‹ Exposé des titres et travaux scientifiques, janvier 1907Chapitre 5 sur 5 · II. — Maladies du pancréas · texte numérisé non relu

II. — Maladies du pancréas

Sémiologie du pancréas.

Dans un récent travail d’ensemble, nous avons résumé les diverses données actuellement établies sur la sémiologie du pancréas. A côté de la douleur pancréatique parfois assez caractéristique, et des signes tirés de l’exploration physique, nous avons discuté la valeur de ceux dus à l’insuffisance et à la suppression de l’apport dans l’intestin du suc pancréatique (stéatorrhée, hypostéatolyse, azotorrhée, etc.); nous avons surtout analysé ceux résultant d'un trouble de la sécrétion interne, notamment la glycosurie. Nous avons montré que cliniquement ces signes pouvaient parfois permettre de dépister des lésions pancréatiques légères, dont les autopsies révèlent la fréquence et l’origine auto-infectieuse habituelle ; l'opothérapie pancréatique paraît su.sceptiblede modifier heureusement les troubles fonctionnels secondaires à ces lésions.

Le diabète pancréatiqpie par auto-infection.

(N-ioo, m.)

Hifeclion une place importante doit être faite à la canalicuîite pancréatique.

l.Nous avons surtout envisagé dans nos études la diathèse d’auto-infeclion digestive et plus expressément même la diathèse d’auto-infeclion intestinale. Cette diathèse relève d’une di.sposition plus générale à l’auto-infeclion non-seulement par les voies digestives mais encore par les voies respiratoires, par la peau, etc.;

gène ressortit communément à l’infection. Il s’agit d'angio-pancréatite

cholites chroniques : on y retrouve la prolifération et la desquamation de répithélium des canaux excréteurs, l’épaississement de leur paroi fibreuse amenant souvent l’oblitération de leur lumière; la sclérose irradie autour des canaux pour pénétrer dans le lobule, le dissocier plus ou moins com-

Lalogue à celle notée dans les cirrhoses biliaires. {Fig. 15 et 16.)

Les lésions pancréatiques ne sont au surplus pas les seules lésions canali-

culaires constatées, et nous avons parfois noté des lésions associées d’angiocholitc et d’appendicite plus ou moins prononcées.

Cette aulo>infeclion ascendante prouvée par l’anatomie pathologique et la clinique peut être rapprochée de l’infection pancréatique ascendante réalisée expérimentalement par MM. Charrin et Carnot, et ayant amené la production de glycosurie chez l'animal. Mais pour que la sclérose développée à la faveur de l'infection canaliculaire soit diabétigène, il est ordinairement nécessaire qu’elle ait détruit la plus grande partie du tissu pancréatique, qu'elle soit interacioeuse (Opie). On conçoit que l’auto-infection ne produise que lente-

deuts de malades atteints d’appendicite l’existence d'affections biliaires avérées (ictère catarrhal, lithiase biliaire, cholémie familiale), d’autre part chez des sujets atteints d’angiocholite à ses divers degrés des signes d'appendicite aiguë ou chronique. Selon nous, dans tous ces faits, une cause unique tient sous sa dépendance angiocholite et appendicite; les deux affections obéissent à une même condition générale de terrain, consistant dans une prédisposition spéciale des sujets à l'auto-infeclion.

Ces diverses alîections peuvent se retrouver non seulement chez les sujets atteints d'appendicite, mais chez les membres de leur famille, au môme titre que l’appendicite. Ainsi s’explique le caractère familial de celle-ci, souvent mentionné ; nous en avons observé quelques exemples fort suggestifs.

Parmi les symptômes notés dans l’appendicite aiguë et chronique, il eu est bon nombre qui sont moins le fait de l’appendicite que d'une autre autoinfection concomitante et notamment de l’auto-infection biliaire. Dans \'appendicite chronique, outre la dyspepsie et Ventérite, souvent rattachées à l’appendicite, et dont nous avons déjà dit la signification, on a signalé le teint mat ou jaunâtre des sujets atteints de cette affection ; il se superpose au teint ckolémique de la cholémie familiale.

Les troubles nerveux mentionnés au cours de l’appendicite chronique et notamment la tendance à l’hypocondrie sont ceux rencontrés dans la règle chez les cholémiques. Et d’ailleurs l’examen attentif des sujets atteints d’appendicite chronique permet de retrouver chez eux tout ou partie des signes révélateurs de la cholémie familiale.

L'étude des appendicites aiguës, à côté des symptômes directement liés à celles-ci, en montrent d’autres relevant de l’affection biliaire associée. Telle la présence de ïurobilinurie, souvent simple signe de cholémie, et non symptôme précurseur de l’ictère grave. Tel Xictère qui peut affecter l’allure d’un ictère catarrhal bénin. Telles les hématémèses parfois notées, qui, si elles peuvent être symptomatiques de l’ictère grave toxi-appendiculaire.

exogène, mais auto-infection se développant sous l’influence d'une prédisposition spéciale des sujets.

dicite, aiguë ou chronigue, n'évolue que sur un terrain prédisposé, dû à une diathèse spéciale, la diathèse d'auto-infection. Certaines maladies infectieuses, comme la grippe, peuvent jouer un rôle, mais elles ne créent pas la lésion appendiculaire et n'interviennent que pour aggraver, et, par suite, rendre

L'appendicite ainsi envisagée est d'une extrême fréquence, car bon nombre de cas, dont la preuve anatomique peut être faite, ne se traduisent cliniquement par aucun signe. Mais elle est loin d’avoir toujours la môme importance. Suivant la résistance du sujet, suivant aussi la virulence des

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