Z»e l’Âlhétose
Contrairement à l’opinion émise par M. Hammond qui, le premier en adonné une description particulière, l’athétose neconslitue pas un état morbide autonome. Elle doit, nosographiqueuient, èlre rattachée
Cet ouvrage peut être considéré comme un chapitre d’introduction à l’histoire clinique des localisations cérébrales chez l’homme. C’est, en effet, principalement sur le principe des localisations qu’est fondé ce qu’on pourrait appeler le diagnostic régional des maladies encéphaliques, cet idéal vers lequel doivent tendre tons les efforts du clinicien. Il n’est pas nécessaire d’entrer dans des développements pour exposer ce qu’on entend par localisation quand on parle de physiologie et de pathologie cérébrales. On croit pouvoir se borner ici à rappeler que le principe des localisations est fondé sur la proposition suivante : le cerveau no représente pas un organe homogène, unitaire mais bien une association, ou, si l’on veut, une fédération constituée par un certain nombre d’organes divers. A chacun de ces organes se
collaboralio
i publiés postérieurement aux leçons, en & res, dans la Revue mensuelle.
leçons sur les localisations dans les maladies du cerve duites :
anglais, par le journal The medical Press and circule russe, par le D' Sprimont, Moscou, 1876.
ore en anglais (édition américaine), par le D' H.-B. J '’ork, 1878.
allemand, par le D' B. Felzer. Stuttgart, 1878.
- Localisations dans les masses ganglionnaires cet hémisphères du cerveau (corps opto-striés). — Lési :amule interne, en particulier.
qu’elles sont absolument lituiiées à ce Iractus blanc, produisent l’hémiplégie cérébrale vulgaire sous une forme en général très-accentuée et plus ou moins persistante. La contracture tardive et permanenle des membres paralysés en est la conséquence habituelle.
3" Il convient, toutefois, d’établir ici une distinction, les symptômes variant suivant le siège qu’affecte la lésion dans la capsule interne. Si la lésion occupe les deux tiers antérieurs de la capsule, la paralysie portera exclusivement sur le mouvement, aucun trouble durable de la sensibilité ne viendra s’y adjoindre. Si, au contraire, la lésion porte sur le tiers postérieur de la capsule, l’hémianesthésie cérébrale s’en suivra à peu près nécessairement; le plus souvent, la lésion siégeant en quelque sorte snr un terrain mixte, la paralysie du sentiment s’accompagnera d’une hémiplégie motrice plus ou moins accentuée. Mais il peut arriver que l’hémianesthésie cérébrale se présente isolée, dans le cas, par exemple, où les parties les plus postérieures de la capsule interne seraient seules intéressées.
11 est très-vraisemblable que l’hémianesthésie transitoire qui accompagne quelquefois les lésions limitées aux noyaux gris centraux, celles de la couche optique en particulier, est le fait d’un phénomène de voisinage. Elle paraît résulter le plus souvent de la pression exercée sur les parties correspondantes de la capsule interne par le noyau gris distendu en conséquence de la formation d’un foyer récent.
84. — Caractères cliniques de l’hémianesthésie cérébrale par lésion organique.
SW Iss localisations, etc., lO- leçon, p. 114) (82).
L’hémianesthésie consécutive aux lésious qui portent sur la région postérieure de la capsule interne siège sur le côté du corps opposé à la lésion. Elle est absolument comparable, cliniquement, lorsqu’elle se présente dans son type de complet développement, à l’hémianes-
thésie'des hystériques en ce que, ainsi quel. Türck l’avait signalé, elle n’atteint pas uniquement la sensibilité commune ; elle frappe aussi les appareils sensoriels sur le côté du corps où siège l’anesthésie cutanée. Cette hémianesthésie sensorielle n’intéresse pas seulement le domaine des nerfs qui prennent naissance dans le bulbe, tels que les nerfs du goût et de l’ouïe, elle porte aussi sur les nerfs de l’odorat et de la vision dont l’origine est dans le cerveau proprement dit. Il résulte des recherches faites dans le service de M. Charcot, à sa prière, par M. Landolt, que l’amblyopie croisée qui fait partie de l’hémianesthésie cérébrale par lésion organique est comme l’amblyopie de l’hémianesthésie hystérique caractérisée non-seulement par ta diminution de l’acuité du champ visuel, le rétrécissement concentrique et général du champ visuel, mais encore par un rétrécissement concentrique et générai du chaimp visuel pour les couleurs.
85. — Les lésions en foyer des hémisphères cérébraux qui produisent l’hémianesthésie déterminent Vamblyopie croisée et non l’hémiopie latérale.
[Leçons SW les lomlisations, etc. (82) p. 120.)
En taisant reconnaître que l’amblyopie croisée (84) est une conséquence des lésions en foyer du cerveau qui déterminent l’bémianesthésie, M. Charcot croit avoir relevé un fait d’une certaine importance
Vamllyopie croisée et non l’hémiopie latérale. On ne saurait nier que l'hémiopie ialérale se montre queiquefois en conséquence d’une lésion en foyer d’un des hémisphères du cerveau. Mais tout porte à croire que dans les cas de ce genre il s’agit d’un phénomène de voisinage, c’est-à-dire d’une participation plus ou moins directe des bandelettes optiques. Il n’existe peut-être pas, quant à présent, une seule observation montrant clairement, en dehors de ces cir-' constances, l’hémiopie latérale développée en conséquence d’une lésion cérébrale en foyer, tandis que les faits abondent où une telle lésion a produit l’amblyopie croisée.
86. — Etude des localisations motrices dans l’écorce des hémisphères du cerveau. — Détermination topographique des zones motrices corlicales chez l’homme.
1” L’écorce du cerveau de l’homme n’est pas fonctionnellement homogène ; une partie seulement des circonvolutions est intéressée dans l’éxercice des mouvements volontaires. Celte partie, qu’on peut appeler zone motrice corticale, comprend, dans chaque hémisphère le lobule paracentral, la circonvolution frontale ascendante, la circonvolution pariétale ascendante et peut-être aussi les pieds des circonvolutions frontales.
2° Les lésions corticales, quelle que soit leur étendue, lorsqu’elles siègent en dehors de cette no»e motrice, restent latentes cliniquement au point de vue des troubles de la motilité, c’est-à-dire qu’elles ne déterminent ni paralysies, ni convulsions. On peut ajouter qu’elles ne s’accompagnent jamais de dégénérations secondaires de la moelle épinière (87).
■ 3° Au contraire, les lésions destructives même très-limitées occu-
pant un point quelconque de la zone motrice provoquent nécessairement des troubles de la motilité volontaire.
4“ Si la lésion, brusque dans son développement, détruit d’un seul coup une grande partie de la zone motrice corticale, elle donne lieuà une hémiplégie subite, avec flaccidité des membres; plus tard survient la dégénération secondaire et, du même pas, la contracture tardive des muscles paralysés. L’iiéraiplegie, en pareil cas, ne différé par aucun caractère essentiel de l’hémiplégie centrale vulgaire, c’éstà-dire liée aux lésions des corps opso-striés.
5“ Si la lésion est limitée à une portion restreinte de la zone motrice corticale, elle donne lieu soit à des monoplégies (paralysie isolée de la face, du membre supérieur ou inférieur), soit à des convulsions' . le plus souvent sous forme i’épilepsie partielle.
6° L’étude des paralysies et des convulsions d’origine corticale tend i établir que les centres moteurs (1) corticaux pour les deux membres du côté opposé comprennent le lobule paracentral et les deux tiers supérieurs des circonvolutions ascendantes; que les centres, pour les mouvements de la partie inférieure de la face, correspondent au tiers inférieur des circonvolutions ascendantes du côté opposé.
7“ Il est au moins probable que le centre, pôiir les mouvements isolés du membre supérieur, siège dans le tiers moyen de la circonvolution frontale ascendante du côté opposé.
87. — Des dégénérations secondaires de la moelle épinière dans les cas de lésions corticales des hémisphères du cerveau.
On sait depuis longtemps, par les observations de L. Türck, cou-
firpaées par celles de MM. Charcot et Vulpian, Bouchard, etc., que les lésions destrucllyes du cerveau provoquent à coup sûr le développe- ,ment de la dégénération spinale secondaire, lorsqu’elies intéressent la capsule interne ; tandis, qu’au contraire, les lésions qui demeurent limitées à la substance des noyaux gris des masses centrales, à savoir : noyau lenticulaire, noyau caudé, couche optique, ne produisent pas ïa sclérose consécutive.
Il résulte des observations anatomo-pathologiques et cliniques de M. Charcot, que les Usions corticales, sans participation de la capsule interne, déterminent, elles aussi, la dégénération secondaire, dans de certaines conditions, ia condition fondamentale est ici encore relative an siège du foyer.
Ainsi, les lésions destructives, meme très-étendues de l’écorce des hémisphères cérébraux ne déterminent pas la dégénération secondaire ' ‘de la moelle lorsqu’elles occupent les régions situées en dehors de la zone motrice, à savoir, les lobes occipitaux, temporaux, sphénoïdaux, les régions antérieures des lohes frontaux.
Au contraire, les lésions même peu étendues de l’écorce des hémisphères cérébraux donnent lieu à la dégénération spinale secondaire, lorsqu’elles siègent sur un point quelconque de la zone motrice, è savoir ; les circonvolutions frontale et pariétale ascendantes, le lobule paraeentral.
Il semble résulter de ce qui précède qu’entre les parties de l’écorce cérébrale, désignées ici sous le nom de zone motrice, et les faisceaux latéraux delà moelle épinière il existe, à l’état normal, des connexions anatomiques et physiologiques qui, par contre, n’existent pas entre ces mêmes faisceaux et les régions de l’écorce situées en dehors de la zone motrice. On comprend tout l’intérêt qui s’attache à ce fait, au point de vue de la théorie des localisations motrices dans l’écorce des hémisphères du cerveau.
permis de présenter dans cet ouvrage plusieurs des grandes questions relatives aux maladies du système nerveux sous un jour nouveau et d’introduire dans ce domaine de la pathologie un certain nombre de chapitres entièrement neufs (1).
Voici l’indication sommaire des principaux sujets qui ont été traités dans ces leçons :