PATHOLOGIE HUMAINE
Congestion atrophique du foie. (N° 77.)
toliques dont nous avons pu faire l’autopsie, et dont le foie était nettement diminué de volume, quoiqu’il présentât tous les caractères histologiques de la congestion passive simple du foie, sans adjonction d'aacun élément de sclérose.
Eo nous appuyant sur d’autres faits cliniques dans lesquel le foie congestionné fut d’abord hypertrophié puis atrophié, nous sommes arrivés à cette conclusion, que la diminution de volume est due à la disparition progressive des cellules hépatiques. Cette hypothèse est confirmée par ce fait que les malades succombent souvent avec tous les signes de l’insuffisance hépatique; d’autres part, l’examen histologique nous a montré que dans ces foies congestionnés et atrophiés, les cellules hépatiques sont réduites à leur plus simple expression, les
Cirrhoses biliaires. (N« 39, 64.)
Avec M. Parmentier, nous avons publié une observation typique d’ostéo-arthropathie et d’arthrites survenues chez un malade atteint, js cirrhose hypertrophique biliaire (n° 64), et, après avoir éliminé ht possi-
que les doigts hippocratiques d’une part, les arthrites d'aqtqé pirH étaient bien sous la dépendance de la cirrhose biliaire.
Nous avons émis au sujet de cette observation la théorie queçés accidents étaient causés par l’angiocholite chronique et. ses conséquences. A notre avis, l’altération humorale due à la présence dans le sang des pigments et des acides biliaires joints aux substances nqçjjes
expliquera production de cette ostéo-arthropathie que l’on pourrait appeler biliaire, par opposition à l’ostéo-arthropathie pneumique.Ç Avec le professeur Gilbert (n° 39), nous avons mis en relief l’existence d’un type spécial de cirrhose biliaire que l’on peut nommer microsplénique, car il est caractérisé par ce fait essentiel que la raje est atrophiée ou tout au moins n’est pas augmentée de volume, rnjilgré l’existence d’une cirrhose hypertrophique avec ictère chronique Des deux cas que nous avons publiés, l’un fut suivi d’autopsié et montra une hypertrophie hépatique considérable avec lésions macroscopiques et histologiques de cirrhose biliaire et atrophie scléreuse de la rate. Cette forme parait se développer plus particulièrement dansrâg^mu' et même dans la vieillesse, et, en raison de l’âge des malades et de l’absence d’hypertrophie splénique, on serait tenté de croire, — si l’o»
façon de voir et nous fait l’honneur « d'utiliser largement notre tra-
Nous avons d’ailleurs repris et complété nos idées sur ce sujet en collaboration avec MM. Gilbert et P. Lereboullet. Après avoir montré que, pour qu’il y oit infiltration pigmentaire, il faut que la cellule hépatique soit saine ou en état d’hyperfonctionnement ; et que, d’autre part, la cellule infiltrée n’est pas en état d’insuffisance, nous en sommes arrivés à considérer que, dans les cirrhoses pigmentaires, le diabète est dé 0 l’hyperactivité de la cellule hépatique.
Nous avons, à ce propos, rappelé le chiffre élevé de la glycosurie et de l’azoturie dans la plupart des cas publiés. Nous avons montré que, chez nos malades, les signes habituels de l’insuffisance hépatique faisaient défaut et que même, au contraire, il y avait hyperazoturie ; nous avons signalé les résultats de la glycosurie alimentaire dans laquelle le foie semble arrêter le sucre pour ne le restituer que graduellement et tardivement; enfin, nous avons noté l’augmentation de la glycosurie sous l’influence de l’extrait hépatique. Toutes ces constatations plaident en faveur de l’hyperhépatie ; elles démontrent, en effet, l’exagération des diverses fonctions du foie qui, dans ces cas, va parallèlement avec l’hypertrophie de l’organe.
Pyléphlébite oblitérante. (N- 23, 29.)
Dans le second cas, les phénomènes se sont déroulés comme s’il avait eu ligature brusque de la veine porte.
Avec le professeur Gilbert, nous avons attiré l’attention sur une série de points intéressants de l’histoire des ictères.
Nous avons utilisé en clinique le procédé de Salkowski, qui nous permis d’arriver à des conclusions plus rigoureuses sur le pouvoir lino torial des pigments biliaires normaux et anormaux.