‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 12 sur 12 · ÉTUDES MÉDICO-HISTORIQUES · texte numérisé non relu

ÉTUDES MÉDICO-HISTORIQUES

Clermont,

» psychose pposent, se

mélancolie,

m’occupe ; aliéniste,

L’émotivité du poète est cette faculté de vibrer aux sentiments, aux idées, aux spectacles de la nature, au contact de tous les êtres animés;, cette vibration, Byron l’avait au plus haut degré, et de lui Lamartine a pu dire: c’est une « vibration de la fibre humaine aussi forte que le cœur de l’homme peut la supporter sans se rompre ». C’est cette émotivité qui, de l’imagination passive, simple évocation des souvenirs, fait une faculté vraiment créatrice. Le poète est un créateur; quand il croit dépeindre, il transfigure; quand il croit décrire, il transpose; quand il croit traduire,

En faisant dériver le mot poète de « poiein », créer, qui est l’attribut de la divinité, les Grecs lui ont reconnu un caractère divin. Il est bien « l’enfant déchu d’une race divine ».

Il ÿ a de la création dans toute pensée poétique, qu’elle s’exprime en . prose ou en vers, ou simplement dans la rêverie du plus humble, la poésie étant « l’épanchement du rêve dans la réalité. » (G, de Nerval).

Du poète comme du soleil, on peut dire avec celui qui fut aussi un grand poète: « Sans lui, les choses ne seraient que ce qu’elles sont », et

fut Byron. L’œuvre du poète, même lorsqu’il s’agit, comme c’est le cas, d’un poète lyrique qui extériorise dans ses poèmes sa personnalité tout entière avec ses beautés et ses laideurs, n’est pas une source certaine à laquelle on peut puiser; le poète exagère, et lorsqu’il s’agit de Byron, cette exagération est une véritable pose. Cette pose, on la retrouve dans la correspondance et dans les fragments du journal que Thomas Moore a publiés; néanmoins, certains éléments recueillis dans ces documents sont précieux; précieuses aussi les opinions des contemporains si l’on fait

l’utilité de ses ordonnances (Fontaine) ». M. Pallu acceptait volontiers la discussion de ses diagnostics et de sa thérapeutique, car à Pôrt-Royal

comme ailleurs, tout le monde se croyait apte à parler médecine. Lisez l’intéressant Mémoire de du Fossé, l’un des plus brillants élèves des petites écoles; vous y trouverez une importante partie médicale sur laquelle le distingué secrétaire général de la Société d’Histoire de la Médecine, M. Fosseyeux, a fait une intéressante étude; « un tiers de ces Mémoires, nous dira M. Brémond, est un appendice au Codex des bonnes femmes » ; et il ajoute avec humour, « il y a vraiment trop de camomille dans, le jardin de Port-Royal ». De nos jours, pour le plus grand malheur des

Page 1