Observation de diabète simuJ
(Union médicale , 1856.)
Un malade, ancien infirmier, voulant faire un long séjour à l’hôpital Lariboisière, se plaignait d’avoir une grande soif, un appétit insatiable et des urines très-dbondantes; celles-ci examinées, contenaient une certaine quantité de sucre,
Cependant cet homme ne maigrissait pas, ses gencives restaient saines, son baleine ne devenait pas acide et désagréable; d’autre part, M. Bourdon, pesant souvent Burine, trouvait une grande irrégularité, d’un jour à l’autre, dans la pesanteur spécifique de ce liquide; enfin il existait un défaut de proportion entre la réaction faible que donnait le liquide de Barreswill et la proportion, en général assez considérable, de sucre qu’accusait l’aréomètre.
Concevant des doutes sur l’existence réelle du diabète, M. Bourdon fit rester un de ses élèves près du malade jusqu’à ce qu’il urinât, afin d’être bien sûr d’obtenir de l’urine telle qu’elle sortirait de la vessie. De cette façon la supercherie fut dévoilée à l’instant, car le liquide évacué avait, cette fois, une pesanteur normale et ne contenait pas la plus petite trace de glycose.
On eut alors la certitude que le malade ajoutait du sucre ordinaire à son urine. Ce sucre contenant habituellement une très-petite quantité de sucre interverti ou incristallisable, on s’expliqua parfaitement pourquoi la solution cupro-potassique donnait une réaction caractéristique si faible, quoique la pesanteur de l’urine indiquât la présence d’une grande proportion de sucre. L’emploi du polarimètre aurait pu également lever tous les doutes d’une manière certaine.
27. — Note sur quelques affections dépendant d’une altération du sang , purpura , scorbut, hémorrhagies passives.
[Bulletin général de thérapeutique , 15 et 30 novembre 1840.)
L’auteur, dans cette note, rapproche plusieurs maladies, comme le
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purpura, le scorbut et certaines hémorrhagies passives, et les rattache à une altération du sang, caractérisée par la fluidité excessive de ce liquide.
Il recommande comme traitement l’usage des acides végétaux (suc d’oseille, jus de citron à l’intérieur, et bains avec addition de six litres de vinaigre), et cite des observations dans lesquelles la guérison a été prompte, alors même qu’il s’agissait de cas très-graves.
28. — Enfin, un grand nombre de communications et de rapports faits à la Société anatomique , à la Société médicale dobservation, à la Société dhydrologie et à la Société médicale des hôpitaux.