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MÉDECINE INFANTILE

Les troubles gastro-intestinaux chez les enfants du premier âge.

Étiologie, pathogénie, symptomatologie et traitement.

Alimentation des nourrissons dyspeptiques.

(Paris, 1898, Masson, XVI -258 pages in-8“,

Thèse pour le doctorat en médecine.)

Après avoir exposé la bactériologie et la symptomatologie des divers troubles gastro-intestinaux des enfants du premier âge, nous nous sommes efforcés de montrer qu’ils sont le plus souvent dus à des vices de l’alimentation et par conséquent inévitables.

1904-1906. Traité d’hygiène et de pathologie du nourrisson et des enfants du premier âge. — Préface de M. Paul Strauss.

(Paris, O. Doin, éditeur, 3 vol. in- 8 ° (avec 343 fig. et 46 j>l.)

Dyspepsies et infections gastro-intestinales des nourrissons. (Paris, 1904, O. Doin, 186 pages in-8° (18 fig. et 11 pl.)

Ce travail est la mise au point de l’importante question des gastro-entérites, telle qu’elle se posait au commencement de l’année 1903.

Sur une variété de dyspepsie déterminée cheq certains nourrissons par la matière grasse du lait.

Revue et Hygiène et de Médecine infantiles.

IV, 1905, p. 614-677.

Chez certains enfants, qu’ils soient bien portants, convalescents ou malades, élevés au sein ou soumis à l’allaitement artificiel, la puissance d’assimilation de la matière grasse peut être affaiblie, ou même disparaître complètement. Cette insuffisance digestive détermine un véritable état dyspeptique que nous avons désigné soué le nom de dyspepsie butyrique, pour rappeler son origine.

Cet état gastrique est caractérisé : 1° par la fréquence des selles, qui sont grumeleuses, de couleur gris verdâtre, à réaction acide et très chargées en mucus; 2° par des vomissements formés par un gros coagulum de caséine et de matière grasse, à odeur fortement

Pour combattre ces troubles digestifs, il convient de supprimer momentanément la matière grasse de l’alimentation de l’enfant, en n’employant d’abord que du babeurre, ou mieux encore le lait écrémé. Ensuite, quand les troubles s’amendent, on applique la méthode des coupages (partie lait écrémé, partie lait normal). On

administre les deux aliments en proportions variables, suivant la capacité digestive de l’enfant.

La mauvaise assimilation des graisses est une manifestation de l’insuffisance hépatique. Aussi peut-on prescrire avec avantage pendant quelque temps des cholagogues, tels : le calomel, les sels de soude et les alcalins.

Les conclusions de ce travail sont fondées sur un grand nombre d’observations (près de 3oo) recueillies à la Polyclinique, dont nous avons reproduit dix-neuf in extenso.

Valeur thérapeutique de la liqueur de Van Swieten dans le traitement des nourrissons atteints de troubles digestifs chroniques avec atrophie. Communication faite au Congrès international de médecine de Lisbonne, 19-25 avril 1906. — Revue (l'Hygiène et de Médecine infantiles, V, 1906, p. 109-143.

Dans la première partie de cette communication, nous exposons les circonstances qui nous ont amené à employer la liqueur de Vaii Swieten dans le traitement des gastro-entérites chroniques de la première enfance. Après avoir observé les bons effets du calomel administré à doses filées, nous avons constaté, par la suite, que l’emploi prolongé de ce médicament n’était pas sans inconvénient, et nous lui avons substitué la solution de Van Swieten.

Elle nous a donné d’excellents résultats chez des enfants non syphilitiques.

Sur trente observations recueillies, nous en publions quinze dans ce travail ; elles ont été suivies le plus longtemps possible. L’une d’elles se rapporte à un nourrisson malade, âgé de cinq mois; nous l’avons suivi jusqu’à l’âge de trois ans et demi.

Traitement curatif de la coqueluche par l’anesthésie chloroformique.

(En collaboration avec le docteur Brunier.)

Bulletin, de la Société médicale des hôpitaux de Paris,

3 ° s. XIII, 1906s, p. 5 ag.

Ce mode de traitement nous a été suggéré par un cas où, après une anesthésie chloroformique nécessitée par une opération, les quintes de coqueluche ont disparu.

Dans les autres cas, la chloroformisation n’a pas été poussée jusqu’à la disparition du réflexe cornéen La durée de la narcose n’a pas dépassé cinq à dix minutes. Ce procédé présente une innocuité complète, du, fait que les enfants supportent bien le chloroforme. Son application dans neuf cas de coqueluche, où. la période d’état durait depuis moins de quinze jours, a donné les résultats suivants : deux enfants guéris instantanément ; trois enfants guéris d’insomnies et de vomissements, mais chez lesquels les quintes ont persisté trois ou quatre jours, pour disparaître ensuite définitivement; enfin, quatre enfants, plus réfractaires, qui ont été guéris seulement au bout de huit à quinze jours.

Noté sur les résultats obtenus dans trente-cinq cas de luxation congénitale de. la hanche, traités à la Polyclinique H. de Rothschild.

(En collaboration avec le docteur Ducroquet.)

Communication faite au Congrès international de médecine de Lisbonne (ig -25 avril 1906).

Si ce travail a, quelque mérite, l’honneur en. Revient à mon col laborateur le regretté Ducroquet.

Voici les résultats obtenus chez trente-cinq malades opérés à la Polyclinique, et dont le traitement est terminé depuis près de dix ans. On peut donc dire que l’état fonctionnel et physiologique de leur articulation est redevenu normal sans crainte de récidive.

Vingt-neuf résultats anatomiques et fonctionnels parfaits :

Six enfants de trois ans et demi à quatre ans et demi, dont trois atteints de luxation double ;

Douze enfants de quatre ans et demi à six ans et demi, dont un atteint de luxation double ;

Neuf enfants de six ans et demi à neuf ans, dont un atteint de luxation double ;

Un enfant de dix ans et demi ;

Un enfant de onze ans.

Chez quatre enfants, le résultat anatomique est parfait, mais l’articulation reste un peu raide : leur marche est très bonne ; deux de ces enfants avaient huit ans, et les deux autres neuf et onze ans.

Une fillette de douze ans a été guérie avec une ankylosé complète en bonne position. Une luxation s’est reproduite chez un enfant de neuf ans.

Soins à donner aux femmes en couches et aux nouveau-nés. (Paris, 1909, O. Dom et fils, 191 p. in-12, 63 fig.)

Cet ouvrage réunit les leçons que nous avons faites pendant huit ans à l’école municipale d’infirmiers et d’infirmières de l’Hospice de la Salpêtrière.

L'industrie des laits concentrés et la fraude.

. (En collaboration avec le professeur Porcher.)

Communication faite à la Société des experts chimistes de France, le 14 février 1917. Paris, O. Dont et fils, 1917, 28 pages in-4 0 .

Au cours de la guerre, le service du ravitaillement (civil et militaire) fit, pour parer à la pénurie du lait frais, de très importantes importations de lait condensé. Ce produit fut importé des États- Unis et de la Hollande. Chaque marque présentait la marchandise avec une étiquette différente, et il était impossible, pour le consommateur, de se rendre compte du poids du contenu, de son degré de condensation et de la façon exacte de diluer le lait, dont une partie de l’eau était évaporée. Les divers échantillons que nous avons examinés présentaient des écarts considérables au double point de vue de la teneur en matière grasse et du degré de concentration. Certains échantillons étaient totalement écrémés et réduits à 5 o 0/0. D’autres contenaient la totalité de la matière grasse et étaient concentrés au tiers ou au quart. Le résultat de l’expertise à laquelle nous nous sommes livrés a amené les pouvoirs publics à exiger que toutes les boîtes de lait condensé, livrées au public, fussent revêtues d’une étiquette. Celle-ci devait indiquer en français : le poids du lait condensé, contenu dans chaque boîte, son degré d’écrémage et de réduction, enfin la quantité d’eau à ajouter à un volume déterminé pour reconstituer le lait à son état naturel. Le présent rapport fut complété par des courbes et des graphiques qui indiquaient, pour plus de soixante marques différentes, la valeur nutritive et le mode d’emploi du lait qu’elles offraient au public.

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