‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 4 sur 11 · MALADIES INFECTIEUSES · texte numérisé non relu

MALADIES INFECTIEUSES

Ostéo-périostite à bacilles d’Eberth. (N® 12.)

Observation d’ostéo-périostite développée plus de six mois après une fièvre typhoïde. Dans le pus nous avons isolé à l’état pur le bacille d’Eberth, que nous avons caractérisé par toutes les réactions qui permettaient d’identifier d’une façon précise ce bacille.

atteinl 40 h 45 p. 100. Noire malade a guéri après plus d'un mois de maladie. Il reçut des injections quotidiennes d'acide phénique en solution à 2 p. 100 a la dose de 15 i 20 centigrammes par jour. La défervescence avec crise sudorale précéda de plusieurs jours la crise urinaire. La guérison se fit sans complication.

C. — Chez les cobayes traités par la lécilhino ou par la créosote et dont les lésions évoluaient sur le type fibreux et tendaient vers la guérison, la survie était beaucoup plus longue que chez les témoins et l'état du sang très durèrent.

Le sang renfermait beaucoup moins de leucocytes polynucléaires pseudo-éosinophiles et le nombre de ceux-ci n'augmentait que lentement. Les éosinophiles qui avaient disparu quelque temps après l'inoculation reparaissaient et pouvaient atteindre trois ou quatre fois le taux normal. Les mononucléaires moyens, ou présentant des types de transition, étaient également abondants chez les animaux qui ne maigrissaient pas et paraissaient bien supporter leurs lésions. Les hématies restaient en quantité normales et la proportion d'hémoglobine

Ces constatations prouvent que dans les cas où l'évolution des lésions tuberculeuses est modifiée et arrêtée, les organes hémato-

de nouveaux moyens de défense par la production d'éléments sanguins, leucocytes particulièrement, qui interviendront activement dans la lutte contre l'infection. L'apparition ou l’augmentation des éosinophiles semble être, dans la tuberculose comme dans les autres maladies infectieuses, l’expression d’un processus de cicatrisation, de curation, des lésions engendrées par l’infection.

Action de la lécithine dans la tuberculose. (N" 75, 76, 80.)

Dans une série de mémoires, nous avons étudié avec M. A.. Zaky l’action de la lécithine sur les organismes tuberculisés. Chez les animaux, le fait le plus saillant est la survie qui est beaucoup plus

succombèrent en moins de trois mois, certains des animaux traités survécurent de six à dix mois. L’amaigrissement est beaucoup plus lent et même on voit des animaux qui meurent sans avoir maigri. Les lésions des organes sont caractérisées par ce fait que la tuberculose évolue ici sur le type scléreux. On ne trouve que peu ou pas de processus de caséification dans les viscères ; la tuberculose qui, primitivement, a été aussi étendue que chez les témoins est donc

circonscrite par l’édification d'une néoformation fibreuse intense. 11

faux et fonctionnels et l’atténuation des signes physiques chez les sujets dont l’organisme peut faire les frais du travail de réparation de lésions pas trop étendues.

Page 1