‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 7 sur 30 · MALADIES DE LA PEAU D’ORIGINE NERVEUSE. - TROPHONÉVROSES · texte numérisé non relu

MALADIES DE LA PEAU D’ORIGINE NERVEUSE. - TROPHONÉVROSES

Altération des nerfs cutanés dans le vitiligo. (Comptes rendus de C Institut, (Académie des Sciences), 16 décembre 1879.) — En collaboration avec M. Chabrier.

Altérations des nerfs cutanés dans un cas d'Ichthyose congénitale.

(Comptes rendus de I Institut (Académie des Sciences), 29 décembre 1879.)

Altérations des nerfs cutanés dans l’Ecthyma. (Comptes rendus de la Société de biologie, 7 février 1880.)

Voici le rapport sur ce livre qui a été lu à l’Académie de médecine, à propos du rapport sur le prix Godard en 1882, au nom d’une commission composée de MM. Hardy, Hérard; Moutard-Martin (rapporteur) :

» Arrivant à l’étude des faits particuliers, M. Leloir ne borne pas son rôle à » faire des études anatomo-pathologiques, et il cherche les preuves de l'origine » nerveuse des maladies cutanées, partout où il peut les trouver ; aussi, pour » chaque maladie particulière dont il fait l’étude, il recherche d’abord quelles » sont les preuves cliniques qu’il est permis d’invoquer, il les appuie par des » observations personnelles ou empruntées à ses maîtres, et enfin il en cherche Ira » confirmation dans l’anatomie pathologique. Nous ne suivrons pas M. Leloir dans » l’étude de chaque maladie de peau en particulier, mais nous le voyons dans » toutes celles qu’il étudie (vitiligo, ecthyma, pemphigus, ichthyose, eczéma), nous » le voyons, dis-je, dans les preuves cliniques, invoquer l’influence des trauma- » tismes survenus, des grandes émotions, des maladies névropathiques (hystérie,

» etc.), et ce n’est qu'après cette élude clinique, appuyée par des observations,

» qu’il se livre à une étude minutieuse de micrographie, et qu'il arrive ù constater

» des lésions des nerfs périphériques et quelquefois des racines médullaires.

» De ces études il croit pouvoir tirer cette conclusion que , cliniquement et » anatomo-pathologiquement, il a démontré que dans certains cas, le vitiligo,; » l’ecthyma, le pemphigus diutinus, des gangrènes cutanées, et peut-être » l’ecthyma, sont des affections d’origine nerveuse qui doivent être rapprochées » des autres affections cutanées d’origine trophique, zona, certains pemphigus

» aigus, lèpre, mal perforant, gangrène du décubitus aigu.

» Vulpian que les troubles trophiques de la peau, et les éruptions qui en sont la » conséquence, tiennent à la lésion de la substance grise de la moelle, ou à » l’interruption des fibres nerveuses des nerfs périphériques. Mieux vaut encore » citer la phrase de Vulpian : « On pourrait dire que ces altérations sont des » résultats de troubles de la nutrition dus à l’abolition ou à la diminution de l’action » trophique du centre nerveux dans les différents tissus. »

» Tel est le résumé de l’œuvre de M. Leloir, œuvre remarquable par la sagesse » et la maturité d’esprit de son auteur, qui ne s’est pas laissé entraîner au-delà des » limites d’une saine observation, et a fait faire un pas important à l'étude de » l’influence du système nerveux sur les maladies de la peau. Le champ n’est-il pas » ouvert à de semblables recherches sur la cause d’un grand nombre de maladies » externes?»

Depuis cette époque( 1881), poursuivant mes recherches sur les Affections cutanées d'origine nerveuse , j’ai publié les travaux et mémoires suivants :

Des affections cutanées d’origine nerveuse considérées au point de vue anatomo-pathologique et clinique. [Revue des Sciences médicales, 1882.)

Syncope locale des extrémités : Eczéma de la paume des mains et des doigts.

[Annales de dermatologie, 1882.) — En collaboration avec M. Merklen.

Des affections cutanées d’origine nerveuse. — Revue critique du travail de M. Schwimmer sur les : Neuropatischen dermatosen paru en 1882, à Vienne. [A males de dermatologie , 1882.)

Article : Trophonévroses. [Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, 1883.)

De l’ensemble dp mes recherches appuyées sur un grand nombre de faits cliniques et anatomo-pathologiques personnels et publiées dans mes différents mémoires précités (de 1878 à 1884), je suis arrivé aux résultats et conclusions originaux et nouveaux qui suivent :

1“ )’ai démontré lorigine i

r de différentes affections cutanées.

cas, de véritables trophooévroses cutanées. Mais il n’en résulte pas que l’on doive admettre qu’il en soit toujours ainsi, car des causes différentes peuvent produire des effets semblables.

2“ J'ai déterminé les lésions du système nerveux soit phériphériques, soit centrales qui sont en rapport avec l’apparition de ces affections cutanées.

3° J'ai montré que la névrite périphérique primitive dite parenchymateuse , joue souvent un rôle majeur dans la production de différentes trophonévroses cutanées.

4° J'ai insisté sur l’importance de la névrite périphérique primitive dite parenchymateuse au point de vue de la pathologie générale du système nerveux, et sur sa fréquence et son importance au point de vue des trophonévroses cutanées. T-.es travaux de MM. Gombault, Déjerine, Pitres et Vaillard , Schwimmer, Terrier

ides histologiques suivantes qui ont éclairé plusieurs questions anatomo-patho- ;iques et pàthogéniques encore obscures, ce sont :

L’Anatomie pathologique oes taches achromiques et hyperchromiques nu HUGO. (Loc'.dt., pages SI et 52) ;

de l’ighthyose serpentine. (Loc. dt.,page 72) ;

L’Anatomie pathologique

L’altération spinale suit une marche ascendante et menace d’envahir la région cervicale. Enfin, à la suite d'un traitement approprié dirigé contre la lésion spinale secondaire aux lésions nerveuses périphériques, je finis par obtenir la guérison du malade, la disparition progressive, successive, et presque en sens inverse de leur apparition des phénomènes nerveux et des troubles trophiques cutanés et musculaires.

Je relate ensuite plusieurs observations de ce groupe d’affections cutanées que je propose de désigner sous le nom de : « Affections cutanées d’origine spinale produites par des lésions nerveuses périphériques » que j’ai recueillies dans le service de MM. Vulpian et Fournier.

J’étudie la pathogénie de ces dermato-nevroses (en m’appuyant sur les expériences de MM. Brown-Séquard, Charcot, Vulpian, Hayem, etc. — Je décris les

produites par des lésions nerveuses périphériques. Et je montre que par leur siège, par la coïncidence des troubles trophiques musculaires et des'phénomènes nerveux qui les précèdent ou les accompagnent,, par leur date d’apparition ; par les phénomènes vaso-moteurs et les troubles secrétoires glandulaires qui coïncident souvent avec elles, ces dermatonévroses présentent un cachet particulier. Quant à leurs variétés objectives, elles sont multiples.

J’insiste ensuite sur l’importance de la connaissance de ce groupe de dermatonévroses au point de vue pronostic ; et j’indique quels doivent être selon moi les .moyens thérapeutiques à employer.

Je termine par un tableau d’après lequel je propose de classer provisoirement, . .au point de vue pathogénique, les affections d’origine nerveuse, en.général. Ce tableau complète celui que j’ai publié dans mon article : Trophonévroses où j’essaie . de classer les affections cutanées d'origine nerveuse au point de vue objectif.

Contribution à l'étude des affections de la peau d’origine spinale, produites par des lésions nerveuses périphériques.

Ce travail d’un de mes élèves, M. Masurel, Thèse de Lille 1887, reproduit en partie les cliniques que j’ai faites sur ce sujet.

Des dermatoses par choc moral. [Annales de dermatologie, 1887.)

Dans ees leçons professées en février 1887, à l’hôpital Saint-Sauveur, j’insiste sur la nécessité qu’il y a à distinguer les affections cutanées d’origine nerveuse secondaires à des émotions morales, en affections cutanées d’origine nerveuse ■secondaires à des émotions morales prolongées, de longue durée, et en affections cutanées secondaires à des émotions morales brusques, subites. violentes et de courte durée [chocs moraux). — L’existence des affections cutanées secondaires à des chocs moraux est indéniable dans bien des cas. — La relation de cause à effet entre l'ébranlement nerveux et la dermatose est loin d’être aussi nette pour les dermatoses considérées comme secondaires à des émotions morales prolongées ; ici la question est beaucoup plus complexe.

Je relate ensuite une vingtaine d’<

urticaire, eczémas, pemphigus, vitiligo, etc.), où par son début, quelques instants, quelques heures, quelques jours au plus après le choc moral, l’éruption cutanée doit être indéniablement considérée comme secondaire à l’ébranlement nerveux, au choc moral {peur, colère, etc., violentes).

J’essaie d’interprêter la pathogénie de ces dermatoses pas choc moral et je détermine la place qu'elles occupent dans mon tableau des affections cutanées d’origine nerveuse. J’insiste sur les principaux caractères cliniques de ce groupe : début brusque, subit (après Vébranlement nerveux), ou lorsque la dermatose ne succède pas immédiatement à l’ébranlement nerveux, apparition de troubles nerveux, divers, en particulier de phénomènes de névrose cutanée (, prurit, névralgies, etc.), qui annoncent pour ainsi dire l’éruption, pendant les quelques jours qui séparent la cause occasionnelle de l’effet, le choc moral de l’affection ; apparition rapide,

durée relativement courte, siège superficiel (jamais ces dermatoses ne deviennent

ulcéreuses, destructives ; elles sont en général superficielles, ce sont surtout des dermatoses vaso-motrices, catarrhales ou pigmentaires). Ces dermatoses sont en général fort prurigineuses et accompagnées de différents phénomènes de névrose cutanée. Elles sont plus fréquentes chez les femmes. Je montre néanmoins qu’une . émotion morale vive ne produira pas, en général, une affection cutanée chez un sujet non prédisposé ; de même qu’une irritation externe insuffisante pour déterminer un eczéma vrai chez un sujet non prédisposé, produira chez tel autre (prédisposé) un eczéma des plus rebelles. Je termine par quelques considérations thérapeutiques sur les dermatoses par choc moral.

Ces leçons se trouvent également reproduites dans la thèse d’un de mes élèves, M, Levêque, intitulée : Des maladies cutanées produites par un choc moral. ( Thèse de Lille, avril 1887.)

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