‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 12 sur 17 · L’EQUILIBRE ACIDE-BASE · texte numérisé non relu

L’EQUILIBRE ACIDE-BASE

40. Le symbole pH {Clinique et laboratoire, 20 décembre 1925).

39. Les applications biologiques et pbysio-pathologiques du symbole pH (Journal de médecine de Bordeaux, n° 17, 10 septembre 1925, p. 723- 731, et Revista Medico-Chirurgica do Brasil, n" 11, nov. 1925).

51 et 52. La réserve alcaline (Biologie médicale [à l’impression]).

Ces études sont à la fois d’ordre documentaire et d’ordre critique; elles ont eu pour but principal de faire connaître l’importance du symbole pH et de la réserve alcaline au point de vue physio-pathologique; elles m’ont, en outre, donné l’occasion de discuter le rôle du foie dans le maintien de l’équilibre acide-base, rôle qui a été souvent méconnu ou mal interprété.

Le maintien de l’équilibre aoido-basique du sang dépend de mécanismes régulateurs que j’ai divisés en deux groupes : 1° le système régulateur intrinsèque; 2° le système régulateur extrinsèque. La régulation intrinsèque s’effectue par le système des tampons du sang; elle est bien connue. La i\5gulation extrinsèque est directement sous la dépendance de trois organes fondamentaux d’alimentation et d’épuration du milieu intérieur : le poumon, le rein et le foie.

L’accord s’est fait sur les divers modes d’action régulatrice du poumon et du rein, organes qui évacuent dans le milieu extérieur les acides ou les alcalis en excès dans l’organisme, mais l’intervention régulatrice du foie

Voici la conception que j’ai admise, en me basant principalement sur mes recherches relatives à la fonction amino-acidolytique du foie : alors que le poumon et le rein représentent les organes de la régulation externe de la réaction du sang, en ce sens qu’ils évacuent dans le milieu extérieur les radicaux acides ou basiques en excès, le foie est l’organe principal de la régulation interne, de la réaction du sang, en ce sens qu’il tait subir aux corps acides ou basiques qui se forment dans l’organe lui-même ou qui lui parviennent par la voie sanguine des modifications chimiques telles que la réaction du nouveau corps formé, soit neutre ou voisine de la neutralité.

L’étude de la fonction amino-acidolytique du foie met en évidence, d’une façon nette, l’action régulatrice de neutralisation du foie, La désamination des acides aminés conduit en effet à la libération d’ammoniaque, corps basique qui est aussi transformé en urée, corps neutre, de telle sorte que

l’uréopoïèse hépatique doit être considérée non seulement comme un acte antitoxiqne, mais encore comme un acte de neutralisation interne. D’autre part, l’acide libéré après désamination disparaît rapidement au niveau du foie, par transformation en corps neutre (glucose) ou par combustion, opération chimique, qui représente elle aussi un acte de neutrâlisation interne. Lorsque le foie est insuffisant ou lorsqu’il n’a pas à sa disposition les excitants normaux de son fonctionnement (insuline en particulier), les corps acétoniques (acétone, acide diacétique, acide J-oxybutynque) se forment eu quantité telle que l’équilibre acide-base est troublé.

H est nécessaire de faire une distinction marquée entre l’acétone, d’une part, et les acides diacétique et ^-oxybutyrique, d’autre part.

L’acétone, qui prend naissance dans le foie aux dépens des acides, est un corps neutre, dont la formation représente encore un acte de neutralisation antiacide. Ce point de vue, déjà indiqué dans mon travail (n” 39), a été développé particulièrement dans ma revue, à l’impression, sui' la Réserve alcaline (n»s 81 et 52).

TITRE m

Page 1