IV. — Même sujet. —Thèse de A. Roux, Lyon
Ce travail est basé sur trois cent quatorze analyses d’urines concernant deux cent cinquante-neuf personnes atteintes de cataracte d’origine non locale, de cataracte spontanée. Dans les conditions d’observation à l’hôpital, avec son régime réglé, tantôt à l’état de repos absolu (au lit), tantôt de repos relatif (en chambre), les conclusions paraissent mériter d’être consignées.
La quantité d’urines émises en vingt-quatre heures présente une diminution plus considérable que ne le comportent les conditions d’observation, et qu’il faut mettre sur le compte d’une diminution de l’échange des liquides dans l’organisme. La densité de ces urines indique également une diminution des sels urinaires. En effet, l’urée est considérablement diminuée : 80,6 pour 100 des hommes présentent un chiffre d’urée inférieur ou égal à 25 grammes par jour, et 87,6 pour 100 des femmes un chiffre inférieur ou égal à 20 grammes par jour. L’élimination des chlorures est normale ou exagérée. Les phosphates sont diminués ou normaux chez les uns, exagérés chez les autres. La cataracte avec phosphaturie, sans être fréquente, est moins rare que la cataracte avec glycosurie. Celle-ci s’observe dans 1,16 pour 100 des cas. Ni le diabète, ni la cataracte ne paraissent présenter une gravité particulière. L’albuminurie physiologique est aussi fréquente chez les personnes atteintes de cataracte que dans les autres groupes d’individus; par contre, l’albuminurie brightique ne s’est rencontrée que dans 6 pour 100 des cas. La peptonurie trouvée chez quelques cataractés non alités n’a rien de spécial à la cataracte.
V. — Recherches sur la perméabilité rénale chez les personnes
I2 avril 1898; Archives d’ophialmol., juillet 1898.
i° Sur 32 cas de cataracte examinés à l’aide du procédé de MM. Achard et Castaigne (bleu de méthylène en injections intramusculaires), nous avons trouvé un retard dans le début de l’élimination dans 18 cas et un retard dans la fin de l’élimination dans 24 cas. La durée de l’élimination, dans ces derniers cas, était de 72, 84, 96, 120, voire même i44 heures. On peut donc admettre, pour ces cas, une diminution de la perméabilité rénale.
2 0 Dans les cas où le bleu apparaissait dans l’urine dans les délais normaux ou disparaissait au bout de 48 à 60 heures, on a pu trouver la raison de cette exception à la règle de la diminution de la perméabi-
important chez les cataraclés, chez les glaucomateux la pression arté-
II. — Glaucome subaigu, nécessité d’un enseignement oculistique obligatoire. — Toulouse médical, i5 oct. 1905.
Une femme atteinte de glaucome subaigu avec diminution de l’acuité visuelle consulte un médecin qui, pensant à une cataracte, lui recommande d’attendre de ne plus rien voir pour se faire opérer. Au moment où nous examinons cette femme, la vision est nulle. Ces cas étant malheureusement trop fréquents dans la pratique de tous les oculistes, et s’offrant à notre observation avec une régularité désespérante, nous insistons pour que le stage dans les cliniques ophtalmologiques et les examens à la fin d’études deviennent obligatoires pour tous les étudiants en médecine.
superficielles où elle secondera l’action de la pommade jaune, les ulcères profonds marginaux pour éviter les enclavements, les ulcères ou abcès accompagnés d’hypertension, e est utile dans les kératites en bandelette et dans les ulcères gineux, où elle ne remplace pas la cautérisation ignée, et en *al dans les kératites profondes non compliquées d’iriti: on, dans lesquelles le traitement principal variera suiva
le est contre-indiquée chaque fois qu’il y a iritis ou îérences, dans les kératites parenchymateuses et dans
atropine est contre-indiquée dans la plupart des kérat îonserve ses droits dans les ulcères profonds centraux, as où il y a propagation de l’inflammation à l’iris et possibilité tiérences, et dans les kératites parenchymateuses qui se compli-
Conjonctivites aiguès (neuf cas). — Dans cinq cas, on constate le bacille de Weeks; dans les quatre autres, pas de microbes. Dans les cas à bacilles de Weeks, le traitement a commencé entre le troisième et le sixième jour, et la guérison a été obtenue de quatre à huit jours après le début du traitement. Dans deux cas, cependant, on s’est mieux trouvé de l’argyrol. Dans les cas amicrobiens, on a obtenu la guérison au but de quatre à cinq jours, soit d’emblée, soit après échec préalable de l’argyrol.
Conjonctivites subaiguës (neuf cas). — Dans cinq cas, on a trouvé des diplobacilles de Morax. Dans tous ces cas, la guérison par la pommade jaune est obtenue en sept jours en moyenne (début du traitement, quatre fois du treizième au dix-septième jour; une fois le deuxième jour). Dans les quatre cas amicrobiens à début tardif du traitement, la pommade jaune a donné soit une amélioration, soit une guérison assez rapide.
X. — Plaie de la sclérotique. — Toulouse médical, i*r mars 1905.
a partie inférieure, ’
— Toulouse médical
Recueil d’ophtal., févr. 1906.
Le malade, âgé de so suivant : O G—symbléphar de la cornée, ptérygion, V
O D — entropion, trichiasis et blépha gué. Cicatrice cornéenne à l’extrémité su tical et bride cornéo-cristallinienne. L’iris étant absent, on voit les terminaisons des procès ciliaires. Cristallin opaque dans les quatre cinquièmes de son étendue. Le fond de l’œil à peine éclairable. y— doigts à un mètre. Les voies lacrymales sont intactes.
Après une longue préparation du malade, canthoplaslie, épilation, suppression des sécrétions, on procède à l’extraction de la cataracte. Le résultat est excellent, le malade voit l’heure à sa montre douze jours après l’opération.
Il s’agit en somme d’un cas de cataracte traumatique incomplètement mûre qui a donné un beau succès, malgré les diverses complications qui ont exigées un long traitement préalable.