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ia chorée vulgaire (chorea minor) chez les vieillards

[Progrès médical, 1878, p. 178.)^

A peine signalée dans cette circonstance par les auteurs, la chorée vulgaire peut se montrer cependant, bien que le cas soit assez rare, chez les vieillards. Elle se montre là avec tout l’ensemble des caractères symptomatiques classiques qui la distinguent chez les jeunes sujets. Seulement chez les vieillards, d’après les observations de M. Charcot, il. n’existerait aucune relation entre la chorée et le rhumatisme; de plus la maladie paraît être constamment incurable.

65. —De l'importance de la thermométrie dans la clinique des vieillards. — DeValgidité centrale.

(Trois leçons faites à la Salpêtrière. — aasette hcMomadain, 1869.)

Les nombreuses observations thermométriques que M. Charcot n’a cessé de recueillir journellement, dans son service, à la Salpêtrière, depuis 1863, ont fourni la matière de ces leçons.

Les points les plus importants traités dans les deux premières leçons ont été signalés déjà en divers endroits de cet easposé (Sect. U, n"" 21, 41, 60, 95). La troisième leçon est consacrée à l’étude de Yalgidité centrale. C’est ainsi que M. Charcot propose de désigner l’abaissement de la température centrale au-dessous du chiffre normal, dans l’état pathologique. L’algidité centrale est envisagée non-seulement chez les vieillards, mais encore dans l’âge adulte. — Influence de l’inanition, de certains médicaments et de certains poisons. — Septicémies avec abaissement de la température centrale ; résorption de l’ichor gangréneux. Dans un cas, la température centrale est descendue jusqu’à ,34",5. — Certains cas d’ictère. —Affections organi-

ques et fonctionnelles du cœur : asystolie, thermométrie dans un cas de rupture du cœur, péricardite, endocardite. — La pleurésie diaphragmatique, le pneumothorax par perforation, la péritonite traumatique ou consécutive à ia perforation intestinaie, l’étranglement interne, peuvent avoir pour effet d’abaisser temporairement la température centrale. — il en est de même des irritations vives des nerfs périphériques, des lésions traumatiques de ia moelie épinière, de l’attaque apoplectique par hémorrhagie ou ramollissement de l’encéphale.

66. — Mémoire sur une affection caractérisée par des palpitations du cœur et des artères, la tuméfaction de la glande thyroïde et une double exophthalmie.

(Lu à la Société de Biolosie en mai 1836. — Ouette méiicale, année 1886.)

La cachexie exophthalmique, à peu près inconnue jusqu’alors en France, se trouve décrite dans ce travaii, à i’oecasion d’un fait observé à l’hôpital de la Charité. Après avoir étudié en détail les divers symptômes de cette maladie et discuté les principales théories émises à ce sujet paries médecins aliemands et anglais, l’auteur se rattache à l’idée d’une névrose vasculaire, qui doit être rapprochée des palpitations nerveuses des artères et du cœur.

Ce petit Mémoire a été plus d’une fois cité, dans la discussion qui s’est éievée, en 1862, à l’Académie de médecine, à propos d’une observation d’Aran.

Cet article renferme une analyse et une appréciation critique des servations de cachexie exophthalmique publiées par MM. Hirsch, P et de de Graefe.

68. — Nouveau, cas de maladie de Basedow. — Heureuse fluence d’une grossesse survenue -pendant le cours d maladie.

Chez une jeune femme atteinte d’une cachexie exophthalmic MM. Trousseau et Charcot, après avoir prescrit un traitement ap| prié, firent entrevoir à la malade que le développement d’une gi sesse, loin de nuire à l’action des remèdes, pourrait contribuer i guérison. Ces prévisions se sont complètement réalisées ; et, en i prochant ce fait delà première observation de M. Charcot, dans quelle la malade se rétablit après être devenue enceinte, et d’un analogue qui appartient à M. le professeur Trousseau, on est eu d

69. — Recherches cliniques et anatomo-pathologiques sur le ramollissement cérébral de l’encéphalite.

L’étude anatomique du ramollissement cérébral chez les vieillards a conduit l’auteur à se rattacher & la doctrine qui fait de celte maladie une altération de la nutrition, relevant d’un trouble de la circulation survenu dans une région quelconque de l’encéphale. Que ces modiflcations du cours du sang soient produites par l’embohe artérielle, par

gressive de la substance nerveuse; il n’est pas le fait d’un processus inflammatoire.

Dans l’encéphalite, les altérations consistent à l’origine en une multiplication d’éléments cellulaires. Dans le ramollissement, l’infiltration granulo-graisseuse de la substance cérébrale est la première lésion appréciable. Elle peut être reconnue déjà vingt-quatre heures après l’obstruction vasculaire. Les granules élémentaires se montrent les uns isolés, les autres réunis en masses arrondies, et constituent une variété de corps granuleux. Il y a donc lieu d’établir, au point de vue anatomique, une distinction fondamentale entre le ramollissement cérébral et l’encéphalite. Cette distinction n’est pas moins importante an point de vue clinique. 11 résulte, en effet, d’un grand nombre d’observations faites en commun avec M. Vulpian, que les phénomènes précurseurs du ramollissement, tels que l’étourdissement, par exemple, sont plutôt en rapport avec l’ischémie cérébrale qu’avec la congestion du cerveau, et que certains symptômes qu’on rapporte généra-

iement à l’encéphalite, tels que le délire, les convulsions, les contractures, sont très-rares au début du ramollissement. Lorsqu’on les observe dans ce dernier cas, ils peuvent être rapportés toujours à une complication. Quant à la contracture tardive, si fréquente dans les membres paralysés chez les individus atteints de ramollissement ancien, ce symptôme parait devoir être rattaché à une lésion consécutive de la moelle épinière (sclérose consécutive descendante). Ces résultats ont été consignés dans un travail de MM. Prévost et Cotard (voy. Sect. V, n” 3) et dans la thèse inaugurale de M. Poumeau (voy. Sect. V, n- 27). Enfin, M. Proust a indiqué dans sa thèse d’agrégation quelques faits relatifs à ce sujet, qui lui ont été communiqués par M. Charcot.

M. Charcot a, de plus, appelé l’attention sur une variété du ramollissement qu’il n’est pas très-rare d’observer dans le cours de la ca chexie cancéreuse, et qui résulte d’une thrombose artérielle par ino pexie (voy. Sect. Il, n” 16).

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