PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE
Sérums néphrotoxiques. (N
analogue à celle que l’on observe à la suiie de.l’injeetjon d’eau,aaiée, qui peut, dans certaines conditions, produire de l'albuminurie des lésions rénales.
Au contraire, l’action des sérums préparés expérimentalement,pss injection d’émulsion rénale est véritablement toxique pour le rein, e: la démonstration que nous en avons donnée par notre procédé, diâtuds in vitro nous semble trancher d’une façon définitive la question epçijïq discutée des sérums néphrotoxiques.
Lésions d’un rein consécutives aux altérations aseptiques ou septiqueB do l'autre rein. (N« «9, 70,) , I a ,l : Æ
Nous avons pratiqué toute une série de. lésions expérimentales, diltft seul rein, chez des chiens, des lapins ou des cobayes (ligature undatérale de l’uretère, de l’artère rénale ou de tout le pédicule; traumatismes.
montrer qu’un seul rein lésé peut — de ce fait • produire non seule,) ment des troubles de fonctionnement de. l'autre. rein, (ce que le profesi seur Guyon avait déjà prouvé), mais aussi des. lésions tou jours
La pathogéniq de ces ,lésions est facile S Çomprend,re,gtâce.iè DUS) expériences sur la toxicité de la substance rénale, Prenons comme,
nières il faut encore séparer les néphrites toxiques (que la substance toxique Soit un poison ou une toxine microbienne) d’avec les infections suppurées du rein.
Nous n”insisterons pas sur les cas de néphrite ascendante que nous avons relevés : ils sont de constatation banale. En revanche nous n’avons jamais vu un seul cas de néphrite toxique qui ne fût bilatérale : les lésions trouvées à l'autopsié, dans les faits de ce genre, non seulement siégeaient des deux côtés, mais encore avaient une intensité sensiblement égale sur l’un et l’autre rein.
Les lésions rénales suppuratives dues à une infection sanguine peuvent au contraire être unilatérales, et nous avons observé trois cas de ce genre (fièvre typhoïde, staphylococcie, pneumococcie). La physiologie pathologique nous explique d’ailleurs facilement cette différence entre
décrirons plus
SÉMÉIOLOGIE
Épreuve du bleu de méthylène et perméabilité rénale.
Nous n’insisterons pas très longuement sur l’ensemble des travaux que nous avons publiés sur l’épreuve du bleu de méthylène, car celle épreuve est devenue classique à l’heure actuelle et se trouve décrite avec détails dans tous les traités classiques au point de vue de sa technique et de ses applications.
Rappelons cependant qu’en 1897, lorsque avec M. Achard nous avons publié nos premiers travaux sur la question, les moyens d’apprécier les fonctions rénales se bornaient à l’examen chimique et physique des urines et à; l’étude de leur toxicité. Notre méthode eut le mérite de constituer la première tentative pratique pour apprécier plus directement les fonctions rénales : elle devait être complétée ultérieurement par d’autres procédés et en particulier par l’étude cryoscopique des urines qui sont venus confirmer, dans leurs grandes lignes, les résultés que nous avions signalés.
Nous rappellerons brièvement en quoi consiste l’épreuve du bleu de méthylène, d’ailleurs des plus simples; il suffît, en effet, d’injeçteçau malade 1 centimètre cube d’une solution de bleu de méthylène à î/20, et de surveiller la durée, le rythme et la quantité de l'élimination.JM
Quant aux renseignements que l’on doit demander à cette épreuve, ils. sont basés sur les constatations cliniques, anatomo-pathologiques et expérimentales que nous avons faites ; nous résumions de la façon suivante ces notions, dans notre propre thèse :
Le bleu de méthylène injecté sous la peau d’un sujet même normaj,, est toujours — du moins pour les doses habituelles — réduit par le sang et transformé en un leucodérivé. C’est le rein qui se charge ensuitfyjle : transformer en substance colorante ce dérivé incolore du bleu. L’éjioj^nation de la matière colorante par l’urine est uniquement facteur de. l’état anatomique ou fonctionnel du rein, et jamais de l’activité réductrice des humeurs. Si la substance colorante n’est pas éliminée en nature,. mais sous forme de chromogène ; si elle ne colore pas l’urine dans les délais normaux, ou avec son rythme habituel : c’est le rein, seuig$J^ faut incriminer.
L’expérimentation, la clinique et l’anatomie pathologique nou§ oot appris que l’élimination retardée, lente et prolongée indique un trouve, fonctionnel ou une altération des glomérules et des vaissaux. Le passage
lésion rénale; il s'agit là de troubles fonctionnels et passagers dont nous croyons avoir bien démontré l’existence. C’est encore l’épreuve dm : bleu de méthylène qui a contribué à mettre en relief ce point essentiel de la pathogénie des urémies tant aiguës que chroniques, à savoir que l’imperméabilité rénale n’était qu’un des nombreux facteurs quieconr courent à la production de l’urémie. C’est lui qui donné au syndrome; sa signature pathogénique, mais quelquefois il peut cliniquement passer au second plan.
Au point de vue clinique, l’épreuve est un excellent moyen dé diagnostic des néphrites interstitielles latentes ou masquées par une cardiopathie. Elle permet aussi d’interpréter la valeur pronostique des différents types d’albuminurie, de surveiller l’évolution des lésions de la néphrite aiguë et des congestions rénales survenues au cours des maladies infectieuses. Si les troubles de la perméabilité rénale persistent longtemps après le début de la convalescence, on doit: même, en
relard dans l’apparition du bleu, on pourra [encore permettre un régime lacté mitigé; que si, au contraire, le retard et la prolongation sont associés, on doit redouter l’apparition de l’urémie pour la moindre cause d’intoxication surajoutée et surveiller par conséquent de très près le
Ces conclusions que nous tirions dans notre thèse, d’un très grand nombre de constatations anatomiques, cliniques et expérimentales, ont
été confirmées par un très grand nombre de médecins français et étrangers qu’il nous est impossible de citer ici. Rappelons cependant que nous avons publié avec X. Bender une revue générale sur « l’épreuve
la néphrite interstitielle qui, fréquemment, dans sa forme latente, peut passer inaperçue. Quant à sa valeur pronostique, elle se tire de la possibilité que l’on a, par celle méthode, de se faire une idée de la profondeur et de l’élection du processus pathologique rénal ».