‹ Exposé des titres et travaux scientifiques, janvier 1907Chapitre 4 sur 5 · I. — La diathèse d’auto-infection · texte numérisé non relu

I. — La diathèse d’auto-infection

A l'étül norraal, le tube digestif est peuplé de germes dans loule son étendue et ceux-ci envahissent plus ou moins la portion terminale des conduits glandulaires qui viennent s'ouvrir dans sa cavité : canal de Sténon, voies biliaires extra-hépatiques, canal pancréatique, cavité appendiculaire sont ainsi plus ou moins envahis par des germes aérobics et anaérobies, ceux-ci pénétrant plus profondément que ceux-Iù (Gilbert et Lippmann).

Toutes les bactéries qui habitent ainsi le tube digestif et les conduits des glandes annexes menacent la santé de l'homme à la fois par les poisons qu'elles élaborent et les infections quelles sont prêtes à occasionner.

Si la question des auto-intoxications par les poisons microbiens du tube digestif a été de longue date soulevée dans les leçons bien connues du professeur Bouchard, et précisée depuis à maintes reprises, notamment dans les travaux de MM. Charrin et Le Play et dans les études récentes du professeur Roger, celle dos outo-m/ec2ions a beaucoup moins retenu l'allention.

Pourtant elle est d'une importance capitale. Un très grand nombre d'états pathologiques et de troubles morbides sont, en effet, suscités par les microbes qui pullulent dans le tube digestif et les conduits e-xcréteurs des glandes, attendant une occasion favorable pour envahir la poi-tion intraglanduluire de ces conduits et associer à l'infection cavitaire physiologique l’infection pariétale ou interstitielle pathologique.

Sans doute l’aulo-infection secondaire est bien connue et souvent invoquée; elle survient à la faveur d'états pathologiques préalables qui enlèvent à l'organisme sa résistance et rompent brusquement à son détriment l'équilibre normalement établi entre lui et les microbes qui l'habitent.

Mais raulo-iui'ection est beaucoup plus fréquemment encore primitive.

énumérées; nous les décrivons plus loin à propos d’un cas de rhumatisme (p. 95).

Ainsi nous avons pu, par de nombreuses constatations anatomiques, donner une base précise’ à la conception que nous défendons avec M. Gilbert. En résumant nos recherches sur les maladies des voies biliaires, nous avons déjà énuméré quelques-unes des preuves que nous avons données; en résumant maintenant nos études sur le diabète et son origine pancréatique, sur l'appendicite, sur le rhumatisme articulaire aigu, nous allons achever celte démonstration.

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