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ÉCOULEMENT URINAIRE A L’ÉTAT DE PLÉTHORE

différences concernent surtout le rythme de l’écoulement urinaire que nous avons étudié ailleurs. D’une façon à peu près constante l’écoulement de l’urine s’exagère progressivement jusqu’à une certaine limite, ainsi que l’ont déjà bien étudié MM. Dastre et Loye.

2° Différences de U écoulement urinaire entre les deux reins. — Si le débit urinaire paraît sensiblement égal à l’état normal dans la majorité des cas, il suffit d’injecter une certaine quantité de liquide physiologique dans les veines pour voir l’inégalité du débit apparaître ou s’accentuer si elle existait avant l’injection. C’est là une possibilité, mais non un fait constant. Une explication de ce fait doit être cherchée dans les lésions pathologiques, qui ne sont pas rares chez les animaux de laboratoire. Ce n’est qu’en l’absence de telles lésions qu’il sera permis de se demander s’il ne s’agit pas d’une inégalité physiologique.

ce qui est en rapport avec l’absence de cylindres urinaires dans les urines et dans les tubes droits. La néphrite chromique occuperait, d’après nos constatations, une place intermédiaire entre les lésions irritatives réalisées par les badigeonnages de la surface du rein avec le nitrate d’argent et les néphrites épithéliales, telles qu’on les observe

l’apparition des glomérules du corps de Wolff à la deuxième phase évolutive ou phase de mésonéphros ; l’apparition des tubes contournés avec leur épithélium seulement à la troisième phase évolutive ou phase de métanéphros ? A ces degrés de perfectionnement morphologique correspondent les degrés de perfectionnement fonctionnel : le glomérule

Soc. des Sciences méd., Lyon méd., 1891.

des inoculations : i° Par le passage par le lapin, ainsi que par le vieillissement, le citreus se décolore et prend l’aspect du staphylococcus albus. — 2 0 La virulence s’atténue également par le passage

Si divers microbes non pyogènes ont souvent produit de la suppuration, il existe aussi des microbes pyogènes qui peuvent perdre leur propriété principale au profit d’autres propriétés pathogènes.

En ce qui concerne le staphylococcus pyogenes citreus de Passet, l’examen des cas où il fut trouvé montre qu’il existe plus souvent en dehors des abcès que dans le pus de ceux-ci. Les inoculations faites avec deux échantillons du citreus dans toutes les conditions usuelles ont

i° Le staphylococcus citreus peut perdre ses propriétés pyogènes d’une façon définitive tout en conservant les autres propriétés pathogènes.

2 0 Parmi ces propriétés, le pouvoir cachectisant occupe la première place; ce pouvoir cachectisant s’atténue par vieillissement de la

3° Ce pouvoir cachectisant appartient aux produits solubles du

4° Les produits solubles du citreus sont hyperthermisants, cachectisants, mais ne favorisent pas la pyogenèse, lorsque la culture ellemême a perdu son pouvoir pyogène.

5° Les cultures filtrées à l’âge de vingt-cinq jours sont moins toxiques et moins hyperthermisanles que celles filtrées à l’âge de cinq jours ; elles ne favorisent pas non plus la pyogenèse.

6 ° La voie d’introduction du staphylococcus citreus n’a pas d’irifluence sur le^ mode d’action de ses produits solubles. L’inoculation

Lorsque le virus charbonneux a pénétré dans la circulation, 1 action des nerfs soit vaso-moteurs, soit sensitifs, est probablement nulle.

IV. — Note sur le nystagmus dyspnéique (Travail du laboratoire de M. Gayet, à Lyon). — Archives d’ophtalm., 1893.

Cette variété de nystagmus a été observée par nous chez le lapin, auquel nous avons injecté dans le sang une certaine quantité d’urines. La fréquence avec laquelle nous avons observé ce phénomène est de

Au moment où la dyspnée s’accentue, on voit les deux yeux exécuter des mouvements associés, oscillatoires à petites excursions devenant de plus en plus rapides et présntant tous les caractères du nystagmus. Ces mouvements sont absolument synchrones avec les mouvements respiratoires. À mesure que le nombre de respirations à la minute devient plus grand, le nombre d’oscillations des globes oculaires augmente de même. Ce nystagmus disparaît en même temps que l’animal tombe dans le coma.

Comparé au nystagmus de l’homme, ce nystagmus expérimental présente donc comme caractères distinctifs : i° D’être lié aux efforts de la respiration;

2 0 De disparaître au moment où l’animal perd la conscience et

3° De disparaître, au lieu de s’exagérer, lorsque l’animal met les yeux en abduction, lorsqu’il regarde en dehors. Ce nystagmus est tantôt horizontal, tantôt vertical, mais le nystagmus de l’homme est lui aussi parfois vertical.

Chez l’homme, on peut également observer, dans certains cas de dyspnée, des mouvements des globes oculaires associés aux efforts respiratoires et dont la fréquence est égale à celle de la respiration

chez l’homme que chez le lapin, les mouvements des yeux font relativement lents et à grandes excursions; chez le lapin, dont la respiration est rapide même à l’état normal, les yeux doivent exécuter, pendant la dyspnée, des mouvements très nombreux, partant à petites

le plus souvent une direction horizontale et en imposent pour du nystagmus.

microscopique des ganglions péribronchiques qui avaient servi à l'inoculation n’a cependant pas permis de déceler des bacilles de Koch, Ces recherches confirment la réalité du fait avancé par Loomis et par Pizzini de l’existence des bacilles de Koch dans l’organisme des

croyaient ces auteurs, et que la virulence de ces bacilles occultes est

X. — Propriétés pyogènes de la diplo-bactérie grippale (en collaboration avec M. le professeur J. Teissier). — Soc. des Sc. méd.; Lyon méd., 1891

C’est un nouvel exemple d’un microbe non pyogène qui peut, dans certaines circonstances, acquérir des propriétés pyogènes. Il s’agit du microbe décrit dans la grippe par MM. Teissier, Roux et Pitlion.

Une culture pure de ce microorganisme (diplo-bacille), âgée de sept jours, est inoculée simultanément dans la veine marginale et dans le tissu conjonctif de l’oreille. Au bout dé plusieurs jours, il se produit une suppuration au lieu d’inoculation qui aboutit à la nécrose. Le pus de l’abcès, ensemencé sur divers milieux et sur plaques, donne une culture pure du diplo-bacille injecté.

Ce fait explique les nombreuses suppurations observées au cours de la grippe et qui peuvent être dues en partie à l’organisme de MM. Teissier, Roux et Pittion.

plus à substituer à la description des maladies considérées comme entités isolées la notion et l’étude des syndromes morbides.

« Aujourd’hui, nous ne nous appliquons plus à mettre sur un trouble de la santé une étiquette nosologique étroite et limitative, c’est-àdire impliquant l’idée d’une origine déterminée et toujours adéquate, supposant l’existence d’un ensemble symptomatique toujours identique, une évolution tracée d’avance, la nécessité d’une thérapeutique uniforme.

comprenons différemment les modalités expressives. Ce à quoi nous nous attachons d’abord, c’est à constituer, par le groupement de phénomènes subjectifs ou de manifestations objectives relevés chez le sujet examiné, comme un bilan pathologique dont la critique et l’appréciation sévère nous conduira à déterminer le point de départ même (organes ou systèmes) de l’état morbide incriminé.

nous élevons à la conception de la fonction troublée ou définitivement compromise par les altérations de la cellule vivante, altérations dont nous aurons ensuite à fixer l’intensité et le degré. Et pour cela, nous n’interrogeons pas seulement l’organe ou le système organique primitivement intéressé par l’action morbide, nous explorons encore les organes voisins ou distants, comme nous analysons les différentes sécrétions, les humeurs, ou les réactions nerveuses qui peuvent subir le contre-coup du malaise initial. Le tout, pour s’élever à la compréhension d’une condition pathogénique immédiate (infection, intoxication ou dyscrasie) ayant présidé au développement des manifestations morbides constatées, pour fixer en fin de compte le moyen d’intervention le plus rationnel, nous permettant de les combattre.

« Et s’il me fallait citer des exemples, il me serait facile de montrer comment à la notion de la dyspepsie acide de Chomel, ou de la cirrhose de Laënnec, considérée comme personnalité clinique, s’est substituée l’idée des troubles sécrétoires de l’estomac (fermentations acides ou hyperchlorhydrie), avec leurs raisons d’être si variées et leurs conséquences si différentes, et celles de hépatites interstitielles, avec les altérations cellulaires conduisant à l’insuffisance hépatique.

« Les conceptions médicales ont gagné en ampleur à de pareils changements ; la thérapeutique y a trouvé une source féconde d’indications utiles.

« Mais pour arriver à de semblables résultats, il a fallu modifier

spécialement louché : vous avez analysé avec une précision rigoureuse les accidents symptomatiques distants qui peuvent trahir les troubles de l’estomac. On néglige trop souvent en clinique cette étude des échos lointains des maladies et on oublie aisément que les souffrances d’un organe se manifestent plus souvent par des répercussions à distance, parfois plus importantes que les symptômes directement imputables à la lésion organique elle-même : c'est un reproche qu’on ne pourra vous adresser.

« Certes, il n’en faut pas davantage pour assurer à votre substantiel volume une large et légitime réussite : produit raisonné et réflé-

lemmenl l’ensemble de nos connaissances en pathologie stomacale, et il n’était point nécessaire de la recommander au lecteur, qui saura bien y trouver ce qu’elle contient de précieux et d’utile.

« Si donc j’ai accepté de la lui présenter, c’est moins assurément pour lui en signaler la valeur que pour vous dire tout le plaisir que j’ai eu à vous lire et vous renouveler l’expression de mon estime cordiale et de mes sentiments très dévoués. »

Problème intéressant à résoudre de filiation d’une dilatation du cœur droit et d’une dilatation de l’estomac. Il ne s’agit pas ici d’une gastropathie d’origine cardiaque, mais d’une cardiopathie d’origine gastrique. Trois possibilités sont à envisager : refoulement du cœur en haut sans dilatation vraie (Hayem), dilatation vraie par autointoxication (Bouchard), par réflexe sur le sympathique (Polain, J. Teissier). La réalité de l’auto-intoxication d’origine gastrique est prouvée dans notre cas par l’analyse du chimisme et de la motilité gastrique. Le mécanisme réflexe de la dilatation cardiaque est également prouvé dans notre cas par l’existence de l’hypertension dans la petite circulation avec exagération du deuxième bruit pulmonaire, comme dans les expériences de Arloing et Morel et de Fr. Frank.

II s’agit d’un homme de soixante-quinze ans, avec tuberculose pulmonaire, testiculaire, gastrique et intestinale, chez lequel la tuberculose de l’estomac se manifesta par des douleurs, des hématémèses et par de l’intolérance gastrique. A l’autopsie l’estomac présentait quelques légères adhérences péritonéales, était petit, ratatiné. Extérieurement,.du côté du pylore, il y avait quelques noyaux durs, résistants, adhérents à la paroi gastrique, de volume d’un œuf de pigeon ; à côté, ganglions tuméfiés non adhérents à l’estomac. Ces noyaux durs font saillie du côté de la muqueuse, qui est tantôt saine, au-dessus du noyau, mais dans d’autres endroits elle est ulcérée. Ces ulcérations sont multiples, de grandeur variable : i centimètre, 2 centimètres et davantage dans la plus grande longueur; ovalaires plutôt que rondes; à bords surélevés, indurés ; à fond tomenteux correspondant à la musculature. Les ulcérations intéressent la muqueuse et la sous-muqueuse. L’examen histologique de la paroi ulcérée a montré qu’il s’agissait de lésions tuberculeuses typiques ; on a pu mettre en évidence aussi des bacilles tuberculeux. Les coupes des bords indurés d’une ulcération ne révèlent aucune trace de dégénérescence cancéreuse.

L’intestin présentait également deux ulcérations tuberculeuses.

b ) Appareil respiratoire.

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