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CONCLUSIONS

A. — Il existe dans l'estomac à l’état normal des micro-organismes nombreux.

B. — Tous ces microbes exercent, in vitro, une action plus ou moins rapide, plus ou moins énergique sur une ou plusieurs substances alimentaires.

C. — La durée moyenne de la digestion stomacale est trop courte et la réaction du milieu trop acide pour per mettre à ces microbes d’intervenir dans la digestion gas. trique normale.

D. — Entraînées dans l’intestin avec le chymeces bactéries trouvent là un milieu favorable et c'est là que se trouve le véritable théâtre de leur activité.

Doit-on se ranger à l’opinion de Pa3teur qui considère le rôle des ferments figures de l’intestin comme absolument prépondéranl?.Pour ma part, je considère cette conclusion comme peu physiologique, et s ans nier l’influence considérable des microbes dans les processus digestifs et les phénomènes de la putréfaction intestinale, je pense qu’il est impossible de mettre en parallèle leur activité et l’activité si grande des ferments solubles normaux des glandes digestives. Le rôle dos micro-organismes est surtout un rôle adjuvant accessoire à l’état normal.

i° La doctrine microbienne et la physiologie de l'appch reü digestif (Gazette hebdomadaire des sciences médicales de Montpellier, novembre 1888).,

2“ Les microbes de l’estomac à l’étal normal et leur action sur les substances alimentaires.

Note présentée à la Société de biologie, 9 février 1889.

Note présentée ù l’Académie des sciences, par J/, Schül-

dans le laboratoire deJVl. le professeur Ch. Richet, les conseils que ce maître éminent a bien voulu me donner m’ont permis de poursuivre les travaux suivants.

Que M. Ch. Richet veuille bien agréer l’expression de la reconnaissance d’un élève très respectueux.

1” Action des antiseptiques sur le ferment saècharifiant du pancréas. Doses antiseptiques et anlizymotiques (Société de biologie, 21 mars 1891).

Les ferments solubles en général et le ferment diastasique du pancréas en particulier présentent une grande résistance vis-à-vis des antiseptiques.

En d’outres termes les doses anlizymotiques, c'est-à-dire que peuvent supprimer l'activité du ferment soluble, sont toujours de beaucoup supérieures aux doses antiseptiques.

Ou comprend l’importance de ce fait : on peut; grâce aux antiseptiques, dissocier l’action des bactéries de celle du ferment soluble dans les digestions artificielles et reconnaître ainsi les produits de l’action des ferments figu-

menls pancréatiques eux-mêmes et non aux microbes, I uisque le glucose apparaît dans les digestions aseptiques.

V Note stvr l'existence de ferments digcslifs dm s les œufs

de crustacés marins. Société de biologie, 25 avril 1891.

En collaboration avec M. Heimj..

Il existe dans les œufs d’un grand nombre de crustacés marins que nous avons examinés : maia squinado (araignée de mer), plalycardnus pagurus (tourteau), portunus jvber (étrille), galathœa slrigosa (galathée) :

.1" Un ferment diastasique saccharifianl ;

2° Un ferment peptonisant (trypsine);

2° Un ferment inversif.

De plus l’extrait aqueux ou glycérique de ces œufs émulsionne les graisses et les saponifie en partie au bout

L’activité, ou, si l’on veut, la quantité de ces ferments est en raison directe du degré de maturité des œufs.

C’est la première fois, croyons-nous, qu’on a signalé l’existence des trois principaux ferments digestifs dans les œufs. Krükenberg a signalé il est vrai une pepsine dans l’oeuf de poule, le ferment pepsique qu’il a trouvé agissant dans un milieu acidifié à 5 pour 1000. Nous avons cherché ce ferment dans l’œuf de poule, nous n’avons pu ;e trouver. D’ailleurs, existèrait-il, qu’étant donnée la quantité d'acide en présence de laquelle seulement il peut agir, il est plus que probable que son rôle dans les

Quoi qu’il en soit ces faits signalés par nous permettent d’établir un rapprochement très intéressant et qu’on pouvait , prévoir entre l’évolution de l’œuf fécondé et la germination des graines. L’existence de ferments digestifs dans les graines est connue depuis longtemps. Il est pro-.

8* De quelle nature est la paralysie qui se manifeste après injection de sang de grenouille acapsuléc ou après la destruction des deux capsules? Cétte paralysie rappelle beaucoup la paralysie curarique. Elle porte en effet sur les terminaisons des nerfs dans les muscles comme nous nous en sommes assurés en répétant l’expérience classique de Cl. Bernard (ligature d’une patte postérieure au-dessous du sciatique)! Ajoutons cependant que l’irritabilité musculaire paraît un peu plus atteinte que dans l’intoxication curarique.

Si nous faisons la synthèse de tous ces faits nous pou ■ vons conclure :

1° La mort des grenouilles à la suite de la destruction des capsules surrénales est la conséquence de l’accumulation dans l'organisme de substances toxiques qui normalement sont modifiées, neutralisées ou détruites par un produit de sécrétion interne que les capsules surrénales déversent dans le sang.

Ces substances toxiques principalement curarisantes sont produites au cours des échanges chimiques et probablement au cours du travail musculaire.

Nous avons remarqué en effet que les grenouilles fatiguées par des mouvements réactionnels provoqués meurent beaucoup plus vite. M. Albanese arrive lui aussi à la mèmè conclusion que nous sur ce point.

Nos expériences ont porté à peu près exclusivement sur les cobayes : le cobaye doit être considéré comme l’animal de choix pour l’expérimentation sur les capsules à cause du volume de ces organes (le tiers du rein en moyenne) et de l’absence à peu près constante de çapsu-

Nos expériences au nombre d’une centaine sont confirmatives des expérences de Brown-Séquard quant à la durée de la survie des cobayes après la double capsulectomie.

bres postérieurs, l’excitation faradique du sciatique m

vulsivçs qui apparaissent parfois cnqz Ces faits nous permettent d’étendre

les amoraux opérés, aux mammifères les

L’importance fonctionnelle très grande des capsules sur rénales ressort nettement de nos expériences.

Ce sont des glandes vasculaires sanguines destinées à élaborer des substances de nature encore inconnue, mais don t l'existence est certaine et qui sont indispensables à la vie. Ce sont en effet des substances anlitoxiques qui neutralisent, modifient ou détruisent des matières toxiques se produisant au cours des échanges nutritifs et spécialement du travail musculaire.

4 mai 1892.

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