HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE
Difficultés d'interprétation des lésions épithéliales constatées sur les reins prélevés aux autopsies.
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Tout ce que nous venons dé dire sur les altérations cadavériques des reins montre la difficulté de décrire les lésions épithéliales qui existaient'pendant la vie, en se basant sur l’examen histologique du rein prélevé'vingt-quatre heures après la mort. A. notre avis, beaucoup des
lésions décrites sous le nom d’abrasion cellulaire, boules hyalines, exsédats albumineux, etc., sont des altérations cadavériques.
Il faut donc être très réservé dans l’interprétation des altérations épithéliales du rein, d’autant plus que si l’on examine systématiquement les reins de tous les malades dont on fait l’autopsie, on trouve toujours l’épithélium rénal altéré, quelle que soit la maladie qui ait entraîné la mo'fi, et ces altérations constantes et souvent très marquées forment un contraste avec les lésions relativement minimes que nous avons notées dans les cas que nous allons étudier, et où il y avait une affection rénale, des plus manifestes.
Des reins atteints de pyélo-néphrite suppurée et enlevés chirurgicalement pour cette raison ont été mis directement dans le liquide conservateur aussitôt, après leur ablation pour être fixés et inclus selon la méthode plus haut décrite. Nous avons été frappé par ce fait que les lésions des épithéliums paraissent beaucoup moins marquées que dans les reins enlevés vingt-quatre heures après la mort, alors même que ces reins provenaient de sujets ayant succombé à une affection qui ne retentit pas sur ïe rein.
Ce qui domine surtout dans ces cas de pyélo-néphrite suppurée, c’est l’infiltration leucocytaire péri-tubulaire ; mais en ce qui concerne les épithéliums, ils sont souvent conservés dans leur forme normale, ayant
bon constatable est habituellement une diminution très notable des granulations protoplasmiques, constituant ce que nous appellerons plus loin la cytolyse péri-nucléaire. Ces altérations, minimes en apparence,
parmi les substances qui lèsent les reins des animaux auxquels on les injecte, les unes sont directement, les autres indirectement loxiques.|j
Prenons pour exemple le sublimé ou l’acide chromique : ajoutés même à très faible dose à la solution réno-conservatrice, ils causent des lésions très accentuées de l’épithélium des tubes contournés; on peut donc dire que ces substances sont directement toxiques pour le rein.
Les résultats obtenus sont tout différents si nous prenons la toxine diphtérique : on sait que son injection sous-cutanée ou intra-vasculaire,, aux animaux produit des lésions rénales très marquées. Or nous avons puconstater que l’adjonction de celle toxim è 1 ol o rén on e va-i trice ne détermine pas de lésions rénales, pourvu que le point cryoscopiqué de la solution reste à — 0“78. Nous avons donc là un exemple de ' substance indirectement toxique pour le rein.
nom de poisons ou de sérums néphro-toxiques à ceux-là seuls qui ont
tion et nous allons voir les notions de physiologie pathologique qu’elle nous a permis de préciser.