MALADIES DES GLANDES DE LA PEAU
t de préparations histologiques à propos
indéterminée, observée par moi en février 1881, dans le service de M. Vulpian à la Charité. L’étude de la malade, l'examen histologiqne de lambeaux cutanés malades recueillis par les procédés biopsiques, m'ont porté à faire de cette affection une maladie, non décrite encore, des glandes de la peau. Ce cas a été le point ée départ de mes recherches sur : « une variété nouvelle de périfolliculites suppurées, conglomérées en placards ».
Variété nouvelle de périfolliculites suppurées, conglomérées en placards.
(.Bulletins de la Société anatomique , 2 mai 1884 et Progrès médical , 27 juin 1884.)
Ce travail a pour but la description clinique et anatomo-pathologique d’une
Voici l’analyse qui a été faite de mon mémoire par MM. Corail et Ranvier [Manuel dhistologie pathologique , 2’ édition, page 831) :
« Leloir a décrit ( Société anatomique, mai 1884) une forme particulière de ces » périfolliculites en plaques, siégeant sur les régions glabres où la peau ne possède » que des poils follets, sur le dos de la main, au bras, etc. Cette affection est ■ caractérisée, 1 -' ' ’ . * -*•- ’ ’ ’ ’ - 1
» glandes sudoripares comme on le croyait, cette affection ayant été regardée par » plusieurs des médecins de l’hôpital Saint-Louis comme une hydrosadénite » conglomérée. L’épiderme est conservé à la surface de. toute la plaque, tout en » montrant dans ses diverses couches les altérations qui amènent la desquamation » ou la pustulation. La couche cornée, amincie, possède encore un grand nombre » de cellules avec un protoplasma et un noyau colorable par le carmin. La couche » granuleuse, épaisse, est chargée d’éléïdine. Le corps muqueux présente des » noyaux vésiculeux et des cellules migratrices qui s’accumulent quelquefois en » petits ilôts, surtout autour de l’orifice des follicules pileux.
» Les follicules pileux sont remplis de cellules épidermiques et de corpuscules » de pus granulo-graisseux ; parfois,, on y rencontre quelques poils plus ou moins » altérés, affectant des dispositions absolument irrégulières. Les muscles érecteurs » des poils ont disparu. Les follicules pileux sont quelquefois kystiques, et ils, J » apparaissent alors à l’œil nu comme des points jaunes ; mais le plus souvent, ils » se dilatent et ils s’ouvrent à la surface par les trous caractéristiques signalés » plus haut.
» Les plaques de la périfolliculite ne succèdent pas à l'eczéma et ne sont pas >' de nature trichophytique. Le pus qui s’en dégage contient des microbes compai râbles à ceux du phlegmon. Dans le sang des sujets atteints de cette affection,
» Leloir et Duclaux ont trouvé deux fois un microb.e qui, cultivé, se rapproche » beaucoup de celui que Duclaux a découvert dans le bouton de Biskra ; il se montre » sous la forme de points doubles et d’amas zooglœiques.
» Cette affection évolue en l’espace de six semaines environ et guérit par la » simple compression, sans laisser de cicatrices. »
Sur une variété nouvelle de perifolliculites suppurées et conglomérées en placards. (Annales de dermatologie , 28 août 1884.) - Avec deux planches en chromo-lithographie.
J’étudie, en détail dans ce mémoire, l’affection particulière de.la peau , non encore signalée ni étudiée par les auteurs, que j’ai désignée sous le nom précédent. Cette maladie n’est pas d’une rareté excessive.
Je démontre, par une série de faits cliniques et d’examens histologiques, que cette affection bizarre qui, souvent, a été .confondue avec d’autres affections
façon détaillée
et tendant à être détroit dans ce milieu, s'élimine (en partie au moins) p's et en particulier par les follicules pilo-sébacés sous forme de périfolliculit périfolliculites se rapprocheraient-elles par leur pathogénie de certains fui
Voici l'analyse de ce mémoire faite par M. Chambard, dans les Annales de dermatologie, 1883, page 668.
« Dans ce travail, MM. Leloir et Vidal divisent les acnés d’après leur pathogénie » en deux groupes :
» Les unes, l’acné rosée et certaines formes d’acné hypertrophique sont d’ori- » gine vasculaire et succèdent à des congestions répétées du derme.
» Les autres : acnés cornée, ponctuée, kystique, certaines formes d’acnés » hypertrophiques, sont dues à la rétention et à l’altération du produit du follicule » pilo-sébacé. Mais il peut arriver que ce produit, agissant comme corps étranger » et irritant, détermine une inflammation du follicule et de la région voisine ; ainsi » se forment les acnés suppurée, indurée, phlegmoneuse.
» Sous ne suivrons pas les auteurs dans leur description histologique, excel- » lente d’ailleurs, des différentes acnés; nous en signalerons seulement, d’après » eux, une forme peu connue : l’acné cornée, dans laquelle les follicules pileux,
» saillants et surmontés d’une pointe dure, se réunissent en plaques circonscrites.»,{
Une figure que nous avons communiquée à MM. Cornil et Ranvier et qui se
sur l’anatomie de l’acné hypertrophique, laquelle est à peine ébauchée par les auteurs. — Cette étude histologique nous permet de diviser l’acné hypertrophique en acné hypertrophique .variété glandulaire ; acné hypertrophique variété éléphantiasique ; acné hypertrophique variété mixte.
Anatomie pathologique de l'acné varioliforme confluente.
(Société anatomique , mai 1883.)
Dans l’acné varioliforme, il’ existe une évolution anormale des cellules des , glandes sébacées. Chaque lobule de l’acné varioliforme correspond à un cul de sac de la glande sébacée. Au niveau de ces lobules, le processus sébacé des cellules glandulaires est supprimé ; on voit à la périphérie des culs de sac des cellules correspondant aux cellules de la couche perpendiculaire du corps muqueux de Malpighi. Au milieu des lobules se montrent des cellules oviformes qui augmentent progressivement de volume. D'autres cellules, granuleuses, chargées d’éléïdine de plus en plus aplaties à mesure qu’on se rapproche du centre de l’acinus, correspondent à la couche granuleuse. L’éleïdine disparaît ensuite, et les cellules qui en contenaient se kératinisent, formant des travées cornées entre lesquelles sont comprises les cellules globuleuses. La nature (exacte de ces cellules globuleuses n’est pas nettement déterminée.
Deux figures (tirées du traité de pathologie cutanée que je prépare, en collaboration avec M. E. Vidal), que j’ai communiquées à MM. Corail et Ranvier et qui se trouvent reproduites aux pages 828 et 829 de leur Manuel d'histologie pathologique , (Tome II, 2“ édition), représentent les lésions histologiques dans leurs détails nouveaux, tels que je les décris dans cette affection.
Leçons sur les périfolliculites pilo-sébacées ; sur l’aoné varioliforme ;
(Ces leçons professées en 1884-85-86 à l’hôpital Saint-Sauveur, constituent l’un des chapitres de mon livre, en voie de préparation, intitulé : leçons sur les maladies de la peau et des muqueuses adjacentes).
Les inflammations de la peau qui entoure les poils sont, comme je l’ai dit à la page 831 du Manuel de MM. Cornil et Ranvier (Tome II, 2” édition), aiguës ou