’ailleurs la façon dont agit cette irritation, ne s’est pas limitée à la portion de la substance grise en rapport avec ies nerfs du membre lésé, qu'elle s’est étendue plus ou moins rapidement à des régions plus éloignées de la moelle.

Dans ces variétés d'atrophies musculaires.il existe le plus souvent, outre l’atrophie musculaire, d’autres phénomènes (douleurs, troubles trophiques, etc.), indiquant que dans ces cas la substance grise spinale est prise d’une façon plus étendue, et en quelque sorte plus irritative que dans les atrophies musculaires progressives ordinaires.

Enfin, dans ces amyotrophies d’origine périphérique, l’atrophie musculaire évolue plus rapidement que dans les amyotrophies ordinaires ; les muscles se pren-

coupes transversales de la moelle semble indiquer un peu d’atrophie de la médullaire grise du côté gauche.

Cette note que j’ai communiquée à M. Bochefontaine, a été publié

pages 296 et 297 de son travail intitulé : Ectromélie unithoracique .

physiologie , 1881.

Cas de paralysie labio-glosso-laryngée.

Cette observation, que j’ai recueillie dans le service de M. Vulpian à a été publiée par M. Déjerine dans son travail intitu Paralysie labio-glosso-laryngée. Archives de physiologie, 1883.

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