‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 11 sur 18 · LXXX · texte numérisé non relu

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Observation classique de maladie bronzée d’Addisoii, chez un jeune homme de 22 ans, porteur de lésions tuberculeuses multiples et dont la maladie peut être légitimement rattachée à la tuberculose des capsules surrénales.

Étude pathogénique de la chlorose.

(lxiv, gcxvii.)

L’histoire pathogénique de la chlorose a donné lieu à de nombreuses discussions. Se basant sur la prédominance de tel ou tel symptôme, les auteurs ont cherché dans les différents organes, dans les différentes fondions, la nature de cette maladie, et les théories les plus diverses ont été émises. Aucune d-elles ne nous parait pouvoir être acceptée à l’eXciusion des autres ; elles renferment toutes une part de vérité. Mais il nous a semblé qu’il était possible de les rattacher à une même cause : la congénilalité.

Les nombreuses observations, recueillies à rHôlel-Dieu, nous ont conduit à considérer la chlorose comme une affection toujours congénitale, d’où sa distinction avec l’anémie, affection toujours acquise.

Les facteurs de cette congénitahté résident, selon nous, dans rinfluence morbide des ascendants et particulièrement dans l’hérédotuberculose et l’hérédo-arthritisme.

La chlorose est due à un arrêt ou à un retard du développement portant principalement sur les organes cardio-vasculaires et hématopoiétiques.

Cette origine de la chlorose explique l’association frécjuente de cette maladie avec de nombreuses malformations physiques ou viscérales, d’origine également congénitale. Ce sont là les idées développées par un de nos élèves, le D*” Saint-Martin, dans sa thèse inaugurale.

La Camptodactylie.

La camjilodactylie est une déformation des mains caractérisée par la flexion permanente et progressive de certains doigts : elle débute presque

résultant d’un trouble dans le métabolisme des substances albuminoïdes; il y a lieu, néanmoins, de tenir compte, dans la palho^énie de ce coma, de la rétention élevée de l’urée dans le sang, liée très certainement à un certain degré d’insuffisance rénale. On se trouve donc en présence d’un cas de coma diabétique d’origine complexe.

Les épanchements pleuraux dans les maladies du Cœur.

Les épanchements pleuraux constituent une complication fréquente des affections du cœur et de l’aorte. Souvent méconnus, à cause de leur insidiosité et de leur latence, ces épanchements, par suite de la gêne apportée à la circulation pulmonaire, sont fréquemment un obstacle à l’action des agents toni-cardiaques et diurétiques et ils peuvent déterminer la mort si une thoracenlèse n'intervient pas assez tôt.

Le plus soaventj ces épanchements sont unilatéraux, siègent du côté droit, présentent lés caractères cliniques, biologiques etcylologi-

La vaccinothérapie de la fièvre typhoïde.

(CXXXIÎ.)

Après avoir rappelé les grands services rendus déjà par la vaccination anli-typhique préventive et les résultats favorables obtenus par quelques auteurs avec la vaccinothérapie antithyphique, nous rapportons l’histoire de trois cas de fièvre typhoïde traités en même temps, s(ms succès, par le virus sensibilisé de Besredka.

Dans un cas, il s’agit d’une fièvre typhoïde de moyenne intensité chez un jeune homme de i8 ans, robuste et bien constitué; l'évolution de la maladie ne semble pas avoir été modifiée par l’injection de G centimètres cubes de virus sensibilisé; sa durée a été normale (3o jours environ), et la convalescence a été marquée par une seule rechute dont la durée et la gravité furent sensiblement égales à celles de la première atteinte.

Les deux autres cas concernent un homme de 5i ans, gros mangeur et légèrement obèse, et une nourrice de 3r ans : ces deux malades ont présenté, d’emblée, le tableau clinique d’une fièvre typhoïde grave, et ils ont reçu trois injections de 2 centimètres cubes de virus sensibilisé. La vaccinothérapie a coïncidé, dans ces deux cas, terminés par la mort, avec des manifestations hémorragiques multiples : hémorragies intestinales très abondantes chez l’homme et, chez la femme, taches ecchymotiques au niveau des injections de virus sensibilisé, purpura au niveau du cou et du thorax, épanchements hémorragiques dans le péricarde et la cavité péritonéale; enfin, hémorragie intestinale abondante ayant déterminé la mort.

On est en droit de se demander, s’il s’agit, ici, d’une fièvre typhoïde à forme hemorrairique bée à la gravité de la septicémie éberlhienne et favorisée par des troubles des fonctions hépathiques, ou bien s’il faut admettre que la vaccination anlilyphique a déterminé, chez ces deux derniers malades, des phénomènes anaphylactiques qui ont à leur tour provoqué le processus hémorragique.

Cette dernière hypothèse nous paraît vraisemblable; nous nous garderons toutefois d’émettre une opinion ferme ; seule, une statistique, portant sur un très grand nombre de cas de fièvre typhoïde traités par la vaccinothérapie, permettrait d’apprécier l’influence de cette médication sur les complications hémorragiques de la fièvre typhoïde.

l’électrolyse.

Note, en collaboration avec M. le professeur Marie, sur un cas de nœvus de la lèvre supérieure, chez un enfant de i4 mois, traité avec succès par Télectrolyse.

De remploi de l’éther et des pansements adhésifs dans le traitement des plaies.

(cxxxvii.)

Chargé depuis le début de la guerre d’un service médico-chirurgical dans l’un des hôpitaux auxiliaires de Toulouse, nous avons eu l’occasion d’employer la plupart des antiseptiques, successivement préconisés dans le traitement des plaies et des blessures accidentelles.

dans la plaie des microbes venu$ poser au développement des microbes y existant déjà.

extrêmement rapide comme le montrent de nombreux clichés photographiques recueillis dans notre service.

Nous avons exprimé le vœu que les emplâtres adhésifs, déjà introduits dans la nomenclature du service de santé militaire, soient plus fréquemment employés à l’avenir et qu’ils fassent partie du pansement individuel du soldat ou tout au moins de la irousse.de tous les infir-

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