Sur la canitie rapide ou subite
(Oaeette hebdomadaire, 1. Vllï, 1861, p.44S,)
Le premier fascicule, publié en 1876, renferme deux leçons, dont voici la sommaire :
I. Caractères généraux de la pathologie sénile. — But do ces contéi onces. — Organisation de la Salpétrière au point de vue médical. — Maladies chroniques -, maladies des vieillards. — Historique de la pathogénie sénile. — Physiologie de la vieillesse. — Allérations anatomiques des organes et des tissus ; elles peuvent toutes se résumer en un seul mol : l'atrophie. — Excep.
ficaiions de structure. — Certaines fonctions se trouvent amoindries chez les lesse; cachet particulier que la sénilité imprime à la plupart des maladies.
II. De tétai fébrile chez les vieillards. — Défaut de réaction dans l'âge
58. — Maladies des voies biliaires chez les vieillards. — 1" Acàdenls liés à la lithiase biliaire-, 2“ cancer des voies biliaires.
Anomalies que peut présenter la colique hépatique chez les vieillards. — Mort rapide dans un cas de calcul biliaire enchatonné dans
le canal cholédoque. — Oblitération permanente des voies biliaires par des calculs; distension consécutive de ces canaux, mode de production des petits abcès biliaires qui, en pareil cas, s'observent souvent, disséminés dans le foie. Ces abcès sont, suivant M. Charcot, consecutifs à une hépatite interstitielle qui elle-même est le résultat de l'épanchement de la bile dans le tissu hépatique, occasionné par la rupture des plus fins canalicules biliaires. — De l'angiocholite calculeuse. — De la fièvre intermittente liée à la lithiase biliaire. D'après M. Charcot, cette fièvre dépendrait de la résorption de certains produits provenant de la décomposition que subit la bile dans les canaux biliaires lorsque ceux-ci sont enflammés. — Parallèle entre la fièvre uréthrale et la fièvre angiocholique. — Ictère chronique et ictère grave dans la lithiase biliaire.
La fièvre intermittente symptomatique se montre, de même que l'angiocholite et les abcès biliaires, aussi bien dans la rétention biliaire par oblitération cancéreuse que dans celle qui résulte de la présence d'un calcul.
59. — Observations sur la pneumonie des vieillards, et principalement sur les variations que subit la température dans cette maladie.
Ces observations, recueillies en grand nombre à l’hospice de la Salpêtrière, ont été reproduites en partie dans la thèse inaugurale de M. le docteur G. Bergerou (Recherches sur la pneumonie des vieillards. V. section V, n" 32). On peut voir dans les tableaux joints à cette thèse, et où les oscillations de la température sont représentées par des courbes, que dans la pneumonie lobaire des vieillards, qui est de beaucoup la plus fréquente, les modifications de la calorification sont de tout point semblables à celles qu’on a observées dans la pneumonie lobaire de l’adulte et de l’enfant; que, dans la pneumonie lobaire des vieillards, la courbe indiquant les oscillations thermométriques diffère de la précédente, mais offre la plus grande analogie
avec ce qu’on retrouve dans la pneumonie catarrhale ou dans la broncho-pneumonie des enfants.
Tons ces tracés thermométriques ont été faits d’après la température du rectum, et, pour un certain nombre de cas, M. Charcot a indiqué comparativement la température du rectum et celle de Taisselle. L’examen de ces tableaux comparatifs montre que, chez les vieillards au moins, l’exploration thermométrique de l’aisselle n’indique pas avec précision les variations de Tétat fébrile ; la température axillaire étant inférieure à la température rectale dans des limites qui peuvent varier entre deux dixièmes de degré et trois degrés.
On trouve également dans cette thèse de M. Bergeron, et dans les Comptes rendus des séances de la Société médicale des hôpitaux pour 1864, des faits relatifs à la pneumonie abortive des vieillards, nom sous lequel M. Charcot a désigné des pneumonies nettement caractérisées par le frisson initial, le vomissement, le point de côté, la toux avec expectoration caractéristique, le râle sous-crépitant ou le souffle, l’élévation notable de la température centrale, et qui disparaissaient deux ou trois jours après leur début.
60.— Altération athéromateuse des artères et endartérile déformante.
(Leçons sur les Malalm èes neUlmis. 2- série, 2* tascicule.)
Plusieurs observations relatives à ce sujet, communiquées par M. Charcot, ont été consignées dans la thèse d’agrégation de M. le D'Lécorché (Paris, 1869); un cas entre autres (toc. oit., p. 72) dans lequel ont été observés des symptômes typhoïdes, vraisemblablement développés par suite de la diffusion dans le sang de produits provenant d’un ulcère athéromateux de l’aorte.
61. Observations relatives à la gangrène spontanée chez les vieillards.
(Thèse ie 1