CHAPITRE PREMIER
Exposé des Titres Académiques et ^Universitaires
Bachelier ès-Lettres. — Diplôme aceordé par M. le Ministre de l’Instruction Publique, A.. Batbie, le 25 Septembre 1873, vu le certiricat d’aptitude à ce titre, concédé le 30 Juillet 1872, par les Professeurs de la Faculté des Lettres de Toulouse, délivré par le Recteur de l’Académie de Toulouse, le 1 er Novembre 1872. Ce Diplôme porte' le n° 2953.
Bachelier ès-Sciences Restreint. — Diplôme accordé par M. le Ministre de l’Instruction Publique et des Cultes: A. Batbie, le 6 Novembre 1873. Vu le certificat d’aptitude à ce grade, décerné le 25 Avril 1873, par les Professeurs de la Faculté des Sciences de Toulouse. Délivre par M. le Recteur de l’Académie de la même ville, le 24 Novembre 1873, ce Diplôme porte le n° 931.
Docteur en Médecine de la Faculté de Médecine de Paris Thèse de doctorat, soutenue à Paris, le Samedi 20 Avril 1878. Elle a pour titre : Contribution à l’étude des Kystes Hydatiques simples du Foie.
Le Jury devant lequel elle a été soutenue, était ainsi composé :
Président : M. Richet, professeur.
Juges ; M. Hardy, professeur; MM. Fernet, Monod, agrégés.
Elu : Membre résidant de la Société Archéologique, Scientifique et Littéraire de Béziers, sur le Rapport fait à cette Compagnie, dans sa séance du 5 Février 1881. — Diplôme en date de ce jour.
Signé: Le Secrétaire, G el Azaïs.
A l’envoi de ce Diplôme est jointe la lettre suivante :
« Monsieur,
« J’ai l’honneur de vous informer que dans sa séance d’hier au soir, 5 de ce mois, la Société Archéologique vous a nommé, à l’unanimité des voix, l’un de ses Membres Résidants.
« Cette nomination est un juste hommage qu’elle a voulu rendre à votre goût pour l’Etude, qui est un héritage de votre Famille.
« Elle ne doute pas que vous n’ayez à cœur, de concourir de tous vos moyens, au but de son Institution, en lui faisant toutes les communications qui seront de nature à l’éclairer.
« J’ai l’honneur de vous transmettre votre Diplôme; dont je vous prie de m’accuser Réception.
« Je me félicite d’être, en cette circonstance, l’interprète de mes Confrères, qui seront désormais les vôtres et je vous prie d’agréer l’expression de mes meilleurs sentiments de confraternité.
« G cl Azaïs, secrétaire. »
Elu de la sorte : Membre résidant de la Société Archéologique, Scientifique et Littéraire de Béziers (Hérault), le 5 Février 1881, Société fondée elle-même en 1834, autorisée en 1835 et reconnue comme établissement d’utilité publique, par décret du 14 Octobre 1814, le Docteur Bouillet (Jean- Joseph-Germain), a été appelé tour-â-tour, à la Vice-Présidence (1893-1894) et à la Présidence (1895) de cette Compagnie, dont il a présidé effectivement et à plusieurs reprises les Séances publiques.
Nommé: Associé correspondant dans la classe des Sciences le 21 Novembre 1890, par l’ Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse, le Docteur Bouillet {Jean) a reçu son Diplôme le 11 décembre de la même année.
Elu : Membre correspondant de l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier, en date du 21 Janvier 1891, le Docteur Bouillet, a reçu notification de ce titre, par une lettre ainsi conçue dé M. le Secrétaire général :
« Le Secrétaire général « A Monsieur le Docteur Bouillet, Béziers.
« Monsieur,
« J’ai l’honneur de vous informer que VAcadémie des Sciences
et Lettres de Montpellier, après avoir entendu le Rapport fait sur vos publications, vous a conféré, sur la. proposition de la Section de Médecine, le titre de Membre correspondant.
« Ce titre, dont l’Académie n’est pas prodigue, lui a paru être la juste récompense des travaux remarquables, que vous avez publiés sur diverses branches de la science médicale. Elle a voulu vous montrer l’estime particulière qu’elle a pour vos publications et s’assurer votre utile collaboration.
« Ayez la bonté, Monsieur et cher Collègue, de vouloir bien m’accuser réception de cette lettre, qui vous tiendra lieu de diplôme, afin que je puisse mettre votre réponse sous les yeux de l’Académie.
« Veuillez agréer l’assurance de mes sentiments les plus distingués. (Signature et timbre de la Faculté des Sciences et Lettres de Montpellier).
« Vigie ».
Nommé : Membre correspondant de VAcadémie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon , le Docteur Jean Bouillet a reçu avis de ce Titre, qui venait de lui être décerné, par une missive de M. le Secrétaire général, s'exprimant en ces termes :
« Lyon, le 6 Juin 1891.
« Monsienr,
« J’ai l’honneur de vous informer que, dans sa dernière séance (2 Juin), à la suite du Rapport présenté par M. Mollière, l’Académie vous a élu, au premier tour, Membre Correspondant dans la classe des Sciences. Le Bureau de notre Compagnie, m’a chargé, à l’occasion de votre nomination, de vous exprimer ses félicitations. Je suis heureux, Monsieur et 1res honoré Confrère, d’être son interprète et de vous donner l’assurance de ma considération distinguée et dévouée.
« Le Secrétaire général de la classe des sciences, « J. Bonnel. »
Le 16 Juin 1891, M. Bouillet (Jean), de Béziers, recevait un magnifique Diplôme de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts {de Lyon), ne faisant que confirmer le Titre qui lui avait été octroyé par l’Académie (classe des Sciences), dans sa séance du 2 Juin de la même année.
A la date du 3 Mars 1892, le Docteur Jean Bouillet, de Béziers, recevait de M. le Secrétaire général de l’Académie Nationale des Sciences. Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, les quelques lignes qui suivent :
« Monsieur le Docteur,
« J’ai l’honneur de vous donner avis, à titré officiel que, dans sa séance du 4 Février 1892, l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, a pris en considération les conclusions favo-
râbles à votre candidature, du Rapport présenté par M. la Docteur Lannelongue et vous a élu Membre Correspondant de l Academie.
« Le Secrétaire général,
« Gaston David. »
Le Docteur Jean Bouillet {de Béziers), a été élu :
Membre correspondant de VAcadémie de Nimes, par cette dernière, après audition, dans sa séance du 20 avril 1895, du Rapport de ses Commissaires (Diplôme de la meme date, signé de M. le Secrétaire perpétuel'. Clauzel (P.), et de M le Président : Gaffori).
Elevé enfin à, la dignité de « Correspondant National de la Société des Chirurgiens de Paris», le 2 juillet 1909, le Docteur Bouillet (J.) a reçu communication du Titre qui lui avait été conféré, le lendemain même de son obtention (3 Juillet 1909), par quelques lignes qui émanent directement de son éminent collègue et sympathique confrère, M. le Secrétaire perpétuel de la susdite Société, le D r Ozenne. Il lui en fait part dans une courte missive ainsi conçue :
« Mon cher Collègue,
« J’ai le plaisir de vous informer que dans sa séance du 2 Juillet courant, la Société des Chirurgiens de Paris, vous a élu « Membre Correspondant National ». Veuillez agréer, cher Collègue, l’assurance de mes sentiments tout dévoués.
« Le Secrétaire général : D r Ozenne .
Cette missive faisait suite elle-même à plusieurs autres, qui l'avaient précédée et laissée prévoir. L’espace reserve ici à ces sortes de correspondances étant fort restreint, nous nous bornerons à reproduire quelques mots d une lettre, du 28 janvier 1909 ;
« Très Honoré Confrère,
« J’ai remis ce matin à la poste, recommandés, vos manuscrits. Dans mon Rapport, j’en ai fait un grand éloge et certainement j ai encore été au-dessous de la vérité, car ce sont deux Mémoires, dont tous les Chirurgiens auraient grand profit à tirer... Ils ne se prêtaient guère à une analyse, ainsi que vous le pensez bien : Us demandent à être lus en entier. Nous aurions voulu les publier dans « Paris Chirurgical »... Malheureusement la Revue ne peut encore cette année entreprendre dès publications aussi étendues. Il serait, je sais, peut-être possible, de supprimer les observations... Ne pourrait-on pas également en condenser certaines parties ? — Dans ce cas-là y aurait-il moyen de réserver une place à ces travaux, dans les numéros de fin d’année ?...
« Mais je crois, ajoute le D r Ozenne, qu’au point de vue de leur intérêt, il serait préférable que ces travaux soient publiés «inextenso »...
« Veuillez agréer, très honoré Confrère, l’expression de mes meilleurs sentiments.
« Paris, le 28 Juin 1909. D r Ozenne.
Suit un double Rapport, présenté par M. Ozenne (E.), à la Société des Chirurgiens de Paris, sur un double Mémoire du D r Bouillet (J.), de Béziers, dont l’analyse, textuellement reproduite dans le Paris Chirurgical (t. I, n 0 5. Juin 1909), organe de la Société des Chirurgiens de Paris, est complètement insérée ci dessous.
Etude des corps étrangers articulaires. - Laissons ici la parole, pour en rendre compte, au distingué Secrétaire général, M. le D r Ozenne fl) :
« J’ai un Rapport à vous présenter, dit-il, sur un Mémoire que M. Bouillet nous a adressé, à l’appui de sa candidature, au titre de Membre correspondant national. Ce Mémoire est une Etude des CORPS étrangers ARTICULAIRES, que notre Confrère a divisés en Corps étrangers d’origine autochtone et corps étrangers d’origine hétérochtone . La première partie, de beaucoup la plus importante, est consacrée à l’Etude des corps étrangers d’origine autochtone, désignés par les auteurs sous les noms de Corps arthrophytiques.
« Après un historique très complet de cette question et un chapitre très soigné d’anatomie pathologique, M. Bouillet discute les différentes théories qui ont été émises sur leurs origines pathogèniques et expose leurs symptômes et leur diagnostic. Soixante-six pages du Mémoire sont consacrées à ces chapitres, auxquels vient s'ajouter un même nombre de pages, remplies par la description des divers traitements, mis en œuvre contre ces corps étrangers.
« La seconde partie du Mémoire traite des Corps étrangers d’origine hétérochtone. Ce travail de notre distingué Confrère mériterait une analyse détaillée, car en même temps qu’il révèle une œuvre de patient labeur, il constitue un Chapitre de Pathologie nouvelle, qui n’est pas sans faire le plus grand honneur à celui qui l’a écrit.
« Avec le deuxième Mémoire, communiqué par le D r Bouillet (de Béziers) à la Société des Chirurgiens de Paris, par son Secrétaire général, M. Ozenne (E.), nous nous trouvons transporté d’emblée sur le terrain de VObstétrique. Ce Mémoire intitulé en effet : Trau¬
lx) Jalaguier ( Ad .). De l’Arthrotomie,' Thèse présentée au Concours pour l'agrégation, Paris, 1886.— Observations inédites de Saxtorph, parle D'Bouillet. N° s 85, 86,8y,88, 8y.
mutisme et Grossesse ; leur influence réciproque, est fort de plus de 200 pages et riche de 220 observations. En le découvrant, ne sommes-nous pas en possession d’un document scientifique d’une importance reconnue et qui nous donne l’histoire entière et savante des Rapports du Traumatisme et de la Grossesse ? Ce n’est pas dans une courte analyse qu’on peut en faire l’exposé et force est bien de n’en fournir conséquemment ici qu’une idée générale...
» Une Revue historique assez étendue précède le premier chapitre qui comprend VEtucle des modifications subies par l’organisme maternel pendant la grossesse ; puis l’auteur envisage la valeur qu’il convient d’accorder à la Grossesse, comme cause des divers troubles susceptibles de modifier l’évolution du processus-traumatique, et après avoir en quelques pages et avec observations à l’appui, rappelé la tendance inflammatoire et pyogènique pendant la grossesse et l’état puerpéral, il discute l’influence de ces états sur la consolidation des fractures, et l’influence des traumatismes accidentels et chirurgicaux, sur la marche de la Grossesse, en s’appuyant sur une centaine d’observations, qui relatent des faits se rapportant à un grand nombre d’organes.
« Par cette simple énumération, il est facile d’apprécier l’importance de ce travail, qui ne le cède aucunement en intérêt à l’Etude sur les corps étrangers articulaires de notre confrère... »