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De l’hémiplégie et de la 'pneumonie rhumatismales

(.Bulletin de la Société médicale des hôpitaux, t. IV, p. 485, 1860.)

L’auleur cite d’abord l’observation qui fait la base de ce mémoire. Il s’agit d’un malade qui, au sixième jour d’un rhumatisme articulaire, est frappé subitement de perte de connaissance et d’hémiplégie, comme s’jl s’était fait une hémorrhagie dans un des hémisphères cérébraux, La paralysie persista jusqu’à la mort, en perdant toutefois beaucoup de son intensité, et h l’autopsie on ne trouva qu’une injection des méninges et de l'encéphale, accompagnée d’une suffusion sanguine de la pie-mère et de la surface du cerveau s cette lésion était notablement plus étendue et surtout plus prononcée sur l’hémisphère droit, c’està-dire sur l’hémisphère opposé au côté paralysés le sablé rouge de la substance cérébrale était également plus marqué dans le même hémisphère.

Par ses symptômes et par ses lésions, cette complication grave rappelle une des formes de la congestion cérébrale, décrite par M. Andral. Seulement la paralysie, au lieu de se dissiper rapidement, a duré sept jours, c’est-à-dire jusqu’à la mort.

L’auteur se demande s’il faut expliquer cette différence par la légère suffusion sanguine de la surface du cerveau, ou s’il n’est pas permis d’attribuer la prolongation de la paralysie à la persistance du mouvement fluxionnaire entretenu par une cause supérieure, le rhumatisme. Pour lui, cet accident est du même genre que l’apoplexie rhumatismale, sur l’existence de laquelle tout le monde est aujourd’hui d’accord.

Dans un travail précédent, M. Bourdon établissait que ces accidents cérébraux, qui tuent si vite et si sûrement, sont dus à une fluxion brusque et intense incompatible avec la vie. Maintenant, en supposant que, par exception, la fluxion se fasse moins rapidement, qu’au lieu d’être générale, elle soit partielle, ne pourra-t-il pas se produire une hémiplégie, comme Survient le délire, l’agitation, le coma, dans d’autres cas? A la lin de son mémoire, l’auteur rapporte, à l’appui de

cette idée, un fait do M. Trousseau, analogue au sien, mais dans lequel l’hémiplégie n'a duré que deux jours, parce que, sans doute, la congestion était moins violente et non accompagnée de suffusion sanguine.

Il cile aussi une observation de Becquerel, relative à un malade qui a présenté des phénomènes fébriles accompagnés de paraplégie, laquelle s’est dissipée lorsque le rhumatisme a envahi les articulations.

La pneumonie qui est survenue dans les derniers jours de la vie du même malade, doit-elle être attribuée au rhumatisme, comme la péricardite et l’endocardite qui ont été également observées! L’auteur n’hésite pas à le croire, et pour asseoir son opinion, il ne se base pas sur la simple coïncidence des deux affections ; il trouve dans les symptômes de la pneumonie, dans sa marche et surtout dans ses caractères anatomiques, des raisons suffisantes pour ne pas la regarder comme une phlegmasie ordinaire, qui serait venue compliquer le rhumatisme.

L’absence du râle crépitant caractéristique, la non-apparition du souffle tubaire, malgré l’existence de la matité, l’apparence non. granuleuse du parenchyme pulmonaire, et sa faculté de surnager, unie à une friabilité évidente, toutes ces anomalies permettent bien de voir dans cette altération une sorte d’engouement œdémateux, d’une nature particulière, et par conséquent rhumatismale.

On trouve dans les auteurs anciens et dans les modernes, entre autres dans Laennec, Chomel, MM. Nicot et Grisolle, des faits qui prouvent que la pneumonie rhumatismale a une marche propres mais il faut arriver aux dernières éditions du Traité de thérapeutique, de MM. Trousseau etPidoux, pour trouver d’autres renseignements sur ce sujet. En parlant de la forme grave du rhumatisme, ces auteurs disent que, dans ce cas, on voit se développer des pneumonies avec congestion séro-sanguine, sorte d’œdème aigu du poumon, qui ont la soudaineté d’invasion des fluxions rhumatismales.

9. — Notice sur la fièvre puerpérale et sur ses différentes formes, observées à l’Hôtel-Dieu de Paris pendant l’année 1840.

{Revue médicale, juin 1841.)

Cette notice tend à prouver, par des faits, que la fièvre puerpérale

est bien une maladie générale avéc des manifestations diverses, par leur siège et par leur nature.

En effet, il résulte des observations de l'auteur, que cette affection s’est montrée avec des symptômes caractéristiques toujours les mômes, avec un aspect et une marche particulière vraiment remarquables, qu’elle a amené certaines lésions constantes, telles que la fluidité du sang, le ramollissement de presque tous les organes, y compris le tube digestif, tandis que des altérations spéciales ont permis de distinguer des formes différentes, inflammatoire, gangréneuse, pyogé-

' L’auteur pense, avec Récamier son maître, que l’action de l’air sur les matières organiques contenues dans la cavité de l’utérus insuffisamment revenu sur lui-même, peut leur faire contracter des propriétés délétères ; que ces matières, plus ou moins putréfiées, en contact avec les sinus béants, sont alors absorbées, et qu’elles vont infecter toute l’économie. L’espèce d'empoisonnement qui résulte de cette absorption, offrirait de grandes analogies avec l’infection purulente, et devrait être rangée, comme cette dernière, parmi les maladies essentiellement générales.

Cette opinion conduit l’auteur à conseiller les injections et l’application méthodique d’un bandage de corps qui force l’utérus à revenir

Comme traitement interne, le moyen qui a semblé donner les meilleurs résultats, c’est l’ipécacuanha, surtout administré au début et lorsqu’il existait des symptômes bilieux.

tO. — Description de la tumeur folliculaire hypertrophique du col de l’utérus.

(Dans la thèse de M. Martin. Paris, 1859.)

Cette thèse, qui a pour titre : De l’anatomie pathologique de quelques tumeurs développées dans la muqueuse du col de lutérus , renferme la description d’une affection peu connue, résultant de l’hypertrophie des follicules de cet organe.

L’hisloire en est faite d'après des observations empruntées à la pratique civile et nosocomiale de M. Bourdon.

Jusque-là il n’exislait sur celte maladie que des notions vagues ou incomplètes, dans Robert Lee, Herbiniaux, Portai et Gooch.

La partie micrographique de cette étude a été confiée à M. Ordonez, un des élèves les plus distingués de M. le professeur Robin, auquel sont dues les planches qui accompagnent le texte du travail.

Après la symptomatologie, un chapitre très-long est consacré à différencier la tumeur décrite d’avec le cancer, la métrite avec indurations, les corps fibreux et les kystes folliculaires.

Arrive ensuite le traitement institué par M. Bourdon, et qui consiste en applications de caustique Filhos.

Ce traitement a constamment réussi à l’auteur, ainsi que le prouvent ses observations; mis en usage par M. Pidoux, il a également amené la guérison. m

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