Recherches expérimentales et cliniques sur l’emploi de
l’ischémie temporaire pendant les opérations. ( Àrch. gênér . de méd ., 1875, 6° série, t, XXV, p. 641, et t. XXVI, pp. 77 et 150.)
en 1874, par la Société de chirurgie, comprend d’abord l’historique de la question et les phases parcourues. Vient.ensuite l’ctude des appareils employés et
parties du corps. Grâce au dynamomètre, nous précisons la tension qu’il est nécessaire de donner, à la bande élastique, 10 à 14 degrés et au tube, 26 à 28 degrés, pour obtenir une ischémie complète. Cette ischémie ne peut être obtenue au même degré a^vec les bandes de toile ou de flanelle, et pour le membre inférieur il est indispensable de joindre h l’action compressive du tissu élastique, la pression plus énergique du tube de caoutchouc. Par l’application prolongée de l’appareil se produit du malaise, de l’anxiété. L’amplitude des mouvements respiratoires est augmentée ainsi que la tension artérielle. Comme phénomènes locaux nous signalons : la coloration cireuse des parties ischémiées et la rougeur qui suit l'enlèvement du tube, la paralysie temporaire des yaisseaux capillaires ainsi que des artères même volumineuses, l’inertie
dans la période c[e .réaction, d’.ûne élévation de la température.
Dans la partie clinique, nous faisons ressortir les avantages delà méthode : perte de sang moindre, suppression des éponges et des aides, facilité d’examen. Mais nous en envisageons aussi les inconvénients et principalement ces hémorrhagies post-opératoires intarissables qui compensent presque l’économie de sang faite pendant l’acte opératoire. En somme, nous concluons que
chirurgien a besoin de distinguer nettement les tissus sains des tissus altérés, dans celles où les gros vaisseaux ne sont pas ouverts.