‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 25 sur 42 · Des paraplégies urinaires · texte numérisé non relu

Des paraplégies urinaires

Dans cette leçon, les paraplégies urinaires sont étudiées principalement dan leurs rapports avec la myélite partielle transverse, aiguë oii subaiguë.

118. — Sur la tuméfaction des cellules nerveuses motriees et des cylindres d’aooe des tubes nerveux dans certains eas de myélite.

[irehmes de physiologie, n* 1,18Ï2, p. 95.)

La tuméfaction des cylindres d’axe des tubes nerveux s’observe au même titre que la prolifération des myélocytes, dans les cas de lé-

sions traumatiques de la moelle épinière : elle a pu être nettement, reconnue à une certaine distance de la plaie spinale, au-dessus et audessous de celle-ci, chez un sujet qui n’avait pas survécu plus de vingt-quatre heures à une blessure de la moelle épinière déterminée par une balle. L’hypertrophie des cylindres axiles et aussi, dans certains cas, celle des cellules nerveuses des cornes antérieures peuvent se montrer encore dans la myélite spontanée aiguë ou subaiguë. On peut rapprocher ces lésions du gonflement que présentent fréquemment divers éléments anatomiques, les cellules épithéliales glandulaires, les capsules des cartilages par exemple, sous l’influence de certaines irritations.

N. — Hématomyélie (apoplexie spinale).

L’hématomyélie considérée dans ses rapports myélite centrale.

alysie p 6 eado-h 3 rpertropbiqae.

120. — Note sur l’état amtomigm des muscles et de la moelle épinière dans 'un cas de paralysie pseudo-hypertrophique.

(Ârciàes de physiologie, etc., t. IV, 1872, p. 228.)

On ne possédait pas encore de notions positives concernant i’état anatomique du système nerveux central et périphérique dans la paralysie pseudo-hypertrophique.

Se fondant sur l’étude du cas qui fait l’objet de la note insérée dans les Archives, M. Charcot établit, contrairement à l’opinion émise a priori par un certain nombre d’auteurs, que ia maladie dont il s’agit doit être considérée comme indépendante de toute lésion appréciable de la moelle épinière ou des racines nerveuses. M. Charcot montre d’ailleurs, dans un examen critique, qu’une observation rapportée par M. 0. Barth, de Leipzig (Archiv del Heilkunde, 1871) à la paralysie pseudo-hypertrophique, et dans laquelle des lésions spinales avaient été constatées, n’appartient pas, en réalité, à cette affection.

Pour ce qui est relatif aux altérations musculaires, voici, suivant M. Charcot, eu quoi elles consistent ; Dans une première période l’épaississement des parois vasculaires, l’hyperplasie du tissu connectif et l’atrophie simple d’un certain nombre de faisceaux musculaires sont les seules lésions qu’on observe. L’interposition de vésicules adipeuses entre les fibrilles du tissu connectif hypertrophié marque une phase nouvelle du processus. Les cellules graisseuses sont discrètes d’abord, isolées et comme perdues au milieu des faisceaux de fibrilles ; mais leur nombre s’accroît sur certains points dans de telles proportions, qu’elles se substituent aux fibrilles, lesquelles finissent par disparaître complètement. C’est à cette substitution graisseuse

qu’est due l’hypertrophie apparente que présentent les muscles à une certaine époque de la maladie.

Il résulte de là que la dénomination de paralysie myosclérosique, proposée par Duchenne (de Boulogne), ne devrait rigoureusement s’appliquer qu’aux premières périodes de la maladie, tandis que celles &’atrophia musculorum Upomatosa (Seidel), de lipomatosls luæu- «(»w(Heller), généralement usitées par les auteurs allemands, convienüraient seulement aux périodes avancées.

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