‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 30 · ANATOMIE ET PATHOLOGIE GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

ANATOMIE ET PATHOLOGIE GÉNÉRALES

Altération spéciale des cellules épidermiques. (Société de biologie,

30 mars 1878.) — Avec figures intercalées dans le texte.

Cette altération (que j’ai étudiée à l'hôpital de Lourcine sous la direction de M. Corail et qui n’avait pas encore été décrite), consiste dans l’apparition d’un espace clair, débutant entre le noyau et le protoplasma de la cellule épidermique. (Au niveau de la zône hyaline centrale périnucléaire de Ranvier.) Cet espace va toujours en augmentant aux dépens do protoplasme et transforme la cellule en une cavité renfermant un noyau plus ou moins altéré (altération cavitaire).

Mode spécial d’altération des cellules épidermiques. (Société de biologie, il Mai 1878.) — Avec figures intercalées dans le texte.

Ce travail, constitue .la suite du précédent. Il montre que cette altération des cellules épidermiques est caractérisée par l’augmentation considérable de la zône hyaline périnucléaire ; par la disparition du protoplasme qui n’est plus représenté

; dont les conclusions ont été entièrement adoptées par les histologistes igistes français et étrangers :

an à l’étude de la formation des pustules et des vésicules sur et les muqueuses. (Archives de physiologie , 1880.) — Avec deux en lithographie.

et présentent une tendance manifeste h la prolifération. On observe, autre part, que les vaisseaux du derme sont gorgés de globules blancs, et l'on ouve dans le tissu conjonctif un assez grand nombre de globules blancs situés irtout autour des vaisseaux, et qui sont très probablement un produit de apédèse.

< A la rougeur succède une plaque opaline caractérisée histologiquement par te dégénérescence cavitaire plus avancée, qui aboutit à la formation d’un réticu-

niveau de la région malade : c’est l’angine catarrhale de Trousseau.

» L'altération continuant au contraire à évoluer, aboutit à la formation de la plaque blanche ou fausse membrane blanche, opaque. Ici, le réticulum épithélial se détruit et se dissocie, envahi par les liquides et le pus venus du derme ; cet exsudât fibrino-purulent de plus en plus abondant, vient constituer à la surface du réticulum désagrégé une couche fibrino-purulente : c’est l’angine pseudomembraneuse, de Trousseau. A cette période, une fausse membrane présente donc une couche superficielle fibrino-purulente, une couche profonde constituée par le réticulum épithélial désagrégé, renfermant dans ses mailles de la fibrine coagulée et du pus.

» A un degré plus avancé, on a la fausse membrane gris-jaunâtre. Ici le réticulum épithélial de plus en plus désagrégé, n’existe plus que dans les parties profondes de la fausse membrane. Celle-ci .est alors presque uniquement constituée par un exsudât fibrino-purulent, renfermant du mucus, des débris du réticulum épithélial primitif qu’il refoule vers la surface des cellules épithéliales granulo-graisseuses, et parfois des parasites et des globules rouges altérés.

> véritable nécrose du derme par suite de la compression des vaisseaux par les » globules blancs et l’exsudât fibrineux qui les entourent ; cette nécrose a pour » conséquence l'ulcération et la gangrène, terminaisons heureusement exception-

» En résumé, la fausse membrane, d'origine purement épithéliale au début,

» devient plus tard une fausse membrane mixte (épithéliale et fibrino-purulente),

» puis presque uniquement une fausse membrane fibrino-purulente, indiquant une » lésion d'autant plus avancée que le réticulum épithélial est plus altéré. Les » auteurs ont donc été trop exclusifs en admettant uniqnement soit la théorie » exsudative, soit la théorie épithéliale, comme mode de déformation de la fausse » membrane.

» Un fait important qui se dégage des recherches de Leloir, c’est la banalité de » la fausse membrane et l’impossibilité de résoudre par le microscope le diagnostic » entre la pseudo-membrane diphtéritique et la fausse membrane herpétique, par » exemple. La structure et le mode d’évolution sont les mêmes dans les différents

» Enfin, comme conclusion de son travail, l’auteur fait un rapprochement,t » intéressant entre le processus de la vésiculation et de la pustulation, et celui de » la fausse membrane. Le processus est le même dans les deux cas et se résume.

» en deux altérations fondamentales : l'altération cavitaire des cellules épithéliales,

» qui aboutit à la formation d’un réticulum épithélial ; l’exsudât fibrino-purulent : » venant du derme qui désagrège et détruit le réticulum. Toute la différence réside » dans la persistance de la couche cornée qui forme une barrière à l’exsudât dans » la pustule. On pourrait donc théoriquement comparer une petite pseudo-mem- » brane à sa troisième période, à une vésico-pustule dont on aurait enlevé la » couche cornée. Dans les deux cas, l’altération est d’origine irritative, que l’agent » irritant soit externe ou interne. La persistance de la cause irritante, la virulence » du sangetdelalymphe, expliquent peut-être pourquoi dans les diphthéries toxiques » les fausses membranes ne cessent de se reformer, tandis qu’elles se désagrègent » pour ne plus reparaître dans d’autres états morbides passagers ou à la suite des » irritations externes par l’ammoniaque. »

J’insiste dans cette lettre sur la différence qui existe entre la transformation des cellules par dilatation vésicülèuse du nucléole (Corail et Ranvier) ; la coagulations-nécrose de Weigert, et l'altération que j'ai décrite sous le nom de cavitaire. L’altération cavitaire débute dans la zône hyaline centrale périnucléaire, transforme la cellule en une cellule d’apparence végétale, préside à la formation des vésicules

Analyse critique du mémoire

pigment dans la peau. Je montre l’importance dans l’histologie pathologique de la peau des recherches de Flemming sur la kariokinèse. J’insiste sur le rôle des lésions du système circulatoire et nerveux dans la production de certaines altérations cutanées. Comme je l’ai montré en 1881, dans mes travaux sur les affections cutanées d’origine nerveuse, on peut, après avoir comparé la peau à une glande étalée, diviser les phénomènes pathologiques qui se passent au niveau de la peau sous l’influence du système nerveux en : 1“ phénomènes trophiques purs; 2" phénomènes vaso-moteurs ; 3» phénomènes mixtes (trophiques et vaso-moteurs combinés). Avec cette division, on a une formule plus simple et plus physiologique pour comprendre les affections cutanées d’origine nerveuse et l'on explique plus facilement le polymorphisme des lésions élémentaires ainsi produites.

Je termine par des considérations générales sur la physiologie de l’épiderme, sur l'absorption cutanée et sur l’action des bains continus en thérapeutique.

Des lésions élémentaires de la peau. (BuUeün-médical</i&&1.) *

Ces leçons ont été professées en 1883-1886 à la Faculté de médecine de Lille (Clinique des maladies cutanées etsyphilitiques). Elles constituent l’un des chapitres d’un livre que je prépare sur les maladies de la peau et qui sera intitulé : Leçons sur les affections de la peau et des muqueuses adjacentes.

On ne peut dire dans le sens absolu du mot que l’étude des phénomènes objectifs d’une maladie cutanée est l’étude'des lésions élémentaires; car il ne faut pas confondre les difformités du tégument avec les lésions élémentaires de celui-ci.

H me semble plus pratique et plus commode de définir l’étude des lésions' élémentaires de la peau, V étude des boutons (lésions objectives primitives). En effet, en présence des importantes recherches anatomo-pathologiques, cliniques et expérimentales qui ont pour ainsi dire transformé la dermatologie dans ces dernières années, et qui l’ont fait passer d’une période synthétique dans une période analytique et scientifique, les classifications des lésions élémentaires, employées encore actuellement par les dermatologistes me semblent-elles devoir être modifiées en quelques points.

Voici la classification que je propose :

1° Taches. — Ce groupe n'existe pas dans les classifications courantes où les taches sont confondues avec les macules. Je réserve le nom de taches aux troubles

coloration du tégument. On peut les diviser en :

hypérémie active ou passive. Dans cette variétt dilatation vasculaire. Il n’y a pas de diapédèse. : B. — Macules congestives avec diapédèse. — I

sérum et de quelques éléments figurés du sang, elle toujours un peu saillante. Ce n’est plus à pr c'est une maeülo-papule congestive. Son type ei polymorphe au début.

, C. — Macules hématiques. — Leurs types cor de purpura.

3" Papules. — Je donne le nom de papules à du tégument, boutons plus ou moins saillants, persistants, (ce qui les distingue de certaines dii (ce qui les distingue de tubercules) J in i te

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