X.'— ANATOMIE PATHOLOGIQUE
1. — Sur les ruptures de l’aorte. (Gazette méd. de Paris, 1865,
Dans ce travail, qui a pour point de départ un fait observé à l’inlirmerie de l’hôtel des Invalides, nous avons résumé 12 cas publiés avec détails. Nous en avons pu conclure : 1“ que cette lésion est plus Iréquente chez l’homme (10 sur 12), et après quarante et surtout soixante ans (6 sur 12). Elle a pour siège ordinaire la portion péricardique du vaisseau (10 sur 12), très près de son origine. La rupture, de grandeur variable, porte sur des parois déjà malades, " athéromateuses ; elle se fait sous l’influence de l’effort, d’une violence extérieure, ou par une cause inconnue, tantôt en un seul temps, tantôt en deux temps, la tunique celluleuse cedant moins facilement que les autres. De la compression du cœur par le sang, de la perte sanguine elle-même, résulte la mort, d’habitude très rapide si même elle n’est foudroyante. Une douleur pré-sternale intense est le seul signe, signe bien insuffisant du reste, qui puisse faire prévoir cette redoutable lésion.